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Courrier des lecteurs

Par L'Economiste | Edition N°:1836 Le 19/08/2004 | Partager

Chômage, comment y faire face?. Aide indispensableLe chômage est avant tout un phénomène mondial. Le Maroc n'échappe pas à l'impact de la libéralisation des marchés, au même titre que la Pologne, l'Irlande ou les pays en voie de développement. La spécificité marocaine réside dans les distorsions du marché du travail créées par une économie basée essentiellement à Casablanca et ses environs ainsi que par un taux d'analphabétisme des plus élevés au monde. Sans parler du décalage entre l'offre et la demande. Il n'existe nulle part au Maroc une assistance pour les chômeurs afin de les aider à mieux s'organiser dans leur recherche d'emploi (rédaction de CV, préparation à l'entrevue, statistique d'embauche selon les secteurs porteurs, technique de communication). Le chômeur est livré à lui-même et perd confiance en ses moyens. Comme d'habitude, on leur bourre le crâne, mais on ne leur apprend pas à parler en public, ni à avoir une présentation soignée ni même de tenir un discours cohérent pendant 10 minutes. La recherche d'emploi est un “métier” qui s'improvise certes, mais qu'il faut apprendre. Et pour ce faire, une aide est indispensable.Rachid. Jeunes diplômésPour résoudre le problème du chômage, il faut que les opérateurs, les responsables donnent une chance aux jeunes diplômés. Au Maroc, nous avons des compétences comparables avec celles existant en Europe. Ensemble on peut faire l'impossible. Imane. Le code du travail?Où est le code du travail? On attend toujours la rentrée en vigueur d'un code qui organise les heures du travail pour absorber le chômage, créer les opportunités de l'emploi et améliorer le SMIG et le SMAG. Pas seulement pour un équilibre socio-économique, mais aussi pour renforcer le pouvoir d'achat qui est un facteur dynamique pour une croissance économique. Si le patronat continue toujours à ignorer cette réalité fondamentale, notre économie sera toujours stagnante et restera toujours en retard par apport aux autres, et nous resterons toujours en chômage. L'équation est simple, mais nos dirigeants, les responsables des secteurs publics et privés préfèrent, me paraît-il, d'appliquer le concept «Sir ya ini wanawrak», comme c'est l'habitude de tout ce que nous faisons! Je crois qu'ils ont des allergies contre la chaleur. Ils préfèrent la sieste alors que nous sommes en déficit commercial presque permanent.Mohamed El Y.. Pauvre et richeLe chômage est pour les pauvres. Les riches trouvent facilement du travail.Omar1. FondementsOmar1, pouvez-vous me dire quels sont les fondements de vos propos? Je ne suis pas riche et pourtant, cela fait 4 fois que je change de job car je le désire et je trouve à chaque fois un peu mieux. Je n'ai que 28 ans pourtant et je ne suis pas forcément riche, loin de là Monsieur Omar.LD. CroissancePour luter contre le chômage, il faut relancer la croissance. Pour ce faire, il faut relancer l'investissement rentable et la consommation, aider à la création d'une nouvelle génération de patronat citoyen et mettre au frigo l'actuel. La consommation devra être relancée par l'augmentation des bas salaires dans un premier temps: ceci relancera l'appareil de production nationale. Autre chose, nos banquiers devront se comporter comme catalyseur de l'entreprenariat et non pas des suceurs de sang. Des fonctionnaires à bas salaires avec la politique de microcrédit, c'est la honte.Mustapha.Les salaires trop élevésComment peut-on dire que le Maroc connaît un problème de chômage et on trouve en contrepartie un responsable qui touche des milliers et milliers de dirhams! Est-ce qu'il mérite vraiment cet argent? Pour parler du chômage, il faut d'abord parler des causes de ce phénomène, c'est-à-dire les salaires trop élevés de certains.Saïd


Bataille de chiffres

. RichessesTout d'abord un constat: au Maroc 95% des richesses sont détenues par 5% de la population. Plus grave encore ces riches ne spéculent que sur la terre et la pierre sans parler des produits de première nécessité et des soins médicaux. Plus encore, ces riches volent le fisc. A mon avis devant cette situation, il va falloir instaurer un impôt sur les fortunés qui dorment, ne travaillent pas ou cherchent à ne s'investir que sur les projets improductifs et non créateurs d'emplois durables et stables. Hassna.Compétitivité Certes, ce que vous avancez, Monsieur, est correct. La formation que nos étudiants reçoivent relève de l`archaïsme. Ils sont formés pour calculer tout ce que tu veux mais sans être capable, de se présenter correctement afin de vendre sa marchandise (savoir-faire). Seulement, nous sommes bien loin de ce détail: «améliorer son image pour être compétitif». «30 ou 35 % de chômeurs sur le total de la population active c'est trop». Toufik G..Réponse à Taoufik: attention à tes chiffresIl faut faire attention quand on se sert des chiffre, mon frère, sinon personne ne va plus t'écouter… Le chômage au Maroc, ce n'est pas 30%, ni 20… C'est 12%. Salutations à toi !.RéalitéLes chiffres me paraissent trop bas par rapport à la réalité, ce sont peut-être les chiffres des riches. Dans mon quartier, presque 1 jeune sur 2 ne fait rien, mais vraiment rien.Patrie.Chiffres Je me permets de vous demander de revoir tous ces chiffres, car ils ne reflètent pas du tout la réalité.Marocain


