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Les étudiants à l'affût de petits jobs

Par L'Economiste | Edition N°:1836 Le 19/08/2004 | Partager

. Boulots sous-payés, horaires contraignants... mais le cumul d'expériences n'a pas de prix!. L'arrivée de grands magasins étrangers de textile ou de cosmétiques favorise les opportunités saisonnièresUN job en été, quel étudiant n'y a pas pensé? Beaucoup de parents n'hésitent plus à encourager leurs enfants à chercher de petits boulots, histoire d'accumuler de petites expériences professionnelles, qui ne peuvent être que bénéfiques plus tard. Certains adolescents et étudiants adhèrent complètement à l'idée et espèrent gagner par eux-mêmes leur argent de poche, sachant bien que le plaisir retiré est décuplé. Pour ceux issus des milieux les moins fortunés, il s'agit même d'épargner un peu d'argent en vue de régler frais de scolarité, livres et fournitures scolaires.Comme partout dans le monde, beaucoup de jeunes étudiants travaillent donc l'été comme serveurs, vendeurs, animateurs... L'ouverture de nombreux cafés, l'organisation de festivals, d'animations un peu partout dans le pays permettent une création d'emplois saisonniers: une aubaine pour les jeunes. Houda, étudiante casablancaise de 19 ans, travaille cet été dans une plage du Nord. Elle a décroché un job de serveuse dans une pizzeria qui n'ouvre que l'été car c'est une période de forte affluence. Le poste n'est pas très bien payé (1.200 DH par mois), mais heureusement qu'il y a les pourboires. De plus, elle est logée-nourrie, et c'est un avantage non négligeable. “Il est vrai que les journées sont très longues. Je travaille jusqu'à minuit six jours sur sept. Mais c'est intéressant. C'est une bonne expérience pour moi”, nous confie-t-elle. Karim, lui, travaille dans un Mac'Donald's à Casablanca. Comme beaucoup d'autres étudiants, il a besoin d'argent et n'a d'autre choix que de travailler pour couvrir ses extras journaliers. Il travaille huit à dix heures par jour pour un salaire horaire avoisinant les 10 DH. L'ouverture de grands magasins comme Zara, Mango, Marionnaud a permis de créer des postes d'emplois pour les jeunes. Les salaires tournent autour de 3.000 DH d'après ceux interrogés. Encourageant pour un premier job d'été. Toutefois, les horaires de travail sont un peu contraignants du fait de la fermeture tardive des magasins.Lamia, 17 ans, bachelière, travaille pour sa mère qui vient d'ouvrir un magasin de chaussures au Maârif. Lorsque cette dernière est absente, c'est elle qui tient la caisse. Elle accueille les clientes, supervise ce qui se passe. Elle aime bien aller au magasin, être en contact avec les clientes, vendre. D'ailleurs, elle a beaucoup d'anecdotes marrantes à raconter. “Une fois, une cliente m'a donné six dirhams en guise de pourboire. J'ai eu beau les refuser, elle a tellement insisté que j'ai été obligée de les prendre”, se souvient-elle, avec un grand éclat de rire. Lamia ne perçoit pas de salaire fixe mais reçoit un peu d'argent de poche de temps en temps, de quoi se payer quelques petits voyages les week-ends. Chakib, 23 ans, étudiant de droit en faculté, fait du commerce. Il achète des vêtements pour femmes à Derb Ghallef ou auprès de ses amis MRE par exemple, et les revend à son réseau de connaissances. “J'atteins les 4.000 DH par mois”, assure-t-il fièrement. Et d'ajouter: “Je fais du commerce depuis l'âge de 14 ans. Je n'ai jamais accepté de demander de l'argent à mes parents”.L'été dernier, Chakib avait effectué d'autres sortes de petits boulots. Il avait travaillé pour une agence de publicité en tant que distributeur de dépliants et de prospectus, dans différentes villes (Marrakech, Rabat, Agadir...). C'était très agréable, nous assure-t-il. Il a également travaillé pour des agences spécialisées dans la réalisation d'enquêtes marketing auprès du public. “J'ai fait remplir des questionnaires à des personnes dans la rue. La rémunération se fait au nombre de questionnaires remplis. C'est fatigant, mais c'est excellent pour lutter contre la timidité”. Ce ne sont que des bons souvenirs et si c'était à refaire, il n'hésiterait pas un instant. Abdelilah, lui, sait jouer de la guitare. Alors il donne des cours à des personnes intéressées par l'apprentissage de cet instrument. Il recrute ses clients parmi son entourage et se fait payer 100 DH de l'heure.


La mule d'Abderrahim

A Armed, un petit village montagneux situé à une centaine de kilomètres de Marrakech, nous avons rencontré Lhoussein, 19 ans. Cette année, il passe en terminale. L'été, il se transforme en guide. Il connaît comme sa poche tous les sentiers qui mènent au Toubkal et aux sommets environnements de plus de 4.000 m. Il travaille aussi bien avec les touristes étrangers, nombreux à venir découvrir le coin, qu'avec les groupes de Marocains, de plus en plus friands des montagnes eux aussi.Son tarif est de 200 DH par jour. Tout au long de l'été, Lhoussein économise suffisamment d'argent pour pouvoir subvenir à ses besoins pendant l'année scolaire. Ses études, il les effectue à Marrakech, à cause de l'absence de lycée dans son village natal. Son rêve est de devenir médecin. Mais non loin de ses montagnes adorées. Abderrahim (cousin de Lhoussein), a à peine 14 ans et lui aussi poursuit ses études à Marrakech. Il est propriétaire d'une mule. Il peut donc exercer pendant l'été le métier de muletier. Son tarif à lui est moins élevé que celui d'un guide. Il perçoit 100 DH par jour pour transporter pour les touristes sacs à dos, sacs de couchage et autres objets indispensables en randonnée. Comme Lhoussein, il fait des économies pour subvenir à ses besoins au cours de l'année scolaire.Nadia BELKHAYAT

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