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Entreprises

Cegelec 50 ans après sa création : Les marchés étrangers en ligne de mire

Par L'Economiste | Edition N°:255 Le 21/11/1996 | Partager

Cegelec aborde la seconde moitié de son premier centenaire en visant les marchés extérieurs. En attendant de fignoler sa stratégie, elle se renforce sur un marché local tiré par le Programme d'électrification rurale global.


Cegelec Maroc visera désormais les marchés étrangers. L'annonce a été faite par M. Pierre Bonafe, président-directeur général du groupe Cegelec France, lors du cinquantenaire de la filiale marocaine célébré en grandes pompes le 14 novembre en présence de M. Driss Guerraoui, ministre de l'Energie et des Mines, et de plusieurs chefs d'entreprises. Cantonné depuis sa création en 1946 au marché local, la société désire maintenant tirer profit de son expérience. Pour le moment, la stratégie n'est pas encore finalisée. «Nous allons adopter un plan d'action précis en fonction des opportunités et des études de marché à réaliser», souligne M. Abdellah Tabat, directeur général de la société. Toutefois, précise-t-il, «nous disposons de quelques éléments de réflexion» . Deux pistes sont envisagées. Ou bien Cegelec Maroc vendra de l'ingénierie marocaine en l'intégrant dans l'offre globale du groupe qui dispose de filiales dans plusieurs pays. Ou bien elle ira seule sur le marché. Cegelec Maroc s'est en effet bonifiée depuis plusieurs années. Pour illustration, elle offre 95% des prestations pour un projet d'automatisation et de télégestion des réseaux d'eau, contre 50% d'un projet de même type réalisé en 1990 et 70% de deux autres marchés similaires en 1994.
En attendant d'affiner la nouvelle stratégie, la Direction est décidée à se renforcer sur le marché local. Selon M. Tabat, Cegelec se propose de «répondre à l'ensemble des problèmes techniques relatifs aux réalisations de la clientèle» . Pour ce faire, souligne le directeur, elle intervient de plus en plus dans les domaines des courants faibles (sonorisation, téléphonie, détection incendie, gestion technique et supervision) et de la climatisation. Un nouveau département orienté sur ce créneau a d'ailleurs été créé en 1995. Cegelec désire également contribuer au développement de la maintenance, un marché jugé très porteur.

La société entend se doter des moyens adéquats pour atteindre ses objectifs. L'outil informatique, en particulier le système de gestion et le matériel, est en cours de modernisation. Le travail sera totalement achevé en 1998, assure M. Tabat.
L'informatisation du bureau d'étude est également en cours. Il est prévu l'achat d'une station de DAO tous les ans de manière à améliorer «la qualité, la productivité et la bonne gestion des études» . Ces stations seront à terme reliées par un réseau informatique.
Quant à l'équipement, il fait l'objet d'améliorations. Pour accompagner l'électrification rurale, le parc engins et véhicules est progressivement renouvelé. Par rapport aux cinq premières années de la décennie, le budget d'investissement annuel 1995 et 1996 a quasiment doublé. Et, jusqu'en 2010, il sera de 9 MDH au lieu de 5 millions précédemment. M. Tabat souligne: «La Cegelec avait même anticipé le lancement du PERG (Programme d'électrification rurale global) en renouvelant un parc qui était vieillissant» .

Pour le volet humain, Cegelec est bien armée, fait remarquer M. Tabat qui, faut-il le rappeler, est le premier directeur général marocain de la société. Sa nomination en 1994 s'inscrivait dans la politique de marocanisation de la société dont la présidence est assurée depuis 1972 par M. Mohamed Amor. Pour un effectif de 1.300 personnes dont 400 permanents (3 étrangers), Cegelec emploie 40 ingénieurs et cadres et plus de 120 techniciens et agents de maîtrise.
Selon M. Tabat, «la stratégie de renouvellement de la maîtrise chantier consiste à rechercher davantage de polyvalents, plus aptes à passer d'une activité à une autre...». Il souligne que l'âge de la société ne reflète pas l'âge moyen du personnel. En d'autres termes, la société véhicule une image jeune et un dynamisme mixé avec la maturité des anciens.

Cette synergie devrait permettre à Cegelec de retrouver une nouvelle forme après le creux de cette année. Suite à la conjoncture relativement difficile du premier semestre, le chiffre d'affaires 1996 devrait reculer de 6 à 7% par rapport à 1995, année au cours de laquelle il a été de 300 millions de DH. La reprise amorcée au courant de l'été ne permet pas de combler le retard concédé. Cegelec espère toutefois remonter la pente dès 1997 avec un chiffre d'affaires prévisionnel d'environ 360 MDH. Outre l'électri-fication rurale et certains grands chantiers comme celui du Casablanca Trade Center, Cegelec mise aussi sur les marchés de taille plus petite sur lesquels elle réalise le tiers de son chiffre d'affaires. M. Tabat est très explicite: «Il n'existe pas de petites affaires. Nous sommes au service de tous les clients» .
Le seul problème de l'heure réside dans les délais de paiement. Cette distorsion perturbe toutes les entreprises. Mais, pour une entreprise qui réalise plus de 50% de son chiffre d'affaires avec le public, la trésorerie peut être tendue avec, en toile de fond, des frais financiers élevés.

Alié Dior NDOUR.

Carte de visite


Cegelec Maroc est une entreprise d'ingénierie électrique. Elle est spécialisée dans plusieurs métiers, entre autres la gestion technique des bâtiments, l'installation de stations de pompage pour l'eau potable et l'irrigation, les réseaux de distribution électrique, l'importation et la distribution de matériels électriques.
Outre la construction de charpentes, la société dispose d'une unité de fabrication de poteaux en béton installée à Errachidia. La capacité est de 22 poteaux par jour.
Cegelec Maroc est issue de l'absorption en 1981 de la Société Générale d'Entreprises Chérifiennes (SGEC) par la Compagnie Chérifienne d'Entreprises Electriques (CCEE), toutes deux créées en 1946. La CCEE est devenue Cegelec Maroc en 1991. Le capital actuel est d'un peu plus de 195 MDH, contrôlé à hauteur de 74% par le Groupe Cegelec. Le reste est détenu par des privés marocains.

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