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Régime de change: Le marché a la tête ailleurs

Par Franck FAGNON | Edition N°:5715 Le 10/03/2020 | Partager
Le krach du pétrole et l’effondrement du Masi monopolisent l’attention
Le marché mieux aguerri pour la suite de la réforme

AttenduE depuis un moment par le marché, la deuxième phase de la réforme du régime de change est effective depuis lundi 09 mars avec l’élargissement de la bande de fluctuation du dirham à ± 5% par rapport à un cours central fixé sur la base d’un panier euro/dollar de 60% et 40%. Dans les salles de marché casablancaises, la nouvelle n’a pas réellement surpris.

«L’élargissement de la bande de cotation était anticipé par le marché, suite aux discours ces derniers mois du ministre des Finances et du gouverneur de la Banque centrale. Seule la date était inconnue. Du coup, nous n’observons pas d’impacts particuliers par rapport aux cotations de vendredi dernier», relève Olivier Bru, responsable Capital Market BMCI.

Deux ans après le démarrage de la réforme, le marché est mieux outillé pour absorber les prochaines étapes. «Le marché a déjà assimilé la flexibilisation du dirham. Il est autonome et nous n’avons pas observé de mouvement particulier après ce nouveau pas», note Abdelmalek Benabdeljalil, vice-président du directoire de BMCE Capital.

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Les réserves de change se sont renforcées de 6% sur un an à fin février et se situent au même niveau qu’en 2018 au moment du premier élargissement de la bande de fluctuation du dirham

Dans le même temps, les centres d’intérêt étaient ailleurs ce lundi. La dégringolade du prix du pétrole et l’effondrement du Masi ont monopolisé l’attention. L’indice vedette de la Bourse cédait 5,82% en séance lundi sur un volume inhabituel de 584 millions de DH. Les craintes liées à l’impact du coronavirus sur l’économie ont pris le dessus sur les autres nouvelles.

Vendredi dernier, le Masi avait déjà abandonné 3,05% sur un volume 344 millions de DH. Les étrangers et les OPCVM sous la pression des rachats des particuliers, animent le marché. Pour les analystes, la réaction est surdimensionnée. Jusqu’ici, le Maroc semble bien gérer la crise sanitaire et a priori, on ne devrait pas assister à un scénario à l’italienne, veulent croire les professionnels.

Le contexte macroéconomique et financier favorable sur le marché domestique a dicté ce nouveau pas dans la réforme du régime de change. Par contre, le début d’année est marqué par de nombreuses incertitudes à l’international. Le ralentissement du commerce et de la croissance mondiale ne sera pas neutre sur les performances du Maroc.

Un baril de pétrole autour de 30 dollars va significativement réduire la facture énergétique et accorder des marges de manœuvre supplémentaires aux entreprises. En revanche, les exportations pourraient être affectées par le ralentissement de la demande adressée au Maroc.

Pour l’instant, «il serait hâtif de prévoir le comportement de la devise. Nos anticipations dépendront notamment des flux du commerce extérieur», souligne un professionnel. Toutefois, «nous n’avons jamais dépassé l’une des deux bornes de la bande lors de la première phase», rappelle-t-il.

Nonobstant les élargissements du corridor de fluctuation, «il convient de suivre la liquidité du marché et la formation des prix dans le marché interbancaire. Ce dernier est composé de neuf banques ayant le statut de market maker. Il pourrait être pertinent d’ouvrir le marché à d’autres acteurs, afin d’augmenter sa liquidité», relève Olivier Bru. Ceci dit, «les ingrédients sont réunis pour que la deuxième phase se passe sans accrocs, observe Abdelmalek Benabdeljalil.

F.Fa

 

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