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Economie

Rapport de la Banque mondiale
Pas de miracle, mais fédérer les énergies

Par L'Economiste | Edition N°:2170 Le 13/12/2005 | Partager

. Une nouvelle architecture institutionnelle est nécessaire. Ce qu’il reste à faire: Harmoniser les ALE, réévaluer le Smig, réformer les tarifs agricoles, libéraliser les transports, rendre accessible le foncier…Pour la Banque mondiale, un nouveau pacte national pour la croissance et l’emploi est nécessaire. Il devrait être basé sur une stratégie équilibrée faisant face aux défaillances de la politique économique et du marché.Première étape nécessaire selon la BM, «un nouveau cadre institutionnel pour permettre de diversifier la production». Il s’agit de bien maîtriser les politiques qui fonctionnent, et celles qui ne fonctionnent pas par rapport à la réalité de l’entrepreneur. Les auteurs suggèrent une nouvelle architecture institutionnelle «qui doit disposer d’une direction politique venant d’en haut». La Banque mondiale met le doigt là où ça fait très mal: la gouvernance est malmenée. La visibilité est de fait noyée par le foisonnement de projets et de priorités gouvernementales. «Une stratégie de transformation structurelle nécessite un partisan hautement placé que le chef de l’Etat écoute (ou peut-être le chef d’Etat lui-même), qui assurerait de l’application de la stratégie». Il faudrait un conseil de coordination de haut niveau qui adopte les décisions difficiles et enfin une autorité exécutante, entité ou ministère de coordination. Pour qu’il soit facilement utilisable, le conseil doit rester de petite taille et de préférence composé des ministères clés de l’économie et chapeauté par le Premier ministre. Ces organisations doivent s’assurer d’un leadership institutionnel de grand pouvoir.. Taxe minimum sur les commerces informelsLa Banque mondiale prévient de toute mesure concernant l’idée d’un salaire minimum territorial. Quant à l’impôt général sur le revenu, il est primordial de réduire le taux, surtout dans les tranches supérieures, «afin de diminuer l’effet négatif de l’impôt sur le recrutement du capital humain sur le court terme». Cette mesure est très en retard, rappelle l’Institution. «Le gouvernement l’avait annoncé en 2004».Dans le moyen terme, il faudrait travailler sur un impôt sur le revenu plus égal, une TVA plus simplifiée et l’élimination des exonérations fiscales, ainsi qu’une taxe minimum sur les commerces informels. La Banque mondiale ne perd pas de vue la vision de la dépréciation réelle du dirham qui permettrait d’avoir une politique de change plus concurrentielle.Pour dynamiser les échanges extérieurs, la banque suggère qu’à court terme le gouvernement réduise de manière unilatérale les tarifs de la nation la plus favorisée et les obstacles non tarifaires, surtout ceux ayant trait aux produits manufacturés. Dans le moyen terme, indiquent les auteurs du mémorandum, «le gouvernement du Maroc devrait s’engager sur une stratégie de réformes des tarifs agricoles augmentant progressivement l’exposition des paysans et des transformateurs de produits agricoles aux forces commerciales internationales», explique la BM.La libéralisation doit toucher les transports, les services financiers, «pour stimuler la concurrence et augmenter l’efficacité des prestataires de services». Et enfin, «l’adoption de règles d’origine communes faciles à administrer à travers les différents accords préférentiels pour faciliter les échanges de manière considérable. En effet, les dispositions des règles d’origine dans les accords avec les Etats-Unis et l’Union européenne sont très différentes (cf. www.leconomiste.com).En général, poursuivent les auteurs du mémorandum, le gouvernement devrait éviter d’engager a priori la sélection de certains secteurs visés pour un soutien spécial, mais plutôt favoriser un processus concurrentiel permettant la sélection et le soutien à certaines activités. Aussi, la politique industrielle est dispersée, «avec des chevauchements, peu adaptés à la diversification et plutôt conformes à une stratégie traditionnelle de substitution des importations», analyse la Banque mondiale.. Ports: trop, trop chersDans sa matrice «magique», la Banque mondiale rappelle qu’il faut réduire les charges portuaires aussi bien que celles concernant la traversée du détroit de Gibraltar… Le Maroc reste l’un des pays les plus chers au monde sur ce plan-là. L’accès à la propriété pour les entreprises est aussi un obstacle qui devait déjà être éliminé… mais comme il ne l’est pas cela devient une urgence. Suite à la politique de départs volontaires et au dégraissage du secteur public, il devient aussi impératif de définir une nouvelle politique de gestion des ressources humaines dans le fonctionnariat.Dans le moyen terme, il faudrait arriver à remplacer les indemnités des licenciés par un système de contribution où les fonds d’intérêts cumulés seraient utilisés par les travailleurs pour démission volontaire, et non plus uniquement pour licenciement ou départ à la retraite.Il faudrait aussi réévaluer les politiques de salaire minimum vis-à-vis des jeunes travailleurs et des femmes.


Inaugurer n’est pas construire…

Les contrats-programmes sont ces formules gagnantes que l’on retrouve dans le tourisme par exemple. Mais la formule ne dit pas tout.«Il faut des indicateurs repères clairs et quantifiables mesurant la réussite ou l’échec tel que prévu par un contrat-programme», propose la BM. C’est comme les inaugurations de projets. Elles sont sans doute «protocolairement» indispensables mais ne renseignent pas sur la réalité du projet… Il est important de pouvoir évaluer les contrats-programmes.M. Kd.

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