La leçon de Keynes

Les causes du chômage, l'effet multiplicateur et la politique publique: d'après les Keynésiens, le chômage proviendrait d'une insuffisance de la demande effective (demande des ménages). Le niveau de l'emploi est tributaire de cette demande effective, c'est pourquoi si celle-ci est trop faible, nous sommes en situation de sous-emploi. Les politiques de l'emploi s'appuient donc sur une relance globale de la demande. C'est la demande qui détermine l'offre, et non l'inverse. Le multiplicateur et la politique publique: dans ces conditions c'est à l'Etat de relancer la demande en agissant sur la consommation et l'investissement rentable. L'augmentation des dépenses de l'Etat (c'est-à-dire l'augmentation du déficit de l'Etat) provoque un accroissement de l'activité et donc une action favorable sur l'emploi. Cet accroissement génère des revenus supplémentaires qui sont redistribués. Cette redistribution s'appuie surtout sur l'augmentation des impôts sur les riches et la diminution des impôts sur les pauvres (ex: TVA car ce sont les plus pauvres qui consomment le plus).Mais la redistribution est en partie aussi faite par l'intermédiaire des prestations sociales. Ceci augmente encore la consommation et donc la production et distribue donc de nouveaux revenus. Ce processus appelé «effet multiplicateur» se répète à l'infini, ce qui permet de modifier les conditions d'équilibre liées à une dépression et donc d'augmenter l'emploi et stimule la décision d'investir. Les investissements vont aussi être stimulés par une baisse des taux d'intérêt (- les agents économiques vont épargner). Ainsi, pour les Keynésiens, l'intervention de l'Etat s'avère nécessaire pour sortir de l'économie du sous-emploi et de la crise: elle constitue le remède obligé pour restituer l'efficacité du capitalisme. Ouaali


Les bus de Casa, ça va changer!!.Bon systèmeIl est naturel de s'occuper du transport en commun dans la capitale économique, mais ce qui serait intéressant c'est de sensibiliser les utilisateurs et responsabiliser les gestionnaires pour mener à bien cette opération du siècle. Instaurer un bon système de transport c'est primordial et pas un choix. Alors travaillons ensemble, pour une fois, dans le but de soulager le quotidien des Bidaouis.Mohamed de Paris.QualitéEtant Casablancais d'origine, j'ose espérer seulement. Aura-t-on par contre la même qualité de bus que sur les lignes privées? Si c'est le cas, c'est un pas en avant mais malheureusement loin d'être suffisant. La qualité de ces bus laisse beaucoup à désirer. Par ailleurs, j'espère que la nouvelle mairie s'est préoccupée dans son cahier des charges de la partie environnementale. En effet, il ne faut pas oublier les rejets de gasoil de cet important parc de véhicules.Hicham de Lille.Le bus, le pireUn vrai calvaire, mais que pouvons-nous faire, nous, les Marocains? Depuis ma prime jeunesse, j'ai pris le bus. C'est pire que d'attendre l'arrivée d'un train qui met beaucoup de retard dans une journée chaude et brûlante. C'est pire que de marcher dans un souk de légumes quand il est chargé. C'est pire que d'être avec ses vêtements dans un sauna à fond. Et c'est pire que de perdre à chaque fois son travail à cause de la ponctualité. Et oui, je veux développer mon pays, mais celui-ci ne le veut pas, dommage car, je ne veux pas le quitter pour des offres de travail à l'étranger. Je suis un Marocain et je veux vivre au sein de mon pays natal. La vie est vraiment difficile au Maroc, et on n'y peut rien sauf si les dirigeants se mettent à bosser: cela sera une bonne initiative pour le développement du Maroc. Khalid.PromessesJ'espère que M'Dina Bus, le futur concessionnaire, va bien tenir ses promesses. Je pense que ça va marcher à condition que les citoyens suivent ce mouvement de développement de l'urbanisme casablancais. La bonne gestion et fluidité du transport permettront aux Casablancais de gagner beaucoup de temps et d'êtres encore plus mobiles. Moi si j'avais le choix entre un bon transport en commun de qualité et le transport particulier (voiture ou moto), j'opterais pour le premier, car sur le plan financier, pratique et écologique, c'est mieux.Yassine.Nos urbanistes? Les pires du mondes !Quelle honte! La vitrine du Maroc moderne, Casablanca, vient juste de se doter de bus convenables ! En 2004... alors qu'on aurait dû avoir réglé le problème du transport il y a plus de 20 ans. Nos urbanistes, les pires du monde, sont si nuls qu'ils ne peuvent prévoir le développement des villes marocaines dans 10, 20, 50 ans. A elle seule Casablanca comptera 10 millions d'âmes dans moins de 15 ans. Comment nos urbanistes d'aujourd'hui ont-il prévu de résoudre ce problème: transport, écoles, hôpitaux, zones vertes, routes, etc.?Walid.ConditionsJe ne vois pas pourquoi ça ne marchera pas. Seulement il faut satisfaire deux conditions:1: Sensibiliser les syndicats et les salariés. Ils sont partenaires et ne peuvent qu'être bénéficiaires de la réussite de l'entreprise. 2: Couper la route aux anciens voleurs et pilleurs qui ont conduit délibérément l'entreprise à la catastrophe.Farih.HabitudeIl faut le voir pour le croire, car nous avons pris l'habitude de recevoir des promesses sans lendemain. Espérons bien que cette fois-ci nous allons voir notre Casa telle que nous le souhaitons. Artiste 2009. ProfessionnalismeJe suis pour toute option garantissant du professionnalisme, c'est la clé de toute réussite. Alors apprenons-nous aussi à le faire. Avec des procédures, il n'y a pas de place à la médiocrité, et donc au déficit...Abdel.Enquêtes1/ La fin d'un calvaire pour les Casaouis? Attendons pour voir. Ce qui est sûr c'est que nous, les R'batis, ainsi que tous les habitants des autres villes, attendons notre tour à la délivrance.2/ Je pense que le moins que puissent faire les médias c'est de faire des enquêtes minutieuses afin de nous transmettre une image fidèle de ces nouveaux véhicules desquels dépendra notre vie que l'on souhaiterait...plus active.Sofia

