×L'Editorialjustice régions Dossiers Compétences & RH Société Brèves International Brèves internationales Courrier des Lecteurs LE CERCLE DES EXPERTS Documents Lois à polémiques Docs de L'Economiste prix-de-la-recherche Prix de L'Economiste Perspective 7,7 Milliards by SparkNews Earth Beats Solutions & Co Impact Journalism Day cop22Spécial Cop22 Communication Financière

Economie

Inondations
La gestion locale pointée du doigt

Par L'Economiste | Edition N°:3416 Le 02/12/2010 | Partager

. Penser à un schéma directeur du sous-sol. Revoir le mode de gestion de l’assainissement liquide«Sajid, où es-tu, viens voir ce que Lydec a fait?». Ce sexagénaire n’a pas arrêté de crier sa colère, mardi matin, à l’entrée sud de Casablanca. Il était parmi les dizaines d’automobilistes coincés au niveau de Sidi Messaoud, ne pouvant ni avancer vers la métropole ni faire demi-tour pour rebrousser chemin vers l’autoroute Casablanca-Marrakech. Il n’était pas le seul d’ailleurs à pointer directement et franchement du doigt Mohamed Sajid et Lydec. Le premier en tant qu’élu, président du conseil de la ville de Casablanca, la seconde parce qu’elle est en charge de l’assainissement liquide dans cette ville. Le premier est resté injoignable, sauf pour les caméras de la télévision. Chez Lydec, un communiqué, enfin, pour annoncer qu’«au 1er décembre à 11h 00, sur les 4.600 postes de distribution électrique gérés par Lydec, 153 sont hors service et font l’objet d’intervention». Pour rappel, de fortes pluies avoisinant 200 mm se sont abattues depuis lundi soir sur la métropole provoquant, du coup, des inondations au niveau de plusieurs artères et une panique générale. Au vu de l’ampleur de la catastrophe, les pouvoirs publics ont essayé tant bien que mal d’atténuer les effets de ces précipitations. Mais, dans cette situation, l’adage «il vaut mieux tard que jamais» n’est plus de mise. L’assainissement liquide de Casablanca aurait dû faire l’objet d’une plus grande attention et cela bien avant que n’arrivent ces inondations. Maintenant que le mal est déjà fait, quelles leçons peut-on en tirer quand même? Selon un élu, membre du bureau du conseil de la ville, «la plus grande et importante priorité, pour le moment, est de penser à un schéma directeur pour le sous-sol de Casablanca». «La métropole s’agrandit de jour en jour tout autant que sa population. Il est donc évident que ses infrastructures actuelles ne peuvent supporter plus de pression», ajoute-t-il dans une déclaration à L ’Economiste. Le schéma directeur en question concernerait les 40 ou 50 prochaines années. «On est tous conscients de la gravité du problème, surtout si l’on prend également en compte que la métropole a été édifiée sur un oued qui présente une menace quotidienne. Une rivière retrouve toujours son lit au-delà d’une certaine pression. Et oued Bouskoura passe sous Casablanca», poursuit-il. D’accord, mais seulement un schéma directeur coûterait beaucoup d’argent. La ville ne peut en supporter seule le financement et la réalisation. Pour notre interlocuteur, ce qui vient de se passer mardi à Casablanca doit interpeller les pouvoirs publics aux plus hauts niveaux. «Les inondations de mardi dernier ne sont plus l’affaire uniquement de la métropole, mais de tout le pays», souligne-t-il. «La capitale économique paralysée, c’est tout le Maroc qui le devient et on a pu s’en rendre compte ce mardi», ajoute notre interlocuteur. Ce dernier reconnaît au passage que «les infrastructures de Casablanca sont défectueuses et l’on doit y remédier, avec une vision large et réaliste pour doter la métropole d’autres capables de supporter les fortes précipitations». Toutefois, «c’est une tâche difficile à réaliser par le seul conseil de la ville et qui ne peut l’être que dans le cadre de partenariats notamment avec l’Etat», estime-t-il. Surtout que plus de 60 % des activités du pays sont concentrées à Casablanca où circulent près d’un million de véhicules (40% du parc automobile du Royaume).Mardi dernier, les infrastructures ont montré leurs limites. Que faut-il de plus pour que les responsables prennent les décisions qui s’imposent: revoir de fond en comble tout le système de gestion de l’assainissement liquide.Jamal Eddine HERRADI

  • SUIVEZ-NOUS:

  1. CONTACT

    +212 522 95 36 00
    abonnement@leconomiste.com
    mareaction@leconomiste.com
    redaction@leconomiste.com
    publicite@leconomiste.com
    communication@leconomiste.com

    70, Bd Al Massira Khadra
    Casablanca, Maroc

  • Assabah
  • Atlantic Radio
  • Eco-Medias
  • Ecoprint
  • Esjc