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    Economie

    Croissance: Le rebond restera fragile

    Par Franck FAGNON | Edition N°:5676 Le 15/01/2020 | Partager
    Le HCP anticipe 3,5% comme la Banque mondiale
    Coup de mou des activités non agricoles
    Pour la troisième année consécutive, le commerce extérieur impactera négativement

    L’économie fera mieux que l’année précédente avec une croissance de 3,5% du PIB en 2020 selon les prévisions que vient de publier le Haut-Commissariat au Plan. Le HCP s’est aligné sur les projections de la Banque mondiale alors que Bank Al-Maghrib anticipe une hausse de 3,8% de l’activité.

    Le rebond, qui reste encore tributaire de la campagne agricole, est dans l’ensemble bien insuffisant pour  créer assez d’emplois et accompagner le lent processus de réduction des inégalités territoriales. Pour les entreprises, ce n’est pas aussi robuste pour garnir les carnets de commande.

    L’un des éléments négatifs dans les prévisions du HCP tient au ralentissement du PIB non agricole. Sa croissance s’établirait à 3% en 2020 contre 3,3% en 2019. Les stimulants prévus notamment dans la loi de finances pourraient s’avérer très justes pour relancer la machine.

    En tous les cas, la croissance devrait encore fortement se reposer sur la demande intérieure, elle-même largement stimulée par les importations. Sa contribution augmenterait de 1,7 point à 4,4 points. Sous l’hypothèse d’une bonne campagne agricole et du raffermissement des transferts des MRE, la consommation des ménages progresserait de 3,5% cette année contre 3,3% en 2019. La demande des administrations publiques va évoluer dans les mêmes proportions.

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    «La consommation finale nationale devrait améliorer son rythme de croissance à 3,6% en 2020, dégageant ainsi une contribution de 2,7 points à la croissance économique au lieu de 2,6 points en 2019», indiquent les économistes du HCP. En tenant compte du stock, la contribution de l’investissement à la croissance va se renforcer passant de 0,2% à 1,7% grâce au développement des grands projets d’infrastructures. Cependant, l’investissement productif peine toujours à redémarrer. Ce qui n’est pas une bonne nouvelle pour l’emploi.

    Par ailleurs, les échanges extérieurs vont continuer à peser négativement sur la croissance. C’est l’une des faiblesses structurelles de l’économie et elle devrait rogner la croissance de 0,9 point cette année après 0,4% en 2019. Pour la troisième année consécutive, la contribution de la demande extérieure sera négative.

    Le ralentissement de la croissance européenne limitera les débouchés pour le Maroc. Même si les risques extrêmes liés au Brexit et aux tensions commerciales sino-américaines se sont éloignés, ces dossiers ont contribué à la décélération de la croissance du commerce mondial. Les perturbations à l’international affecteront donc les exportations marocaines. «Le régime de basse croissance va se perpétuer en 2020», prévoit Euler Hermes.

    Néanmoins, l’assureur crédit évalue à 10 milliards de DH les débouchés additionnels pour les entreprises marocaines. Près du tiers se trouveraient sur les marchés espagnol (2 milliards de DH) et indien    (1 milliard de DH). La demande en provenance de la France et de l’Italie augmenterait de 1,3 milliard de DH.

    5% de croissance si...

    Les différentes mesures pour restaurer la confiance des chefs d’entreprise dans l’économie n’ont eu que peu d’effet jusqu’ici. La prudence des patrons freine la relance de l’activité. Pour le HCP, l’Etat doit renforcer ses investissements dans les secteurs productifs. «Outre l’impératif du développement du capital humain, le pays est appelé à accroître ses efforts d’investissement. Ces efforts devraient passer par l’amélioration de la gestion des programmes et d’une plus grande mobilisation des ressources au profit des secteurs productifs», suggère le HCP. Selon ses calculs, une augmentation de 4% du PIB de l’investissement public dans les secteurs productifs porterait la croissance économique à 5%. «L’économie enregistrerait le même taux de croissance avec une amélioration du rendement de l’investissement, en faisant baisser l’ICOR (nombre de points d’investissement pour réaliser un point de croissance économique) de 7 à 3, comme c’est le cas dans plusieurs pays émergents», relèvent les économistes du HCP.

    F.Fa

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