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Economie

Technologie mobile: La success story africaine
De notre envoyée spéciale à Nairobi, Fatima EL OUAFI

Par L'Economiste | Edition N°:3422 Le 13/12/2010 | Partager

. Le rôle du téléphone mobile dans le développement durable. Des applications qui s’adaptent aux besoins (sanitaire, éducation, agriculture)LA semaine dernière, plus de 200 leaders d’opinions provenant de 25 pays se sont retrouvés au Kenya, dans la vallée touristique de Naivasha (à 200 km de la capitale Nairobi) pour discuter du rôle de l’innovation dans le développement socioéconomique durable en Afrique. L’objectif de ce premier Open innovation summit Afrique (OIAS), organisé les 29 et 30 novembre, est la création d’un environnement propice à l’activité technologique. Pourquoi le sommet s’est-il déroulé au Kenya? L’exemple de ce pays de près de 40 millions d’habitants situé à l’est de l’Afrique est édifiant. En moins de 10 ans, le pays est devenu un véritable pôle technologique après la libéralisation du secteur des télécoms par le président Mwai Kibaki. L’arrivée du téléphone portable fut une vraie réussite et a contribué à moderniser et faciliter de nombreux services sanitaires et sociaux. Parrainée par Nokia, la Banque mondiale/InfoDev et Capgemini, la rencontre(1) s’est articulée autour des thèmes «Ecosystème innovant en Afrique: l’innovation propice au développement socio-économique durable», «Les nouveaux modèles d’affaires pour servir les pauvres: construire des success stories africaines», «Le capital humain-l’éducation pour tous: développer des compétences grâce à la technologie». L’idée était de générer des idées pratiques et des recommandations pour les spécialistes des politiques publiques, les recherches, les entrepreneurs, les experts en TIC et les bailleurs de fonds pour un impact social positif. L’Afrique offre, dans ce sens, un énorme potentiel. De nombreux pays dans le continent affichent une bonne croissance économique. Certains pays connaissent une hausse du PIB jusqu’à 12% par an. Ceci grâce aux nombreux investissements et un climat des affaires des plus attrayants. De plus, l’installation de câbles sous-marins reliant l’Afrique au reste du monde a contribué à l’augmentation des bandes passantes disponibles à des prix sensiblement réduits. Le continent est aussi moins dépendant des satellites et les tarifs des communications ont sensiblement chuté. «Résultat, l’information est devenue accessible au plus grand nombre», affirme Purmina Kochikar, vice-présidente-responsable de la stratégie chez Nokia. En charge des possibilités de croissance avec les développeurs de Nokia, elle a été reconnue pour sa contribution à l’entreprise de messagerie mobile. Purmina Kochikar ajoute que ce sont là «des opportunités pour les jeunes pour se faire entendre, de participer au développement par l’information, le partage des idées et l’esprit de l’entreprise». Et surtout, de développer de véritables success stories. Elle ajoute que la technologie doit être au service du citoyen et de la société. La téléphonie mobile permet de développer des programmes sanitaires, de promouvoir l’éducation ou aider les paysans africains à vendre leur production. Elle peut aussi servir à rapprocher l’administration du citoyen. A titre d’exemple, Nokia a développé une application qui permet, dans les zones reculées de l’Afrique, de procéder aux inscriptions aux fichiers régionaux et nationaux d’état civil (naissance, décès, etc.) à distance. Par ailleurs, la technologie mobile propose aujourd’hui des solutions mobiles pour combler les déficits en matière d’éducation. A ce niveau, l’Afrique est toujours en retard: on y compte 32 millions d’enfants non scolarisés et 59 % n’auront jamais l’opportunité d’y aller. Le continent a besoin de 2,4 millions d’enseignants d’ici 2015. Un besoin que l’on pourra combler, selon Bob Day -chercheur et DG de l’entreprise sud-africaine Non Zero Sum Network - en formant les professeurs au moyen de méthodes innovantes d’apprentissage. Une démarche qui s’inscrit dans le projet mondial «L’éducation pour tous». La téléphonie mobile peut, en effet, proposer des cours particuliers, des vidéos pédagogiques portant sur de nombreux domaines. De nombreuses initiatives ont été menées avec succès dans un grand nombre de pays d’Afrique subsaharienne et en Afrique du Sud. Dans le domaine de l’agriculture, le mobile informe les agriculteurs sur les prix des céréales et leur évite de passer par les intermédiaires qui serrent les marges. Au Kenya, les fermiers utilisent le réseau DrumNet pour connaître les prix du marché. En clair, en aidant les utilisateurs à rester connectés entre eux, la téléphonie mobile offre une autonomie certaine et permet de développer les revenus et, in fine, lutter contre la pauvreté.----------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------(1) Les débats ont été ouverts par Bitange Ndemo, ministre kenyan de l’information et de la communication.


Ecosystèmes pour l’innovation

LES participants au Sommet ont abordé la question des écosystèmes pour l’innovation. «Les gens et les communautés sont innovants par nature mais une grande partie de cet esprit d’innovation est perdue si l’environnement extérieur n’est pas propice à cultiver les capacités humaines nécessaires ou à soutenir les innovateurs et les entrepreneurs», est-il indiqué. Aussi le défi aujourd’hui est de mettre en place des stratégies pour encourager l’innovation. C’est le rôle des gouvernements, des milieux universitaires et du secteur privé. C’est certain la diffusion de la technologie et de l’information créent un environnement favorable aussi bien pour les administrations que pour les entreprises. Un environnement qui les oblige à se tourner vers leurs clients et à s’adapter à un contexte en mutation continue.

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