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Euro or not euro, question de l'année pour les Britanniques

Par L'Economiste | Edition N°:1427 Le 31/12/2002 | Partager

. Le ministre de l'Economie a six mois pour se prononcerIl y a un an, le 1er janvier 2002, les Britanniques regardent de leur île l'euro prendre tournure et s'étonnent du lancement sans heurts de la monnaie unique européenne. Les tabloïds conservateurs, comme le Daily Mail, ne cachent pas leur dépit devant cette nouvelle réussite européenne. Quelques mois plus tôt, Tony Blair, à peine réélu, avait réitéré sa promesse, faite cinq ans plus tôt, de tenir un référendum sur l'entrée de la Grande-Bretagne dans la zone euro. Aujourd'hui, qu'en est-il? “Nous sommes au point mort. Tandis que Blair répète régulièrement que le référendum sur l'euro aura lieu avant la fin de son mandat en 2006, son chancelier de l'Echiquier (ministre de l'Economie et du Budget), Gordon Brown, numéro 2 du gouvernement, fait de la résistance. Voici la raison centrale des atermoiements du gouvernement britannique sur l'euro”, commente un économiste.Depuis plusieurs années, Gordon Brown affirme que l'adoption de la monnaie unique ne se fera que si l'économie britannique remplit “les conditions nécessaires de convergence économique”. Il doit décider d'ici à juin prochain si une adhésion à l'euro est dans l'intérêt de l'économie de la Grande-Bretagne, en fonction de cinq “tests” de convergence économique établis en octobre 1997. Le ministre a un seul objectif en tête: reculer l'hypothèse d'un référendum en 2003. D'autres facteurs semblent jouer en faveur d'un attentisme britannique: “La récession en Europe continentale, la force de la livre sterling, la hausse de 30% cette année de l'immobilier(...).Rejoindre l'union monétaire quand la demande en Grande-Bretagne est tellement plus forte que sur le continent(...) conduirait à encore plus d'inflation et une augmentation probable des taux d'intérêt”, analyse Larry Elliott, éditorialiste du quotidien The Guardian. Les deux camps fourbissent leurs armes. Les partisans de l'euro insistent sur le fait que Blair est en train de trahir les grands groupes industriels internationaux, tel Unilever, à qui le gouvernement travailliste aurait assuré une entrée prochaine dans l'euro. Les eurosceptiques recrutent dans les rangs du show-business pour militer en faveur de la sauvegarde de la livre sterling dans de longs clips diffusés régulièrement à la télévision et au cinéma.Samedi, Bill Moris, responsable d'un des principaux syndicats britanniques, a expliqué qu'un passage à l'euro se ferait au détriment des investissements dans les services publics. “On ne peut pas avoir l'euro et la poursuite des réformes dans les services publics”, a estimé le secrétaire général du syndicat TGWU, réputé proche du ministre de l'Economie et du Budget, Gordon Brown. “Il faut choisir et nous avons fait notre choix” contre l'adoption rapide de la monnaie unique européenne, a ajouté Bill Morris sur la BBC-radio. “C'est une question de choix politique”, a-t-il poursuivi.Catherine Agnès POIRIER Syndication L'Economiste-Libération (France)

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