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    Economie

    L’automobile et Saham tirent les IDE

    Par Fatim-Zahra TOHRY | Edition N°:5534 Le 13/06/2019 | Partager
    Hausse des flux de 36% pour atteindre 3,6 milliards de dollars en 2018
    Mesures de facilitation des affaires, zones économiques spéciales…
    L’Afrique a été épargnée par la baisse mondiale
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    Au Maroc, les entrées des investissements étrangers directs ont augmenté de 36% et se sont élevées à 3,6 milliards de dollars en 2018, sous l’impulsion d’investissements importants dans les secteurs financier et automobile.

    C’est ce qui ressort du rapport sur l’investissement dans le monde 2019 établi par la Cnuced, tant attendu pour mesurer l’attractivité d’un pays. Dans la précédente édition, le Maroc avait affiché une bonne mine avec une hausse des flux de 23% pour atteindre environ 2,7 milliards de dollars (cf. notre édition N° 5289 du 07/06/2018).

    Le pays continue de bénéficier de performances économiques relativement stables et d’une économie diversifiée. Laquelle attire des investissements étrangers dans les domaines de la finance, des énergies renouvelables, des infrastructures et de l’industrie automobile. La Cnuced cite plusieurs projets déjà réalisés ou en cours par le Maroc. L’investissement le plus important a été l’acquisition des 53% restants de Saham Finances par Sanlam Emerging Markets (Afrique du Sud) pour un milliard de dollars.

    Les mesures de facilitation des affaires et les zones économiques spéciales (ZES)  prêtes à l’investissement ont contribué à cette tendance positive. Le Maroc a fait des efforts pour améliorer le climat des affaires en général, mais également le cadre de l’investissement, attestent les experts de la Cnuced. Plusieurs recommandations se sont traduites par des réformes.

    Parmi celles-ci, la mise en place d’un cadre réglementaire favorisant des IDE durables et diversifiés. Des efforts importants ont également été consacrés à la facilitation des affaires. Ce qui a conduit notamment à la simplification administrative des procédures ainsi qu’à une meilleure communication avec des investisseurs potentiels.

    Dans le cadre de la réforme nécessaire du régime des accords internationaux d’investissement, le Maroc s’est également montré particulièrement actif, ayant conduit une réflexion analytique sur l’ensemble de ses accords existants et modernisé son modèle-type d’accord bilatéral. Reste donc à transformer l’investissement en une croissance effective. Cette année 2019 ne sera pas celle du redressement marocain, mais après, ça ira mieux, dit la Banque mondiale (voir l’Edito «Ça bouge!» et l’article «Croissance: Le Maroc sur la bonne trajectoire» dans notre édition N° 5531 du 10/06/2019).

    Le Maroc est cité dans la catégorie des pays qui devraient adopter de nouveaux modèles de traités qui contiennent un certain nombre de caractéristiques novatrices visant à prendre en compte des dimensions de développement durable. Ayant orienté certaines de ses zones franches vers les activités de haute technologie et l’industrie automobile, le Royaume figure également parmi ceux qui ont ciblé des secteurs diversifiés et ayant une plus grande valeur ajoutée.

    Dans de nombreux pays, les programmes de zone représentent une part importante des exportations, en particulier de produits manufacturés. Le Maroc ne fait pas exception et rejoint la liste des pays qui dépendent fortement des exportations de pétrole et de gaz et les zones économiques spéciales y représentent environ 60% des exportations nettes hors pétrole.

    En Afrique du nord, les entrées des investissements étrangers directs ont progressé de 7% et atteint 14 milliards de dollars. L’Egypte reste le premier pays africain bénéficiaire des IDE, malgré un recul de 8%, à 6,8 milliards de dollars.

    Selon le World Investment Report 2019, l’Afrique a été épargnée par la baisse mondiale. En 2018, les entrées sur le continent ont augmenté de 11% par rapport à l’année précédente, pour s’établir à 46 milliards de dollars. Cette augmentation s’explique par la progression de la demande et, par voie de conséquence, du prix de certains produits de base et par la croissance des investissements non liés aux ressources naturelles dans un petit nombre de pays.

    La baisse dans certains grands pays du continent, dont le Nigéria et l’Egypte, a été compensée par leur hausse dans d’autres pays, notamment l’Afrique du Sud. Pour Mukhisa Kituyi, Secrétaire général de la Cnuced, « l’accord portant création de la Zone de libre-échange continentale africaine (ZLECAf) renforcera la coopération régionale. Conjugué à des prévisions de croissance optimistes, cela est de bon augure pour les entrées d’IDE sur le continent».

                                                                                         

    L’effet Trump

    Les flux mondiaux d’investissement étranger direct ont reculé de 13% en 2018, tombant à 1.300 milliards de dollars, contre 1.500 milliards en 2017 (il s’agit là de la troisième baisse annuelle consécutive).

    Cette contraction s’explique largement par le fait que les entreprises multinationales des États-Unis ont rapatrié leurs profits de l’étranger afin de tirer parti des réformes fiscales que les autorités américaines avaient adoptées en 2017 précisément dans ce but. Ce sont les pays développés qui ont été les plus touchés, puisque les entrées d’IDE y ont diminué d’un quart pour s’établir à 557 milliards de dollars, retombant au niveau enregistré en 2004.

    «L’IDE reste bloqué aux faibles niveaux d’après-crise. Cela n’augure rien de bon quant à l’engagement pris par la communauté internationale de s’attaquer aux problèmes mondiaux qu’il est urgent de régler, comme la grande misère et la crise climatique», s’inquiète Mukhisa Kituyi. «Les tensions géopolitiques et commerciales risquent de continuer de peser sur l’IDE en 2019 et les années suivantes», a-t-il rappelé.

    En 2019, les flux d’IDE vers les pays développés devraient repartir à la hausse lorsque les effets des réformes fiscales américaines se seront estompés. Les annonces de projets d’investissement de création de capacités (qui sont un indicateur des dépenses prévues) laissent également entrevoir une hausse de ces investissements, après avoir augmenté de 41% en 2018 par rapport au faible niveau enregistré en 2017.

    Fatim-Zahra TOHRY

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