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L'Edito

Sanction

Par L'Economiste| Edition N°:1678 Le 07/01/2004 | Partager

Ce qui vient de se passer à Fès est un bel exemple de la gabegie qui existe en matière de gestion locale. En décidant de couper dans la ligne de crédit accordée à la ville, la Banque Mondiale épingle tout un ensemble d'élus pour ne pas avoir été suffisamment convaincants sur l'usage des fonds qui leur ont été accordés. La nouvelle équipe a beau prétendre que c'est l'héritage de l'ancien bureau, sa responsabilité n'en est pas moins engagée. En tout cas, pour les bailleurs de fonds internationaux, l'interlocuteur reste le même. Le Maroc a-t-il besoin de ce genre d'affaires? Tout le monde se souvient comment le scandale des cantines scolaires avait conduit le PAM à suspendre ses aides. Il aura fallu du temps et aussi que l'Etat apporte suffisamment de garanties pour retrouver un semblant de normalité. Le contexte n'est pas le même, mais…Aujourd'hui, des élus locaux se fichent éperdument des impératifs de moralité et d'efficience. Normal pour des systèmes qui ronronnent, soit parce que les collectivités locales peuvent toujours compter, sans efforts, sur la soupape des subventions, soit qu'il suffit de tendre la main, en mettant en avant des retombées socioculturelles, pour bénéficier de financements. De surcroît, ce ne sont pas les seuls facteurs qui biaisent les enjeux de la décentralisation et de la gestion locale, qui pourtant sont des éléments-clefs du développement. Pour que cela marche, il faut aussi quelques préalables. A commencer par les compétences humaines et techniques. La logique voudrait d'ailleurs que les électeurs se basent sur ces deux critères pour choisir ceux à qui ils confieront le sort de leurs quartiers et de leurs villes. Il est aujourd'hui choquant de constater que des collectivités locales continuent de fonctionner en l'absence de profils pointus sur des aspects aussi stratégiques que l'ingénierie financière ou le recouvrement par exemple. Dans tout cela, c'est finalement nous, contribuables, qui sommes sanctionnés.Mohamed BENABID

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