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Meknès incapable de reloger ses sinistrés

Par L'Economiste | Edition N°:4178 Le 24/12/2013 | Partager
45 familles sans toit depuis plus de cinq semaines
Habous et autorités peinent à leur trouver une solution

Les 45 familles évacuées de l’immeuble Bernard manifestent depuis le 16 novembre dernier. Si certains ont été relogés vu leur précarité, 32 autres ménages sont toujours dans la rue, réclamant à cor et à cri la réhabilitation des parties fissurées ou leur relogement

Les locataires de l’immeuble Bernard, à Meknès, logent à la belle étoile depuis près de 40 jours.  En effet, les autorités peinent à trouver une solution pour les 45 familles évacuées après l’effondrement de la cour de leur immeuble, le 16 novembre dernier. Effondrement qui, rappelons-le, avait causé des fissures au niveau des murs de trois appartements et deux locaux à usage de bureau. «L’immeuble abrite pourtant 53 appartements et bureaux en plus de plusieurs commerces dont la majorité est intacte, mais interdite d’accès depuis le sinistre», explique Majda El Yamni, SG de l’association des locataires de l’immeuble Bernard. Selon elle, «tout est dû aux travaux de réaménagement d'un nouveau supermarché, situé au sous-sol du bâtiment». Au moment de l’écroulement, il n'y a pas eu de décès, fort heureusement. En revanche, deux personnes sont mortes après le sinistre. Elles étaient malades et sous traitement et n’ont pas supporté la perte de leurs biens», ajoute El Yamni. Bouleversés, les ménages se sont donné rendez-vous, samedi dernier, en bas de l’immeuble pour manifester contre l’indifférence des pouvoirs publics. Ils se préparaient à passer une nouvelle nuit sous des pluies abondantes. Depuis l’effondrement, les familles évacuées vivent dans la rue. Certaines dressent des tentes de fortune à côté de l’immeuble sous le regard impavide des forces de l’ordre. D’autres sont logées chez leurs proches. Si les autorités ont proposé d’assister 13 ménages (des plus vulnérables), la majorité se retrouve sans abri. «Nous avons tout perdu», martèle l’un des habitants. Nos enfants ne vont plus à l’école et n’ont nulle part où aller. Nous sommes devenus des SDF», scandent-ils, espérant que leurs cris de détresse arriveront au plus haut sommet. Malgré des réunions avec les responsables territoriaux, rien n’a changé. Les artisans et professionnels sont aussi privés de leur gagne-pain, car leurs commerces et bureaux se trouvant dans cet immeuble.
En attendant le rapport d’expertise du LPEE, laboratoire agréé par l’Etat qui pourra décider ou non de la viabilité de l'immeuble, les habitants réclament leur relogement. Signalons que l’immeuble appartient aux Habous et a été construit en 1929. Il se trouve à l'intersection des boulevards des FAR et Nihrou, et la rue Melilia. Les travaux de sa réhabilitation ne devraient pas dépasser les six mois. «Pendant ce temps, les Habous pourraient prendre en charge une partie du loyer pour 32 familles», conclut-on.

De notre correspondant, Youness SAAD ALAMI

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