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Economie

Rapport de la Banque mondiale
«Le statu quo, une option à haut risque»

Par L'Economiste | Edition N°:2170 Le 13/12/2005 | Partager

. Une nouvelle stratégie de croissance est urgente. Discipliner les «formulateurs» de la politique économique. La structure fiscale est inefficaceNul besoin d’être grand clerc: la molle croissance du Maroc pose un gros problème (création d’emplois insuffisant, faible productivité, faible diversification de l’offre). Quand cela émane de la Banque mondiale, c’est une autre histoire. Aussi bizarre que cela puisse paraître, malgré les nombreux diagnostics sur les contraintes du décollage économique, il est difficile de passer à l’étape de correction des dysfonctionnements. Le message de la Banque mondiale est fort: il ne s’agit pas là de dire ce qui va ou ce qui ne va pas, mais de proposer des solutions pour se réorganiser, car on se comprend à peine! Les politiques de croissance sont remises en question.Hormis le tout récent plan Emergence qui tente d’en dessiner les contours, le Royaume perd, depuis le lancement de ses réformes des années 90, ses avantages comparatifs sans se réajuster. Il est resté dans une posture de statu quo qui devient «une option à haut risque» pour le Royaume. La BM se dit perplexe sur la lecture «adéquate» du développement de la croissance durant la dernière décennie. Les résultats passés sont mêmes «énigmatiques».La Banque mondiale vient de remettre aux responsables concernés (ministères des Finances, du Commerce extérieur…) un mémorandum non encore publié sur les blocages de la croissance(1). Ce rapport est le deuxième après le mémorandum rédigé en 1995.La Banque relève clairement que le «Maroc n’a pas une stratégie d’encouragement des exportations». Enfin si. Une stratégie de développement des exportations vient à peine d’être déclinée par le ministère du Commerce extérieur (cf. www.leconomiste.com)…Sa présentation publique des mois et des mois après le temps échu est édifiante. Elle illustre bien le problème de réactivité et d’efficacité des politiques économiques dénoncées par la Banque mondiale. Le problème de coordination aussi.Les défaillances des politiques économiques concernent: le haut niveau de rigidité sur le marché de l’emploi, une fiscalité excessive sur le capital humain (taux d’IGR trop élevé), le régime fixe du taux de change et le statu quo de la structure des exportations.«La réponse générique aux défaillances des politiques économiques est d’abord de discipliner les formulateurs de la politique en exigeant la non discrétion, l’uniformité et des relations distantes avec le secteur privé», explique la BM. Nous sommes là en pleine «bonne gouvernance», thème chèrement repris dans les discours, mais bel et bien dilué dans les pratiques.Ainsi est-il du système fiscal marocain, jugé inefficace par rapport à ses objectifs de consolidation de la pression fiscale. Les auteurs du mémorandum ont abouti à une matrice de mesures à prendre sur le court et moyen termes pour vite, très vite rectifier le tir. Presque «comme d’habitude», il s’agit là d’une urgence.


Chute libre

«La problématique de faible croissance est légendaire en ce qui concerne le Maroc», relève la Banque mondiale. Dans les années 60, le Maroc avait le deuxième taux de croissance économique le plus élevé dans la région Mena après l’Arabie saoudite. Dans les années 80, le Royaume perd l’avantage… et dans les années 90, on le retrouve dernier avec une moyenne de 0,5 pour cent. Eloquent.Mouna KADIRI------------------------------------------------------(1) Dont L’Economiste détient une copie. Royaume du Maroc, «Promouvoir une croissance et un emploi plus élevés à travers une diversification productive», rapport N° 32948-MA, 1er décembre 2005, groupe de développement social et économique, Moyen-Orient et Afrique du Nord.

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