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Corruption: Le cheval de bataille du nouveau président kényan

Par L'Economiste | Edition N°:1427 Le 31/12/2002 | Partager

. Mwai Kibaki, élu vendredi dernier, «ne mènera aucune chasse aux sorcières« . Le président sortant, visé par des jets de mottes de terreLe Kenya entre-t-il dans un nouveau règne? L'ancien leader de l'opposition, fraîchement élu à la tête du pays, a tenu un discours fortement engagé au lendemain de son élection. «Nous ne mènerons aucune chasse aux sorcières«, a promis hier, lundi, le nouveau président, après avoir prêté serment en présence de son prédécesseur Daniel Arap Moi, qui dirigeait le pays depuis 24 ans. Mais il a laissé entendre que certains actes de corruption avérés et délibérés feraient l'objet d'enquêtes. «J'ai hérité d'un pays ravagé par des années de mauvaise gouvernance et qui a souffert d'une grande déconnexion entre le peuple et le gouvernement, entre les aspirations du peuple et l'attention que lui a portée le gouvernement«, a ajouté le président élu le 27 décembre. «Je crois qu'un gouvernement doit servir le peuple et non l'inverse«, a-t-il martelé. Le pouvoir de Mwai et de l'Union nationale africaine du Kenya (Kanu), le parti au pouvoir depuis l'indépendance en 1963, a été souvent critiqué par les Kényans et la Communauté internationale pour sa corruption à tous les niveaux. «Désormais, la corruption va cesser d'être un mode de vie au Kenya et, puisque vous l'avez décidé ainsi en votant, je vous demande à tous de participer à la lutte contre la corruption et de soutenir le futur gouvernement dont ce sera la première priorité«, a lancé le nouveau président à une foule de plusieurs centaines de milliers de personnes, venues assister à sa prestation de serment, selon les estimations de l'AFP, un million selon la police. Le Kenya est considéré comme un des pays les plus corrompus au monde. Les principaux bailleurs de fonds ont gelé leurs aides fin 2001, en raison notamment de l'incapacité de l'ancien régime à lutter efficacement contre ce mal.Le nouveau chef de l'Etat a également annoncé que le 2 janvier serait férié. Il l'avait promis aux Kényans lors de sa campagne, à titre de compensation, en leur demandant en échange de ne pas partir pendant les fêtes.Pour Mwai Kibaki, 71 ans, la troisième fois aura été la bonne, après deux échecs successifs à la présidentielle, en 1992 et 1997, face à Daniel Arap Moi, président sortant, qu'il a finalement battu dimanche par Uhuru Kenyatta interposé. Hier, le président sortant du Kenya, Daniel Arap Moi, au pouvoir depuis 24 ans, a été conspué et visé par des jets de mottes de terre, qui ne l'ont pas atteint, à la cérémonie de prestation de serment de son successeur, l'ancien leader de l'opposition Mwai Kibaki. «Moi doit partir«, a-t-on entendu crier dans la foule de plusieurs centaines de milliers de personnes, réunies pour la cérémonie dans le grand parc Uhuru («Liberté« ou «Indépendance«, en langue swahili) au centre de Nairobi.(AFP)

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