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Economie

Chaouia-Ouardigha/Grand Casablanca: Les enjeux d’un regroupement

Par L'Economiste | Edition N°:3422 Le 13/12/2010 | Partager

. Capitaliser sur des atouts complémentaires. Plus de 5 millions d’habitants sur 20.000 km2La région Chaouia-Ouardigha prolonge le Grand Casablanca sur tout son territoire et en étend sa façade atlantique tant au nord qu’au sud. Une opportunité géographique que les deux régions veulent exploiter en commun. Réunies, les deux régions ont une population de plus de 5 millions d’habitants, soit un sixième de la population du Royaume, sur une superficie de près de 20.000 km2. La région de Chaouia-Ouardigha est quinze fois plus étendue que la région du Grand Casablanca (17.700 km2 contre 1.200 km2), mais son territoire est deux fois moins peuplé (1,7 million d’habitants contre 3,6 millions) bien que sa population augmente plus vite (2,1% par an contre 1,2%). La région du Grand Casablanca est donc plus dense (3.000 habitants au km2 contre 100 habitants au km2), sa population est presque exclusivement urbaine alors que celle de la région Chaouia-Ouardigha est à moitié rurale. Mais le regroupement des deux régions donnera une méga-région d’une densité de 300 habitants au km2, soit une meilleure répartition de la population, à un taux d’urbanisation de 77%. Il faut ajouter à cela l’élargissement des possibilités et des opportunités d’accueil dans les espaces libres favorisés par cette alliance, et qui reviennent quasiment aux solutions foncières apportées par la région Chaouia-Ouardigha dans le cadre d’une méga-région. Sur le plan socioéconomique, l’indicateur le plus convaincant sur la force concentrée en la matière par la méga-région reste le classement mondial des localités. Ainsi, si le Grand Casablanca occupe actuellement la 75e place à l’échelle mondiale, l’union entre les deux régions leur permettra de réaliser un saut spectaculaire en se hissant au 42e rang à l’échelle mondiale et en s’adjugeant la 2e place au niveau du monde arabe après le Caire. En ce sens, les atouts économiques du Grand Casablanca à vocation plutôt tertiaire, alliés aux opportunités avantageuses présentées par Chaouia-Ouardigha dans les secteurs notamment industriels et touristiques, en plus de son fort potentiel agricole, ne feront que renforcer le poids économique des deux régions sur le plan aussi bien national qu’international. Par ailleurs, une étude de l’Usaid a mis en avant les aspects de complémentarité entre Chaouia-Ouardigha et le Grand Casablanca dans le cadre du projet de la méga-région. Cependant, cette démarche n’a pas été complétée par une stratégie et un plan d’actions pour concrétiser cette ambition restée depuis lors en suspens. Ainsi, et eu égard aux nouvelles donnes du contexte national actuel marqué par la volonté du Royaume d’œuvrer pour une régionalisation élargie, le rapprochement entre les deux régions est désormais un choix qui s’avère plus que jamais nécessaire. Les questions liées à l’aménagement du territoire, à la maîtrise de l’urbanisation et à la promotion du secteur de la logistique dans les espaces de prolongement naturel du Grand Casablanca vers Chaouia-Ouardigha (couronne du Grand Casablanca) sont parmi les chantiers les plus urgents que cette alliance peut activer. Ces problématiques à l’origine de nombreux dysfonctionnements à ce niveau, tels le surenchérissement du foncier et l’installation de pratiques de spéculations, ne peuvent être traitées convenablement que sur la base d’un schéma directeur d’aménagement et d’urbanisme concerté entre les deux régions. Schéma qui doit tenir compte particulièrement de l’élargissement de la dynamique économique et de l’intensification du mouvement d’urbanisation au niveau de cette zone. D’ailleurs, les études relatives au schéma national d’aménagement du territoire (SNAT), et en particulier au schéma de l’organisation fonctionnelle et d’aménagement (SOFA), ont mis l’accent sur le rôle essentiel de la région Chaouia-Ouardigha et de ses espaces avoisinant le Grand Casablanca. Et cela tant au niveau du développement fonctionnel spatial que du transport de l’aire métropolitaine centrale (AMC) en général, et particulièrement par rapport à la métropole économique via un effet de délocalisation des activités notamment industrielles. L’étude de positionnement industriel et commercial de Chaouia-Ouardigha, lancée en partenariat entre la région et le ministère de l’Industrie, du commerce et des nouvelles technologies, vient conforter ces orientations. Elle a, en effet, pu mettre en exergue de nombreuses opportunités foncières susceptibles d’héberger des pôles industriels et urbains, dont le plus important reste celui de la nouvelle ville de Lakhyayta-Sahel destinée à assurer diverses fonctions (habitat, industrie, commerce, affaires, tourisme, etc.). Et cela, par rapport à son environnement qui la place à une proximité particulière du Grand Casablanca.


Plateformes

Plusieurs espaces ont été identifiés pour le renforcement de la vocation industrielle de la région Chaouia-Ouardigha, dont notamment les extensions programmées au niveau des zones industrielles existantes. Ces mesures permettront de résoudre les problèmes liés à la saturation de ces plateformes d’accueil industrielles, et de créer d’autres opportunités d’installation, en particulier pour les investisseurs désirant étendre leurs activités ou entreprendre des opérations de délocalisation du Grand Casablanca vers Chaouia-Ouardigha. Par conséquent, et compte tenu de cette dynamique, les opérateurs économiques régionaux estiment actuellement qu’il est temps de relancer le projet de la méga-région «Chaouia-Grand Casablanca» en réactivant les canaux de communication et de concertation entre les deux régions dans un cadre de partenariat gagnant-gagnant. Car, la base du projet est déjà construite, et les profits ainsi mis en évidence.De notre correspondant, Abdellah ECHAKHS

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