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    Economie

    Pêche illicite en Méditerranée Les Etats veulent passer à la vitesse supérieure

    Par Badra BERRISSOULE | Edition N°:5534 Le 13/06/2019 | Partager
    Le pacte MedFish4Ever pour plus de contrôle et de traçabilité renouvelé à Marrakech
    Inverser l’évolution négative des stocks, préserver des milliers d’emplois, les défis
    850.000 t encore capturées, contre 1 million ces 10 dernières années
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    Pour contrer la pêche illicite, 8 plans régionaux ont été adoptés et 9 zones de pêche réglementée ont été créées où les activités de pêche sont limitées ou interdites. La flotte méditerranéenne capturait environ 1 million de tonnes de poisson, mais ce chiffre a diminué jusqu’à 850.000 tonnes ces 10 dernières années (Ph. PM)

    Après Malte, c’est à Marrakech que 16 Etats de la région de la Méditerranée ainsi que l’Union européenne viennent de renouveler leurs engagements pour une action commune face aux menaces auxquelles sont confrontés les stocks halieutiques. Ces derniers s’amenuisent et continuent de subir d’énormes pressions et la surpêche ainsi que la pollution risquent d’entraîner des dommages irréversibles.

    C’est pour améliorer la gestion et la gouvernance des pêches et sauver les stocks en poisson de la Méditerranée que les Etats de la région se sont engagés pour un programme d’action à l’horizon 2027, le MedFish4Ever. La pêche a toujours joué un rôle central dans la société méditerranéenne. Le secteur emploie 250.000 personnes sur des bateaux de pêche tandis que des centaines d’autres travaillent dans ses chaînes d’approvisionnement à terre.

    Or, le stock halieutique de la Méditerranée est en danger et il «serait surexploité à 90%», selon les estimations des experts. Contrecarrer la pêche illicite d’ici 2020, établir des plans de gestion pluriannuels ainsi que des zones de pêche réglementée et des aires marinées protégées… sont donc les priorités de l’engagement commun des Etats méditerranéens.

    Il vient d’être renouvelé à Marrakech lors d’une conférence de haut niveau organisé par la Commission générale des pêches pour la Méditerranée (CGPM) et l’Organisation des Nations unies pour l’alimentation et l’agriculture. Une occasion aussi pour faire le point sur les avancées de ce chantier.

    «Même s’il reste encore à faire pour garantir la durabilité des pêches en Méditerranée sur le long terme, des progrès importants ont été réalisés», indique d’emblée Abdellah Srour, secrétaire exécutif de la CGPM. «Nous avons progressé dans la mise en œuvre de la stratégie avec 8 plans régionaux qui ont été adoptés et la création de 9 zones de pêche réglementée où les activités de pêche sont limitées ou interdites».

    Aujourd’hui, les signataires de l’engagement doivent prendre conscience de l’urgence de passer à la vitesse supérieure notamment pour la lutte contre la pêche illicite, non déclarée et non réglementée qui entraîne de grandes pertes financières et menace les emplois, souligne Srour.

    Dans ce domaine, le Maroc a déjà une avancée avec sa stratégie Halieutis qui en est à sa 10e année de mise en œuvre. La lutte contre la pêche informelle constitue d’ailleurs un pilier essentiel de ce plan, souligne Aziz Akhannouch, ministre de l’Agriculture, de la Pêche maritime, du Développement rural et des Eaux et Forêts.

    En matière d’instruments juridiques, le Maroc a instauré une loi visant notamment à établir un système de documentation des captures. Elle a pour objectif de lutter contre le circuit informel et assurer une traçabilité tout au long de la chaîne de valeur. Afin d’accompagner la procédure, des moyens de vérification informatique permettent l’enregistrement des différents actes de la procédure de certification des captures depuis l’amont jusqu’à l’export.

    Ce système a fermé la voie aux falsifications des documents sur papier justifiant l’origine des captures. Autre instrument de contrôle mis en place, l’identification électronique des barques de la pêche artisanale grâce auquel les contrôleurs peuvent reconnaître facilement l’identité de la barque (nom, matricule, autorisation…) et ainsi lutter contre les barques non règlementaires. Enfin, le département travaille actuellement pour un renforcement de la coordination dans le contrôle à terre.

    Ceinture bleue

    Le Maroc, aux côtés de nombreux partenaires telle la FAO, a soumis l’initiative climatique pour une «Ceinture bleue» à l’occasion de la COP22 tenue à Marrakech en 2016. Cette initiative, basée sur les modèles de l'économie circulaire et de l'économie bleue, vise à renforcer la résilience des écosystèmes, des ressources marines vivantes et des communautés côtières et à faire de la pêche et de l'aquaculture un facteur majeur de croissance économique bleue et de développement inclusif et résilient, conforme à l’Objectif de développement durable 14. Pour Arni M. Mathiesen, directeur général adjoint du département des Pêches et de l’Aquaculture à la FAO, la mise en œuvre de l’initiative de la Ceinture bleue pourra démarrer au niveau régional dans la perspective d’une extension ailleurs.

    Badra BERRISSOULE

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