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Economie

Programme Tayssir
Akhchichine à l’école de Lula

Par L'Economiste | Edition N°:3416 Le 02/12/2010 | Partager

. L’absentéisme a baissé de 60% chez les bénéficiaires. Ils sont 160.000 familles et 300.000 élèves Le Maroc évolue à deux vitesses et l’enseignement ne fait pas exception. La disparité entre l’urbain et le rural est toujours aussi grande.L’ambition du plan d’urgence 2009-2012 est avant tout d’«assurer le Smig de la scolarité partout», selon le ministre Ahmed Akhchichine, lors de la présentation du premier bilan d’étape du plan d’urgence. Les grandes villes sont toujours les grandes bénéficiaires de l’action publique, alors que le milieu rural est resté, jusqu’à dernièrement, totalement écarté. L’école casablancaise rime avec proximité et confort. Un peu plus loin, c’est plutôt réveil à 5 heures du matin, au moins 4 kilomètres à pied, en plus des salles de cours sans eau ni électricité. A travers les opérations tels que Un million de cartables et le programme Tayssir, le gouvernement cherche à répondre au dilemme d’arbitrage de bon nombre de familles entre subvenir à leurs besoins et scolariser leur enfant. Arbitrage qui se fait d’ailleurs le plus souvent au détriment de la scolarisation des filles. Pour le programme Tayssir, «il serait question de «payer des familles pour laisser leurs enfants à l’école» selon Akhchichine. Un schéma qui a connu un succès formidable au Brésil. L’opération a permis de répondre à cette équation majeure pour le devenir de la scolarité, avoir une attitude proactive et ne pas continuer à subir cette logique en attendant que la société règle ses problèmes structurels. Et les résultats sont là. Contre toute attente, les aides allant de 60 à 100 DH par mois, ont permis courant l’année scolaire 2009-2010 de toucher pas moins de 160.000 familles et 300.000 élèves. Ces aides ont contribué à l’amélioration du taux d’accès à l’école de 10% et à la réduction du taux d’absentéisme de 60%. Le ministre défend corps et âme l’idée d’aide financière directe même minime aux familles: une part importante du devenir de l’école a un rapport direct avec ce qui se passe dans l’école mais aussi dans son environnement. «Il est impensable de croire que nous sommes dans un parcours de réussite avec les problèmes de transport des élèves, de manque de cantines… ce sont ces problèmes que nous avons devant nous pour la moitié des élèves de ce pays surtout dans le milieu rural». Le ministre constate: comment demander à ces enfants un parcours d’excellence et un développement de capacité pouvant rendre le Maroc plus concurrentiel à un niveau international alors que le minimum de condition n’est pas disponible?A côté de ces problèmes sociaux et pour la première fois, il a été prévu la mise en place d’un système de maintenance préventive qui fait que chaque établissement dispose d’un budget d’au moins 50.000 DH pour cette maintenance (c’est-à-dire pour gérer les petits bobos: robinet à réparer, vitre cassée…) pour laquelle auparavant il n’y avait aucun moyen d’intervenir. Dans le cadre de la mise à niveau de l’offre existante, le raccordement en eau et électricité des écoles a été l’un des enjeux du plan d’urgence. Le taux de raccordement est passé de 33% à 54% pour l’année 2010 en milieu rural. Cette problématique est d’autant plu ambigue qu’un nombre important de villages peuvent bénéficier de l’eau et de l’électricité sans que cela soit le cas pour leurs écoles. IL. B. et J. K.

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