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Economie

Le SNESup hausse le ton

Par L'Economiste | Edition N°:302 Le 30/10/1997 | Partager

Les enseignants sont déçus par l'attitude du gouvernement. Ils ont remis le mercredi 22 octobre un mémorandum au ministre de l'Enseignement Supérieur. Depuis l'accord conclu en 1996, ils attendent toujours les primes qui leur avaient été promises.


LE Syndicat National de l'Enseignement Supérieur (SNESup) a épuisé ses réserves de patience. Les profs ont déposé un mémorandum chez le ministre de l'Enseignement Supérieur, de la Recherche Scientifique, de la Formation des Cadres et de la Culture, le mercredi 22 octobre(1). Ce même mémorandum a été envoyé aux directeurs des établissements universitaires.
Pourtant, il y a deux mois, la situation ne semblait pas prendre cette tournure. Les responsables du syndicat jouaient plutôt dans l'apaisement(2). Mais les deux réunions tenues par les instances dirigeantes du syndicat, les 8 septembre et 11 octobre, ont changé de ton. «Les enseignants sont déçus par l'attitude du gouvernement», affirme M. Bachir Benjilali. En dépit du calendrier convenu avec les pouvoirs publics, pas un iota des engagements n'a été concrétisé. «Le processus va de report en report depuis janvier 1995».
Le premier point d'achoppement est pécuniaire. En effet, la question des primes n'a pas encore été réglée. Toutefois, rappelons qu'une partie du gouvernement n'avait pas pris part à la signature de l'accord en mai 1996. C'est pourquoi la situation est bloquée à ce jour. L'accord devait déboucher sur la signature d'un protocole, mais sans résultat pour l'heure.

Statut de l'enseignant-chercheur


Les profs revendiquent d'abord que la troisième tranche des primes soit instituée. Ensuite, ils demandent que cette grille soit corrigée de manière à correspondre à celle figurant dans les accords de mai 1996. Le secrétaire général du SNESup rappelle que la différence à rattraper n'est pas très lourde. Elle serait de moins de 8%. Le manque à gagner tourne autour de 4 millions de DH, pour le corps enseignant.
Outre la troisième tranche des primes, les enseignants demandent la révision des primes des assistants. Celles accordées aux assistants B (qui ont une ancienneté de plus de 9 ans) sont jugées insuffisantes. La différence par rapport au montant sur lequel se sont mis d'accord le SNESUp et le gouvernement dépasse pour certaines catégories 30% notamment les professeurs assistants C et D.
Par ailleurs, le nouveau statut de l'enseignant-chercheur publié en février dernier figure en bonne place des revendications du syndicat. Nombre de dispositions de ces textes pivots de la réforme sont contestées par les professeurs qui veulent que des rectifications soient apportées.

Les discussions avec le gouvernement ont duré trois ans, de février 1994 à mars 1997, sans toutefois arriver à régler définitivement ce problème. Les revendications de la profession à ce niveau portent sur l'habilitation des titulaires du Diplôme des Etudes Supérieures (DES) et le reversement des enseignants dans le nouveau régime.
Concernant le premier point, le SNESup demande une période transitoire pour les titulaires du DES. Le syndicat propose que l'Etat continue de recruter sur la base de ce diplôme, en attendant les promotions du doctorat nouveau régime. Quelque 3.000 personnes sont concernées.
Quant au reversement des enseignants dans le nouveau régime, le syndicat souhaite qu'il soit tenu compte de leur ancienneté. Côté promotion de carrières, les professeurs proposent que soient institués des rythmes d'avancement différents selon le mérite et le travail de chacun. Ils ont obtenu pour l'heure de pouvoir gagner un an sur 9. Mais cette mesure est jugée insuffisante.
Parmi les revendications du SNESup figurent aussi l'élaboration de décrets relatifs au statut des enseignants-chercheurs de la Faculté de Médecine, de Pharmacie et de Médecine Dentaire et le vieux problème d'équivalence du doctorat français.

Malika EL JOUHARI


(1) La même journée a été décrétée journée de protestation. Le Bureau National du syndicat a organisé parallèlement une conférence de presse sur la réforme de l'enseignement supérieur.
(2) Cf L'Economiste du 4 septembre.

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