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Economie

Pénurie organisée sur les cigarettes importées!

Par L'Economiste | Edition N°:3422 Le 13/12/2010 | Partager

. Ruptures, mais aussi rétention de stocks chez des buralistes. Anticipation d’une hausse des prix en janvier 2011. Japan Tobacco, British American Tobacco… De nouveaux entrantsLa fin imminente du monopole sur la distribution du tabac manufacturé perturbe l’approvisionnement des débitants. En effet, le marché du tabac traverse de sérieuses perturbations ces derniers mois. A Casablanca, il faut entre 4 à 5 points de vente pour trouver un paquet de Marlboro. Les buralistes sont moins alimentés qu’auparavant et les présentoirs sont quasi vides. De nombreux buralistes sont en rupture partielle, voire totale, de stocks sur certaines marques importées. Ils sont confrontés aussi au rationnement des dotations pratiqué par le fournisseur unique, Imperial Tobacco-Altadis Maroc. Ceci étant, des petits malins profitent de la situation pour spéculer sur une hausse des prix en janvier, en pratiquant la rétention de la marchandise.Parmi les marques ayant connu des ruptures provisoires ou chroniques ces derniers temps, figurent Camel, Winston Light, Marlboro rouge ou encore des gammes de cigares et de cigarillos très prisées sur le marché… «Nous avons des projets et une politique commerciale qui veut que l’on développe les marques qui se vendent le plus. Il ne faut pas perdre de vue que nos produits sont périssables», explique-t-on auprès du fabricant.A l’origine de cette situation, plusieurs explications sont avancées. De sources concordantes, les buralistes attribuent les nombreuses ruptures à «des augmentations imminentes de prix qui devraient entrer en vigueur fin 2010 ou début 2011 au plus tard». Le rationnement des livraisons en petites quantités plaide en faveur de cette piste. «Lorsque je demande 10 ou 20 cartouches, je n’obtiens que 5», se plaint un gros débitant à Casablanca.L’arrivée du marquage fiscal, prévu pour début janvier pour le tabac, corrobore encore plus l’option de la révision des prix à la hausse. Le fabricant pourrait répercuter les surcoûts de timbres sur les ventes. L’on parle d’une hausse de 1 à 1,50 DH sur les Marlboro, Winston, Camel…L’autre explication, encore plus vraisemblable cette fois-ci, réside dans le scénario de l’arrivée de nouveaux entrants sur le marché de l’importation et la distribution du tabac dès le 1er janvier 2011. Cette reconfiguration du marché intervient dans un contexte marqué par la fin du monopole dans l’importation et la distribution de tabac manufacturé. Jusque-là, la gestion et approvisionnement des buralistes sont assurés en exclusivité par Imperial Tobacco- Altadis. A partir du 1er janvier, ce monopole dans la distribution va prendre fin. Ce qui suppose que de nouvelles conditions légales de distribution (réseau/marché) seront fixées par l’Etat. Valeur aujourd’hui, le nombre de débitants est estimé à plus de 20.000 au Maroc. Sur ce registre de nouvelles conditions de distribution, tout un dispositif est en cours de finalisation auprès de l’Administration des Finances. La direction des entreprises publiques et de la privatisation relevant des Finances planche sur les modalités d’accompagnement du marché du tabac suite à la fin du monopole dans la distribution. Un nouveau décret devra fixer les conditions de débit. Le texte sera bientôt rendu public. Autrement dit, de nouveaux distributeurs investiront bientôt le marché. Parmi les nouveaux entrants en lice, figurent des fabricants de renom tels que Japan Tobacco International (JTI) ou encore British American Tobacco (BAT). Et c’est Japan Tobacco International qui devrait distribuer la marque Winston au Maroc à partir de début 2011. Ce qui explique les réductions des stocks entamées auprès d’Imperial Tobacco et les ruptures actuelles. Car finalement, Japan Tobacco, qui voudrait distribuer tout seul ses produits, deviendra un concurrent direct d’Altadis sur plusieurs produits.


Compétition aussi sur le cigare

Les amateurs de cigares se plaignent à leur tour d’une rareté de l’offre sur le marché. De mois en mois, la diversification de l’offre se réduit comme une peau de chagrin. Là aussi, les distributeurs de marques prestigieuses, cubaines en l’occurrence, telles que Habanos, se plaignent de ruptures dans la chaîne d’approvisionnement. Pourtant, au départ, Altadis avait misé sur ce segment avec le pari de «démocratiser» ce type de tabac réputé être un signe extérieur de richesse. Sur ce type de produits également, l’on annonce l’arrivée de nouveaux entrants et le développement de réseaux de distribution agréés. Amin RBOUB

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