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Economie

Rhmani décline son plan d’action pour 2011

Par L'Economiste | Edition N°:3416 Le 02/12/2010 | Partager

. Projet de loi sur le travail domestique en gestation. Le ministre ressortira les textes sur le droit de grève et les syndicats Le plan d’action 2011 du ministère de l’Emploi et de la formation professionnelle est fin prêt. Jamal Rhmani le présentera prochainement devant une commission de la Chambre des conseillers. Ce plan s’articule autour de trois axes, dont le premier concerne la législation du travail. Le ministre prévoit l’adoption du projet de loi sur le travail domestique qui concerne des milliers de personnes, dont notamment les femmes de ménage, les chauffeurs, les jardiniers et les concierges. Cette catégorie de travailleurs vulnérable a besoin d’une réglementation claire. Ce projet, qualifié de «novateur», fixe, pour la première fois, les conditions d’embauche, les droits et obligations de chaque partie. Désormais, il sera interdit d’employer des domestiques ayant moins de 15 ans. Ceux qui sont âgés de 15 à 18 ans devront présenter l’accord des parents.Sur le droit de grève et les syndicats professionnels, le ministre compte revenir à la charge. Ces deux textes seront programmés dans l’agenda du gouvernement pour 2011. La question qui se pose est de savoir comment le ministre compte convaincre les syndicats à revenir à la table des négociations alors que le dialogue social est bloqué. Il est à signaler que la loi organique, qui devrait préciser les conditions et les modalités selon lesquelles le droit de grève peut s’exercer, n’a jamais vu le jour, alors que la Constitution de 1962 la prévoyait déjà dans son article 14, note un document du ministère de l’Emploi.Le deuxième axe se rapporte à l’assurance maladie obligatoire (AMO). Le ministère se focalisera sur les possibilités d’extension de la couverture sociale aux pêcheurs artisans, aides artisans, aux chauffeurs professionnels, aux bénéficiaires de la formation-insertion ainsi qu’aux professions libérales. L’AMO sera également étendue aux étudiants. De même, l’adhésion des travailleurs de l’ONCF et d’Altadis à la Cnops ou à la CNSS est envisagée pour l’année prochaine. Quant au troisième axe, il est relatif à la formation-insertion. Il sera question d’améliorer les mécanismes de fonctionnement de l’Anapec. Les programmes Taâhil, Idmaj et Moukawalati seront aussi concernés. Le département de l’Emploi se penchera sur la réalisation d’enquêtes sur les salaires, la durée du travail et la mobilité de la main-d’œuvre des salariés du secteur privé. L’idée est de contribuer à la mise en place d’une politique claire de l’emploi et des salaires.A cette occasion, le ministre a présenté le bilan 2010. Pour lui, «le marché du travail s’est caractérisé par un rythme soutenu de créations d’emploi. Des résultats positifs ont été enregistrés au niveau des programmes Idmaj et Taâhil puisque 52.534 demandeurs d’emploi en ont bénéficié, surtout dans les secteurs de l’industrie et des services». L’inspection du travail a effectué 17.019 visites de contrôle dans les entreprises, ce qui lui a permis d’examiner 18.960 différends individuels. Dans le même élan, les commissions provinciales d’enquête et de conciliation ont examiné 22 conflits collectifs dont la moitié a été réglée. Côté conventions collectives, trois ont été conclues par le ministère dans des secteurs vitaux comme le transport à Casablanca et Agadir, et la pêche à El Hoceima. En ce qui concerne la formation professionnelle, des chantiers ont été réalisés dans le domaine du tourisme, artisanat, audiovisuel et énergies renouvelables. Le but est de qualifier des ressources humaines pour répondre aux exigences du développement économique du pays.En outre, 4.007 prisonniers ont bénéficié de la formation professionnelle au titre de l’exercice 2009-2010.


Grèves en chiffres

Selon les statistiques du 1er semestre de l’année 2010 du ministère, 146 grèves ont été déclenchées dans 121 établissements. Le taux de participation avoisine 61%, ce qui s’est traduit par la perte de 105.441 journées de travail. Dans l’ensemble, ces protestations s’expliquent notamment par la non-application de la législation du travail, le retard dans le paiement des salaires et le licenciement abusif du personnel. L’action préventive de l’inspection du travail a permis d’éviter 476 grèves dans 413 entreprises. S. B. avec M. C.

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