Transport et démocratie

. MétroC'est honteux. Une ville comme Casablanca n'a pas encore de métro. Vous ne pouvez pas imaginer à quel point les gens étrangers rêvent de visiter notre ville, mais se rendre à Casa et avec le calvaire du transport cela devient désagréable.Mostafa de New York.Réponse à Mostapha l'Américain : Autoritaire sans autoritéTu as bien raison c'est honteux, 4 millions d'habitants sans tramway, ou sans métro, ou sans transport collectif rapide et bon marché. Mais que veux-tu, mon frère? C'est ça les régimes autoritaires qui n'ont pas d'autorité. Je fais un mémoire à l'université de Montréal sur le sujet du pouvoir marocain. Je peux en parler très longtemps. Le pouvoir est très concentré, il apparaît comme abusif, dominant, mais en réalité, il n'y a pas de pouvoir. L'aménagement de Casablanca en est la preuve. Depuis les travaux de la colonisation, jusque dans les années 40, plus rien n'a été fait sérieusement, parce que rien ne pouvait l'être. Une famille qui se fait photographier par un journal et voilà le grand chantier de l'avenue royale qui s'arrête pour des mois et des mois. C'est devenu une industrie au pays de marchander quelque chose en échange de donner à l'Etat son droit. Il ne faut pas croire que ce soit le contraire, c'est comme ça, et c'est pour ça que le pauvre pays est très en retard sur la Tunisie. Démocratie? mais non tu n'y es pas mon pote. C'est du travail de hyènes: chacun arrache son petit bout dans le cadavre commun…Mustapha le Canadien de Montréal.Pauvre villeVous rêvez ou quoi ? Les responsables marocains ne se posent pas la question de savoir pourquoi la ville de Casablanca n'a pas de métro ou de tramway. Pauvre Casablanca.Samy.Tout se vend dans ce paysEst-ce la fin du calvaire proprement dit ou c'est le début? Si cette opération passe par le même chemin que ses antécédentes, elle ne sera pas efficace. Mais bref puisque tout se vend dans ce pays, alors une expérience en plus à vivre par nos concitoyens de Casablanca.Jaoued de Beni Mellal.Expériences réussiesJe ne comprends pas pourquoi vous doutez toujours de tout: La gestion déléguée nous a montré des expériences réussies comme la Lydec, SITA… ; la privatisation nous a montré Maroc Télécom, une autre grande réussite. Donc pour moi ça ne peut être que bénéfique, car il n'y avait pas que la situation du transport à Casa. El Haik F.


Si on concédait… le Parlement?!

. Transport du commun...des mortels!Je mets au défi un seul parlementaire de monter dans un bus de Casablanca en heure de pointe et de subir les mêmes tracas durant une toute petite semaine. Ou alors, arriver au Parlement serait peut-être la délivrance de tous ces cauchemars de bus et de transport en commun ? Si le transport en commun transportait les fils et filles de nos très chers élus communaux et parlementaires, je vous garantis que le transport en commun deviendra réellement commun. Pour le moment, on se contente d'un transport des communs des mortels.Ahmed.A qui le tour ?Le prochain contrat de concessions sera celui de la gestion déléguée du parc de Mercedes des élus parlementaires, une fois que le Parlement aura était mis en faillite par nos très chers élus super compétents!!!Rachid

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