×L'Editorialjustice régions Dossiers Compétences & RH Société Brèves International Brèves internationales Courrier des Lecteurs LE CERCLE DES EXPERTS Documents Lois à polémiques Docs de L'Economiste prix-de-la-recherche Prix de L'Economiste Perspective 7,7 Milliards by SparkNews Earth Beats Solutions & Co Impact Journalism Day cop22Spécial Cop22 Communication Financière

Economie

Assurance automobile
Clientélisme et fausses expertises pullulent

Par L'Economiste | Edition N°:2170 Le 13/12/2005 | Partager

. Des pseudoexperts ont envahi la profession . Les textes ont été pervertis et les règlements de comptes se multiplientLe Conseil national des experts assermentés en automobile et mécanique générale (CONEXA) se mobilise contre l’invasion des «pseudoexperts». Deux objectifs: refonte des statuts de la profession et sécurité routière. Concernant cette dernière, un projet de loi a été élaboré afin d’instaurer «une procédure légale relative aux véhicules gravement accidentés». Un projet auquel a fait allusion le président de Conexa, M’jidou Moutawakil, lors de la journée d’étude organisée par ce groupement le 8 décembre à Casablanca. Mais c’est surtout l’organisation de la profession qui fait des remous. Quel est le fond du problème? Des «pseudoexperts  n’hésitent pas à parasiter le métier», commentent certains experts. Les représentants de Conexa ne prennent pas de gants et selon leurs déclarations, «les services “sinistre” auprès de certaines compagnies d’assurances mandatent de faux experts en contrepartie d’un bakchich». Ainsi, des véhicules hors état d’usage ne sont pas réformés techniquement. Et au lieu du retrait de la carte grise, le véhicule réintègre la circulation. Une pratique désastreuse pour la sécurité routière, affirment nos séminaristes.Ainsi, l’abrogation en 2001, de l’article 203 de la convention d’indemnisation directe (CID) a accentué le clientélisme qui sévit dans le milieu, disent-ils. D’autant plus que la suppression de cette disposition a entraîné indirectement «la balkanisation de la profession d’experts automobiles». Auparavant, une liste unique d’experts automobiles était établie par la Fédération des assureurs en concertation avec tous les acteurs. Une démarche instituée après le forum de Mohammédia tenu en 1982. Depuis, les experts comme les compagnies d’assurances ont toujours tenté de mettre de l’ordre, mais les résultats sont très décevants (cf. www.leconomiste.com).Autre conséquence, selon le vice-président du conseil, Sabri El Mehdi, «la monopolisation de 80% du marché par une poignée d’experts et dont certains ne sont pas qualifiés dans le domaine». Les représentants de Conexa dressent aussitôt une liste nominative de cabinets qu’ils accusent de monopolisation, prévarication, concussion… et autres infamies. Vérité ou règlements de comptes, comment savoir?Selon l’article 12 de la loi 45-00, «il est interdit à un expert de s’inscrire dans plus d’une expertise, sauf une personne morale ayant plusieurs spécialisations». En réalité, cette disposition est loin d’être respectée alors même que l’article 381 du code pénal condamne tout usage irrégulier de titres. Il prévoit une peine d’emprisonnement de trois mois à deux ans et une amende de 120 à 5.000 DH ou l’une des deux peines seulement. Les migrations entre les différents types d’expertise, notamment de l’immobilier à l’automobile, sont assez fréquentes. Un phénomène qui risque de décrédibiliser la profession.Dans l’Hexagone, un cycle de formation de 3 ans est destiné aux futurs experts. Par la suite, un stage de 2 ans dans un cabinet d’expertise est obligatoire. A l’issue de ce dernier, le candidat passe un examen auprès de la chambre syndicale de la profession. En cas de réussite, le ministère de l’Education lui délivre un diplôme d’expert. Au Maroc, l’accès à la profession est beaucoup plus… souple. De bons amis bien placés ou des concordances d’opinions politiques valent bien des formations.L’inexistence d’une réglementation spécifique est la cause principale de ces débordements. Actuellement, le Conseil national des experts assermentés en automobile et mécanique générale, a formulé des demandes notamment auprès de la Primature pour réorganiser la profession.


Réforme technique et réforme économique, de quoi s’agit-il?

Lorsqu’un véhicule est gravement accidenté, une expertise s’impose. Si le rapport de l’expert préconise une réforme économique, le véhicule est mis en circulation après sa réparation. Par contre, s’il est déclaré techniquement hors d’usage, son retrait de la circulation devient obligatoire. Selon El Maâti El Badaoui, secrétaire général de Conexa, «en raison de la spéculation, cette procédure est bafouée par certains experts automobiles, ferrailleurs et services «sinistres» auprès de certaines compagnies d’assurance». Faiçal FAQUIHI

  • SUIVEZ-NOUS:

  1. CONTACT

    +212 522 95 36 00
    abonnement@leconomiste.com
    mareaction@leconomiste.com
    redaction@leconomiste.com
    publicite@leconomiste.com
    communication@leconomiste.com

    70, Bd Al Massira Khadra
    Casablanca, Maroc

  • Assabah
  • Atlantic Radio
  • Eco-Medias
  • Ecoprint
  • Esjc