×L'Editorialjustice régions Dossiers Compétences & RH Société Brèves International Brèves internationales Courrier des Lecteurs Les Grandes Signatures Documents Lois à polémiques Docs de L'Economiste prix-de-la-recherche Prix de L'Economiste Perspective 7,7 Milliards by SparkNews Earth Beats Solutions & Co Impact Journalism Day cop22Spécial Cop22 Communication Financière
eleconomiste

Régions

Marrakech/Tourisme
Le coup de gueule de la mairesse

Par L'Economiste | Edition N°:4178 Le 24/12/2013 | Partager
Un contrat-programme régional à réajuster
Les ADT (agence de développement du tourisme) encore en négociations
Malgré un fort taux de fréquentation en hausse, les recettes ne progressent pas

Touchée au vif par les questions de la gestion des ordures, Fatima-Zahra Mansouri, mairesse de Marrakech qui dit s’en occuper, a de son côté attaqué sur d’autres fronts : remise à niveau de certains établissements touristiques, et surtout avant d’autoriser l’implantation de nouvelles enseignes, consolider l’offre existante
 

Fatima-Zahra Mansouri, présidente du conseil de la ville de Marrakech, règle ses comptes. Oui, la ville est bien le moteur du tourisme au Maroc, mais la mairesse déplore que les retombées financières ne profitent que très peu à la population et aux commerces. Mansouri n’a pas mâché ses mots lors de la rencontre de concertation organisée le week-end dernier entre les responsables locaux, le ministère du Tourisme, l’ONMT et les professionnels du tourisme. Si ces derniers sont revenus à la charge sur ce qu’ils considèrent pénalisant pour le produit Marrakech, à savoir les rues et avenues en travaux et les problèmes du ramassage des ordures, Mansouri leur a fermement répondu que ces questions sont en cours de traitement. Elle en profite pour relancer la balle, en leur rappelant que certains établissements touristiques nécessitaient une remise à niveau et de sérieux rafraîchissements. Il faut dire aussi que certains établissements font très peu de cas des événements organisés à Marrakech. Dans la foulée, Mansouri souligne qu’avant d’autoriser l’implantation de nouvelles enseignes, il faut consolider l’offre existante et mieux cerner les besoins actuels de la ville. Des échanges bien enregistrés par le ministre du Tourisme, Lahcen Haddad, qui a réaffirmé que le contrat programme, signé le 22 octobre 2013 reste ouvert et que des réajustements peuvent y être introduits. En effet, pour faire de Marrakech une des 20 premières destinations, il s’agit de débattre de ce qui coince. Par exemple, faire comprendre au syndicat des taxis que le tourisme dynamise leur secteur. Sous-entendu que les visiteurs ne doivent plus être pris pour des tirelires. A la wilaya, on annonce déjà une action de rénovation des véhicules (un tiers des 1.800 taxis), au même titre qu’une réflexion sur de nouveaux tarifs, l’obligation de l’affichage des prix et la promotion du service des Taxis verts. Autres questions abordées, celle de la haute saison, qui n’a plus court à Marrakech. Des efforts sont demandés aux professionnels pour développer la commercialisation des débuts de semaine, du lundi au jeudi, et de pratiquer des tarifs, qui sortent la destination de la formule “luxe”, afin de répondre à un tourisme plus large, pour tous les budgets. Tout comme il est attendu pour la promotion de la destination, un plus grand effort sur le marché allemand, défini comme l’objectif particulier pour 2014, souligne Hamid Bentahar, président du CRT de Marrakech. Une première démarche commune, et un prochain rendez-vous a été donné en janvier 2014, pour faire avancer ces questions. C’est tout ce qu’on retiendra de cette réunion de concertation. En revanche, la rencontre, qui devait en principe poser les prochains objectifs, n’a rien fait ressortir de nouveau. Tout d’abord, Haddad annonce, ce qu’on sait déjà, que le budget pour 2014 n’est pas encore établi. S’agissant des fameuses agences de développement du tourisme, les ADT, rien de concret n’a été avancé. «Nous avons fini la mouture du texte, en accord avec le secrétaire général du gouvernement et il reste les derniers pourparlers avec le ministère des Finances, avant de mettre le texte sur les rails de l’adoption au niveau du conseil de gouvernement”, se contente d’indiquer le ministre du Tourisme. Haddad n’a pas été très clair non plus sur le plan de relance de l’aérien d’autant plus que des compagnies sont inquiètes et annoncent déjà leur désengagement à l’instar de Ryanair. Pour le ministre, l’annulation des lignes de cette compagnie, peu rentables, était programmée bien avant l’annonce de la redevance sociale. Et face aux légitimes préoccupations des compagnies aériennes, le ministre précise que tous les éléments concernant cette nouvelle taxe seront exposés, plus tard après sa publication au Bulletin officiel.

Evolution

• Un taux d’occupation général, qui dépasse les 60 % en 2013
• + 14 % à fin novembre 2013 du cumul des arrivées
• + 12 % à fin novembre 2013 du cumul des nuitées
• + 7 % du taux d’occupation à fin novembre 2013
• 7 nouveaux hôtels ont ouvert en 2013
• 8.000 lits supplémentaires prévus entre 2014 et 2016, essentiellement en haut de gamme: Movenpick (2014), Baglioni (2014), Royal Palm (2014), Park Hyatt (2015), Mandarin Oriental (2015), The Ritz Carlton (2016)
• 5 millions de touristes espérés à l’horizon 2020

De notre correspondante, Stéphanie JACOB

  • SUIVEZ-NOUS:

  1. CONTACT

    +212 522 95 36 00
    abonnement@leconomiste.com
    mareaction@leconomiste.com
    redaction@leconomiste.com
    publicite@leconomiste.com
    communication@leconomiste.com

    70, Bd Al Massira Khadra
    Casablanca, Maroc

  • Assabah
  • Atlantic Radio
  • Eco-Medias
  • Ecoprint
  • Esjc