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Economie

Tourisme/Méditerranée
5% de croissance des arrivées
Entretien avec Etienne Pauchant, président fondateur du META

Par L'Economiste | Edition N°:3422 Le 13/12/2010 | Partager

. Les premières tendances faisaient état de 2%. 301 millions d’arrivées dont plus de 9 millions au MarocIl y a un an, dans les colonnes de L’Economiste, le président fondateur de Mediterranean Travel Association (META) qui regroupe plus d’une trentaines de membres, Etienne Pauchant était critique sur l'état des lieux du tourisme en Méditerranée, mais restait assez confiant quant à l’avenir de cette zone. Son pronostic, au printemps dernier, 5% de croissance des arrivées internationales à destination de la Méditerranée en 2010, alors que la tendance était au mieux évaluée autour de 2%, prêtait à sourire. - L’Economiste: La saison 2010 marque le retour de croissance pour le tourisme. A quoi imputez-vous ce redressement?- Etienne Pauchant: Pourtant l’année a fort mal commencé, asphyxiée par les nuages de cendres de l’Eyjafjöll en mars. Ce qui a entraîné de nombreuses annulations de vacances printanières et retardé la croissance attendue en zone euro, qui ne décollait qu’en avril, jusqu’au pic de l’été, avant de s’effondrer à la rentrée de septembre, suivie d’un mois d’octobre bien meilleur et un mois de novembre encore plus. Sans doute faut-il s’habituer maintenant à une courbe annuelle de croissance tout en gibbosité. Le taux de croissance économique 2010 reste attendu à +1% pour la zone euro et à +1,4% ou plus pour ses deux marchés leaders, en l’occurrence l’Allemagne et la France.- Comment s’est traduit ce revirement de situation?- Ce sont 15 millions d’arrivées de touristes internationaux supplémentaires qui seraient observées cette année en Méditerranée. De quoi oublier la perte de 11,5 millions d’arrivées enregistrée en 2009... - Cette embellie marque aussi une modification d’équilibre entre le Nord et le Sud…- En effet, le cours du baril de pétrole terminera l’année autour de 17% d’augmentation. Ce qui aurait ralenti le nombre de départs internationaux depuis les marchés lointains et à destination de la rive nord méditerranéenne, mais surtout, fait craindre la menace d’une inflation qui revient dans le jeu. Le nombre d’arrivées supplémentaires à destination de cette rive restera sans doute sous la barre des 2% cette année, malgré une nette reprise du tourisme d’affaires. Si en 2000, les neuf marchés du nord méditerranéen représentaient 83,6% des 237 millions d’arrivées, ils ne représenteront plus en 2010 que 68,5% des 301 millions d’arrivées estimées. Pendant la même période (onze années), les marchés de l’Est, du Sud et des Balkans cumulés, passent de 16,3 à 31,5% du nombre des arrivées total. - Comment expliquer aussi que la recette moyenne soit toujours en baisse?- La recette moyenne par personne et par voyage est une nouvelle fois attendue à la baisse en 2010. La crise financière, puis économique, puis sociale et maintenant monétaire, qui a débuté en 2008, n’en est pas l’unique cause. La Méditerranée, qui est la première destination mondiale en volume, ne l’est pas en termes de recette moyenne, largement distancée dans ce domaine par l’Europe non méditerranéenne, les Amériques et l’Asie pacifique. A cette baisse pourrait bien s’ajouter une nouvelle fois le grignotage de sa part de marché. En revanche, la Méditerranée résiste bien lors des années de baisse globale du tourisme et reconquiert des parts de marché, comme en 2001, 2002, 2003, 2007 et 2009. Entre 2000 et 2010, sa part de marché est passée de 34,65 à 32,51%.- A quoi est due cette baisse de la recette moyenne?- Ce n’est pas un effet offre, comme on l’entend parfois, qui est responsable de cette baisse des recettes, ni la diminution de la part de marché. S’il est exact que de nouvelles destinations touristiques apparaissent dans le monde, ou bien s’y consolident, il n’y a aucune relation de cause à effet, ne serait-ce que parce que des commerces vendant des produits comparables, proches de gisements importants de clients, ne se différencient les uns des autres que par l’excellence de leurs services et la diversité des produits proposés…


Des territoires touristiques et après

«La META encourage l’instauration de zones homogènes de destinations en Méditerranée, basées sur la géographie bien entendu, mais aussi sur un patrimoine matériel et immatériel local, qui diffère d’une destination à l’autre». Car, selon Etienne Pauchant, ces zones créeront cette diversité culturelle recherchée, couplée à une durabilité sans faille. En cela, la création par le Maroc de six territoires touristiques (culturel, affaires, balnéaire, sportif, nature, désert) est pertinente. Mais il faudra s’interroger sur la distribution mondiale de ces produits diversifiés, qui ne sont pas une exclusivité marocaine, à construire sur toutes les rives de la Méditerranée et à l’intérieur de ses terres, met-il en garde. Pour cela, il faudra, selon Pauchant, augmenter la qualité du service dans un contexte durable, en utilisant tous les moyens contemporains, notamment les technologies de l’information, pour optimiser la recette moyenne et ainsi conquérir des marchés plus lointains. Propos recueillis par Bachir THIAM

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