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Air Lib: Le casse-tête du financement

Par L'Economiste | Edition N°:1427 Le 31/12/2002 | Partager

. La question de l'abandon des créances hypothèque l'adoption du plan de sauvetage. Les syndicats convoqués jeudi prochain pour débattre de l'avenir de la compagnieLe gouvernement français est en train de finaliser une lettre pour le président de la compagnie aérienne Air Lib, Jean-Charles Cobert, dans laquelle il devrait lui demander de revoir le plan de restructuration présenté le 20 décembre. Lequel plan demandait une aide publique massive pour échapper à la faillite. Cette lettre, qui doit être envoyée en début de semaine à la compagnie en difficulté par le secrétaire d'Etat aux Transports, Dominique Bussereau, devrait signifier que le nouveau plan ne convient pas en l'état. Le problème principal est que le groupe néerlandais IMCA, présenté en novembre comme le sauveur potentiel d'Air Lib, n'apporte toujours pas de contribution financière dans ce plan. Tout l'effort est ainsi demandé à l'Etat sous forme d'abandons de créances d'environ 110 millions d'euros et de nouvelles aides à l'entreprise sous forme de “subside” non remboursable de 172 millions d'euros. Le temps presse pour Air Lib, qui a obtenu en novembre un délai jusqu'au 9 janvier pour rembourser ses dettes publiques et une prolongation de sa licence d'exploitation jusqu'au 31 janvier. Par ailleurs, l'ensemble des organisations syndicales représentatives du personnel navigant de la compagnie aérienne privée française Air Lib sera reçu jeudi 2 janvier au ministère des Transports, a-t-on appris lundi de source syndicale. Cette réunion se tiendra «très certainement au niveau des directeurs de cabinet» Gilles de Robien et Dominique Bussereau, respectivement ministre et secrétaire d'Etat aux Transports, a confirmé le ministère des Transports à l'AFP. Les syndicats SNPL et Alter (pilotes), CFDT, CFTC, CGT, FO, SNOMAC, SNPNAC, SNPNC et UNAC-CGC déclarent dans un communiqué «avoir pris connaissance dans la presse» des informations «extrêmement préoccupantes concernant la situation financière de leur compagnie et de «ses besoins de financement qui s'élèvent à 300 millions d'euros. Ils soulignent le refus de la direction de l'entreprise d'informer pleinement les salariés et demandent instamment aux autres acteurs principaux que sont l'Etat français et le possible investisseur, De Velieger, leurs intentions concernant le financement d'Air Lib”. Rappelons qu'Air Lib a déposé le 20 décembre un plan complet de restructuration. Ce dernier évalue les besoins de la société à quelque 272 millions d'euros pour lui éviter la faillite. Son porte-parole avait affirmé qu'IMCA, présidé par Erik de Velieger, ferait un apport en capital de 172 millions d'euros sur trois ans, ce qui lui permettrait de contrôler 50% de la compagnie. “Or, il n'y a pas un mot sur l'investisseur dans le plan de 150 pages”. A signaler que les abandons de créances de quelque 110 millions d'euros demandés par Air Lib concernent la transformation d'un prêt de 30,5 millions d'euros en aide à la restructuration (pour laquelle l'autorisation de Bruxelle est nécessaire) et environ 80 millions d'euros de dettes à l'Etat français (URSSAF, FISC, redevances aéronautiques). (AFP)

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