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    Economie

    Le capital investissement arrive à un tournant

    Par Franck FAGNON | Edition N°:5497 Le 17/04/2019 | Partager
    910 millions de DH investis en 2018, un record
    Il faudra réconcilier les institutionnels locaux avec le private equity
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    Les levées de fonds des investisseurs en capital ces deux dernières années émanent principalement des organismes de développement internationaux. Meurtries par certaines opérations dans le passé, les compagnies d’assurances et les caisses de retraite ont pour l’instant fait une croix sur le private equity (investissement en direct en tout cas), malgré les rendements attractifs. Pour les professionnels, l’émergence de nouvelles sociétés de gestion et l’évolution du cadre fiscal pourraient faire bouger leur position

    Les reports de plusieurs deals à 2018 pour bénéficier des dispositions de la loi de finances sur le droit d’enregistrement ont propulsé les investissements de l’industrie du private equity à 760 millions de DH. En ajoutant l’investissement de Amethis dans CFG Bank (150 millions de DH), les transactions s’élèvent à 910 millions de DH.

    La profession a enregistré son année la plus prolifique en la matière. Les fonds en phase d’investissement disposent encore d’une enveloppe de 2,3 milliards de DH. De leur côté, les désinvestissements ont totalisé 312 millions de DH après 968 millions de DH en 2017.

    Les sorties représentent un vrai casse-tête pour les gérants notamment avec une Bourse en petite forme. Cela retarde certaines opérations. Les cessions à d’autres fonds ou les sorties industrielles sont par conséquent les canaux les plus utilisés.

    Au total, 200 entreprises pesant 74 milliards de DH de chiffres d’affaires ont été accompagnées par le private equity depuis son introduction au Maroc pour un investissement de 7,4 milliards de DH. Rapportés aux montants levés, cela représente 38%.

    Le capital investissement comme d’autres financements alternatifs ont encore du mal à percer dans les solutions de financement des entreprises. La première option des entreprises reste de très loin le crédit bancaire. Ceci dit, la barrière culturelle n’est plus un argument aussi fort, pense Adil Rzal, président de l’Association marocaine des investisseurs en capital (AMIC).

    «La barrière culturelle n’est plus un réel problème. Les entreprises comprennent bien notre métier et celles qui adhèrent à notre discours sont celles qui veulent institutionnaliser leur tour de table et faire croître la valeur de l’entreprise. Au fond, c’est le but ultime des fonds», estime-t-il.

    En moyenne, le chiffre d’affaires des entreprises investies a augmenté de 13% l’an. Il faut que les dirigeants soient ouverts à un mode de gestion plus transparent. Pour l’Amic, il faudrait peut-être réfléchir à des incitations pour les entreprises qui accueillent les fonds de private equity dans leur tour de table.

    Au-delà des entreprises, les professionnels du capital investissement doivent aussi séduire les institutionnels locaux. Les compagnies d’assurances ou encore les caisses de retraite ont disparu des radars depuis quelques années. Sur 3 milliards de DH levés sur les deux dernières années, 80% des capitaux ont été apportés par les organismes de développement internationaux. Les coups durs du passé n’ont pas totalement été oubliés.

    Le capital investissement souffre encore de l’amalgame avec les fonds immobiliers à un moment, disent les professionnels. Aujourd’hui, les gérants mettent en avant des TRI assez attractifs (15,8% brut sur la période 2000-2018) pour appâter les zinzins. Des incitations fiscales pourraient aussi faire évoluer leur position, estiment-ils.

    Dans le même temps, il faudra l’émergence de nouvelles équipes de gestion pour accompagner le développement de l’industrie. Cela passera aussi par l’évolution de l’environnement juridique et fiscal. A quelques semaines des assises de la fiscalité, la profession a quelques dossiers à défendre notamment la suppression de la TVA sur les frais de gestion.

    «Cet impôt pourra être investi dans les entreprises pour créer plus de valeur et non pas pour améliorer les frais de gestion», argumentent les professionnels. 

    F.Fa

     

     

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