×L'Editorialjustice régions Dossiers Société Culture Brèves International Brèves internationales Courrier des Lecteurs LE CERCLE DES EXPERTS Documents Lois à polémiques Docs de L'Economiste prix-de-la-recherche Prix de L'Economiste Perspective 7,7 Milliards by SparkNews Earth Beats Solutions & Co Impact Journalism Day cop22Spécial Cop22 Communication Financière

×

Message d'erreur

  • Notice : Undefined variable: user dans eco7_vf_preprocess_page() (ligne 1236 dans /home/leconomi/public_html/sites/all/themes/eco7_vf/template.php).
  • Notice : Trying to get property of non-object dans eco7_vf_preprocess_page() (ligne 1236 dans /home/leconomi/public_html/sites/all/themes/eco7_vf/template.php).
  • Notice : Undefined index: visite dans eco7_vf_preprocess_page() (ligne 1246 dans /home/leconomi/public_html/sites/all/themes/eco7_vf/template.php).
  • Notice : Undefined index: visite dans eco7_vf_preprocess_page() (ligne 1250 dans /home/leconomi/public_html/sites/all/themes/eco7_vf/template.php).
Economie

Souss-Massa-Draâ
L’anarchie des forages de puits

Par L'Economiste | Edition N°:3264 Le 28/04/2010 | Partager

. 2.000 puits autorisés sur 17.000. 76 machines de forage saisies par la police des eaux. Près de 900 PV d’infraction émisPour les forages de puits dans la région du Souss-Massa-Draâ (SMD), la loi 10/95 applicable partout au Maroc est claire. Elle prévoit l’octroi de deux autorisations aux demandeurs. L’Agence du bassin hydraulique du SMD donne l’autorisation de creusement, et l’Office régional de mise en valeur agricole (ORMVA), l’autorisation de prélèvement lorsque celui-ci se fait à l’intérieur de sa zone d’activité. Une responsabilité partagée donc. Dans le périmètre urbain, la commune urbaine peut aussi émettre un avis que les responsables de l’agence peuvent accepter ou refuser selon les cas. Par ailleurs, à l’extérieur de la zone d’activité de l’office, il y a toujours deux autorisations, mais délivrées par l’Agence du bassin hydraulique. La réglementation est on ne peut plus précise là-dessus.Seulement, dans la pratique peu d’usagers respectent cette loi. Ainsi, dans la région du Souss-Massa-Draâ, sur les 17.000 puits existants, seulement 2.000 ont été autorisés. De petites entreprises de forage n’hésitent pas à travailler clandestinement sans aucune autorisation, participant ainsi au détournement illégal des ressources hydriques. Constituées en réseau, ces «entités» répondent aux demandes motivées par le manque de ressources en eau à cause de la sécheresse et par le besoin de sauver les récoltes. Conséquence: une véritable anarchie s’est installée. Un véritable scandale dans lequel sont impliqués différents acteurs dont les autorités locales, les conseils élus, les associations professionnelles…Pourtant, et soucieux de la préservation et du développement des ressources hydriques du Souss, les pouvoirs publics avaient initié une convention-cadre qui a été signée en 2007. Elle s’articule principalement autour de la recherche de ressources alternatives, de la valorisation de l’eau et de l’interdiction de forages de nouveaux puits à part dans le cas de l’obtention des autorisations nécessaires. Les cas qui peuvent être étudiés, entre autres, concernent l’approfondissement d’un forage ou le remplacement d’un autre fermé. Pour assurer le contrôle et faire respecter la loi, une police des eaux a même été créée. Depuis le début de son activité, elle a saisi et mis à la fourrière 76 machines de forage, sondes et compresseurs. Elle a aussi dressé quelque 900 PV d’infraction, sachant que pour un PV, il faut payer au tribunal 20.000 DH. Sont ainsi punis par la loi et le propriétaire et l’entreprise qui procède aux travaux de forage illégal. «L’objectif des instances régionales est de combattre le creusement illicite et de sauvegarder l’existant», précise un responsable de l’Agence du bassin hydraulique.La loi 10/95 stipule dans son article 38 que «le seuil de prélèvement d’eau dans la nappe souterraine est fixé pour chaque zone sur toute l’étendue de la nappe par arrêté du ministre chargé de l’Equipement sur proposition du directeur de l’Agence du bassin hydraulique concernée, basée sur une étude technique relative notamment aux aspects hydrologiques et hydrogéologiques de la nappe, aux utilisations des eaux de la nappe et à la qualité de ces eaux». Grâce aux pluies que la région du Souss a enregistrées cette année, la nappe phréatique a remonté de deux mètres jusqu’à trente mètres par endroits, mais c’est provisoire. En effet, il faudrait plusieurs années de pluies pour qu’elle remonte de manière durable. Il faut notamment signaler que les arrêts de pompage durant la période allant de décembre à février ont permis d’économiser près de 200 millions de m3.


Procédure

Depuis 1998, une possibilité est offerte. Elle consiste à régulariser la situation des utilisateurs qui doivent déclarer les points d’eau existants pour bénéficier des autorisations nécessaires. Mais peu de gens se sont manifestés. Un délai supplémentaire de trois ans, sur la période 2009/ 2011, a été accordé, mais la mise en application d’une circulaire claire demande encore réflexion. La procédure est difficile à maîtriser surtout que des usagers peuvent déclarer des puits construits récemment comme étant creusés de longue date.De notre correspondante, Fatiha NAKHLI

  • SUIVEZ-NOUS:

  1. CONTACT

    +212 522 95 36 00
    abonnement@leconomiste.com
    mareaction@leconomiste.com
    redaction@leconomiste.com
    publicite@leconomiste.com
    communication@leconomiste.com

    70, Bd Al Massira Khadra
    Casablanca, Maroc

  • Assabah
  • Atlantic Radio
  • Eco-Medias
  • Ecoprint
  • Esjc