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Affaires

L’offre de sécurité en hausse, l’archaïsme aussi

Par L'Economiste | Edition N°:1850 Le 09/09/2004 | Partager

. Un effet maximum après le 16 mai. Le secteur emploierait près de 11.000 personnes. Le travail clandestin et les entreprises “sauvages” dans la ligne de mireLe premier salon privé de la sécurité ouvre ses portes aujourd’hui à Casablanca. L’organisateur, Groupe 4 Falck Maroc, explique que l’idée lui est venue suite aux nombreux salons qui ont été organisés jusqu’à présent, mais sans pouvoir atteindre les cibles concernées. Le marché, en croissance palpable à vue d’œil, mais sans chiffres précis, est aujourd’hui tiraillé entre deux sortes d’offres et se caractérise par une atomisation de l’activité, indique Quentin Loontjens, directeur général de l’entreprise organisatrice. L’après-16 mai a été marqué par la naissance de nombreuses petites structures faisant du gardiennage et de l’externalisation en tous genres, pas toujours conformes aux normes en vigueur: sous-déclarations et sous-paiement des salariés, travail clandestin, des prix défiants toute concurrence... Les chiffres de ce secteur ne sont pas disponibles et les tares dont parlent les professionnels ne sont pas sujettes à enquête rigoureuse et scientifique. C’est à peine si deux ou trois opérateurs avancent des chiffres moyens pour marquer la tendance. C’est un secteur encore largement désorganisé. Une cinquantaine de sociétés auraient été sondées l’année dernière pour avoir leur chiffre d’affaires et leur part de marché. Ainsi, selon Groupe 4 Falck Maroc, près de 11.000 personnes sont employées dans la sécurité au Maroc. Les plus gros sont GPS, Groupe 4 Falck Maroc, Jamain Baco, RMO Maroc et Adecco Maroc S.A avec une part de marché totale de près de 50%. Le reste serait partagé entre plusieurs PME, dont certaines naissent et meurent à l’allure d’un champignon. “Il y a eu beaucoup de défaillance dans le secteur”, affirme un opérateur de la place. Mais il n’y a pour le moment aucun moyen de vérifier ces informations : pas de chiffres, pas de suivi chez les ministères ou à la direction de la statistique….. Peu de spécialisationAinsi, au regard du contexte international marqué par un regain du terrorisme (11 septembre 2001 à New York, 16 mai 2003 à Casablanca, 11 mars 2004 à Madrid), nous aurions tendance à penser que le marché de la sécurité a crû d’une façon exponentielle au Maroc. Or, selon les experts interrogés, les attentats du 16 mai, par exemple, ont marqué le début d’une prise de conscience, mais il n’y a pas eu de nouveaux marchés, la majorité des entreprises externalisent depuis longtemps déjà. “Le 16 mai a réveillé les gens. La nécessité, les besoins en sécurité n’ont pas changé, les risques sont restés les mêmes. Les entreprises sont aujourd’hui conscientes qu’elles sont plus vulnérables”, explique le DG de Groupe 4 Falck Maroc. Il y a donc une plus grande prise de conscience. L’entreprise, une filiale de la compagnie danoise du même nom, explique qu’elle est aujourd’hui “la seule société spécialisée dans la sécurité”. “L’homme de sécurité n’est qu’une composante de nos prestations. Elle est loin de suffire. Il faut une technique et une procédure verrouillée pour l’accompagnement”, poursuit Loontjens. Karim Chaqroun, directeur général de GPS, une entreprise marocaine certifiée, renchérit: “c’est un métier très technique qui nécessite de la formation et de l’encadrement. La demande est aujourd’hui tiraillée par des gens qui cassent le marché. Mais les clients sont de plus en plus conscients de cette différence”. Ainsi, les grands groupes, les industries sensibles, comme la pharmacie, les pétroliers…ont un vrai souci sécuritaire et ne tiennent pas uniquement compte du facteur prix, explique l’opérateur. Ce salon qui prévoit des conférences en marge des expositions sera certainement l’occasion de remettre sur le tapis des questions pas encore prises à bras le corps.


Chauprade à l’honneur

Le célèbre géopoliticien français (et chroniqueur pour L’Economiste) est présent aujourd’hui au salon, invité par les organisateurs. Sa présentation portera sur “la géopolitique du terrorisme et de la criminalité”…Une thèse bien connue de nos lecteurs, Aymeric Chauprade ayant souvent écrit dans nos colonnes. Sa position sur le Sahara est également très claire. Il pense qu’historiquement le Sahara est fondamentalement marocain. “Pour une raison simple: la géographie du Maroc est axée sur la circulation Nord-Sud, entre l’Europe et l’Afrique. Détacher le Sahara du Maroc, c’est couper le pays de sa projection vers l’Afrique subsaharienne. C’est donc quelque chose d’antinaturel et d’antihistorique”, avait-il déclaré lors d’une interview accordée à L’Economiste parue dans l’édition du 11 juin dernier. “D’autant plus que le Maroc est dans un état d’esprit d’ouverture puisqu’il parle d’autonomie et de possibilité aux régions d’avoir leurs spécificités locales. Là encore, les Américains et les Espagnols jouent double jeu. Je pense que les Etats-Unis s’intéressent beaucoup plus à l’Algérie, par ce qu’elle a du pétrole, qu’au Maroc”…Des propos tenus il y a un an, mais toujours collés à l’actualité.


Législation et clandestinité

Le temps n’est plus du tout à l’interdiction des vêtements qui ressemblent à des uniformes, comme cela avait été tenté par le ministère de l’Intérieur à la fin des années 90. Au contraire, l’uniforme se glisse partout, même quand il n’y a pas de sécurité.La profession tente néanmoins de s’organiser depuis plus d’une année. Mais le projet de Code de déontologie traîne toujours. Selon quelques opérateurs, les désaccords persistent entre les membres de l’association, “chacun ayant ses priorités”. Quant à une législation pour régir précisément la profession et la prémunir de pratiques abusives, l’idée d’un projet germe au gouvernement, mais elle n’est pas vraiment une priorité pour forcer le pas. Pourtant, le besoin d’une législation forte, en l’occurrence sous forme de convention collective, est pressant, selon les industriels interrogés. Le travail clandestin est également dans la ligne de mire créant des perturbations du marché, entre l’offre et la demande. - Le personnel de gardiennage n’est pas toujours déclaré, pas toujours payé au SMIG. Les opérateurs tentent d’adopter un code de déontologie, mais les différends prennent toujours le dessus. La protection contre les pratiques abusives ne viendra de toutes façons que par l’adoption d’une législation propre à la profession. Cela n’a pas l’air d’être pour demain M.Kd

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