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    Economie

    Balance commerciale: Déficitaire partout, sauf en Afrique

    Par Franck FAGNON | Edition N°:5550 Le 05/07/2019 | Partager
    Le solde est excédentaire depuis 2015
    Mais les échanges avec l’Afrique ne représentent que 5,4% du commerce extérieur
    En 2018, le déficit global a signé un nouveau record à 206 milliards de DH
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    Source: Office des changes
    Malgré les plans sectoriels, le Maroc peine encore à réduire le déficit commercial. Il faudra accélérer les réformes visant à améliorer la compétitivité des entreprises. Celle du régime de change en est une mais il ne faut pas en attendre des miracles. Il faudra aussi que les PME prennent plus de risques et investissent les marchés étrangers. Le Maroc compte à peine 1.200 exportateurs réguliers

    Les hausses du cours du pétrole à l’international surtout lorsque le baril se rapproche des 100 dollars est vécue avec anxiété ici. Les conséquences sur la facture énergétique, le solde commercial et plus globalement, sur l’économie peuvent être lourdes. Dans le même temps, les périodes de prix modérés n’ont que peu d’effets. Le déficit de la balance commerciale a dépassé son pic de 2012 pour atteindre 206 milliards de DH en 2018, soit 20% du PIB. Certaines importations interpellent plus que d’autres. «Lorsqu’on zoome sur les statistiques du commerce extérieur, en particulier sur les importations, il y a des choses choquantes. Nous importons des balais, des chaussettes, des théières... nous marchons sur la tête», tempêtait Nabyl Lakhdar, directeur général de la Douane(1). 
    La balance commerciale est déficitaire avec la plupart des régions du monde, même l’Océanie. Avec l’Europe, principal partenaire économique du Royaume, le déficit commercial culmine à 116 milliards de DH. En revanche, les échanges avec

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    Exceptée l’Afrique, la balance commerciale est déficitaire avec toutes les autres régions du monde. Le déficit avec l’Europe, principal partenaire économique du Royaume, culmine à 116 milliards de DH, soit 56% du total

    l’Afrique affichent un léger excédent, même s’ils ne représentent que 5,4% du commerce extérieur.
    La balance commerciale avec le reste du continent est excédentaire pour la quatrième année consécutive. Les échanges ont atteint 41 milliards de DH en 2018 dont 22 milliards de DH d’exportations. Ces dernières ont augmenté de 29% en quatre ans alors que les importations ont baissé de 5% sur la période. Ce repli provient essentiellement des échanges avec les pays de l’UMA (-23%). 
    La réorientation de la stratégie africaine du Maroc donne des résultats encourageants. Mais, le potentiel reste immense et il faudra aller le capter. Le retour du Maroc dans l’Union africaine et l’adhésion à la Cedeao vont servir ce dessein. A la clé, il y aura une ouverture plus grande sur les marchés de l’Afrique subsaharienne et plus de facilité pour les entreprises marocaines d’y  exporter. Par ailleurs, l’expertise des banques et des compagnies d’assurances marocaines sur ces marchés représente un appui important pour les exportateurs. 
    Aujourd’hui, les engrais, les boîtes de conserves et les poissons (frais, salés, séchés ou fumés) représentent 38% des exportations vers l’Afrique. Une partie des surcapacités sur le marché du ciment est commercialisée sur le continent (plus de 500 millions de DH en 2018). Le Sénégal, la Côte d’Ivoire, la Mauritanie, l’Algérie ou encore le Nigéria sont parmi les principales destinations des produits marocains. A contrario, les entreprises marocaines se fournissent principalement en Egypte, en Algérie et en Tunisie. Les importations en provenance de ces trois pays ont totalisé 14,7 milliards de DH en 2018, soit 78% du volume global des importations d’origine africaine. Le Maroc achète essentiellement les hydrocarbures, les dattes et les huiles de pétrole et lubrifiants aux pays africains.
     

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    (1) Intervention aux assises de la fiscalité en mai dernier

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