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    Economie

    TPE: Les fonds néerlandais arrivent

    Par Nadia DREF | Edition N°:5497 Le 17/04/2019 | Partager
    Dutch Good Growth Fund cherche des relais locaux
    De 5 à 15 millions d’euros mobilisables
    Des discussions en cours avec Azur Innovation Fund

    L’écosystème entrepreneurial, bien que morcelé, attire davantage les fonds d’investissement. C’est le cas du Dutch Good Growth Fund (d’origine néerlandaise) qui opère au Maroc depuis 2018.

    Créé à l’initiative du ministère néerlandais des Affaires étrangères, ce fonds cible les fonds d’investissement locaux et autres organismes financiers qui, à leur tour, financent des entreprises. Celles qui sont juste au-dessus de celles couvertes par le microcrédit, et souvent indésirables au guichet bancaire. C’est ce qu’a déclaré Julia Kho, knowledge manager et responsable du projet «Closing The Gap» chez Triple Jump qui gère le fonds DGGF (Voir interview ci-dessous).

    Lors d’un atelier organisé hier à Casablanca, le consultant Alaedine Tidjani a présenté les résultats préliminaires d’une étude conduite avec l’appui du Dutch Good Growth Fund sous le nom de «Closing The Gap». Le constat est sans équivoque: il faut un fonds qui vient en support pour aider les entreprises, en stade d’amorçage.

    «Les TPE ont besoin plus d’accompagnement que de financement», précise une chef d’entreprise. Selon l’étude, la majeure partie des PME est composée de petites entreprises à faible croissance, suivies par des entreprises traditionnelles, souvent familiales et ayant des perspectives de croissance modérée.

    «Il y a une grande problématique sur la transmission dans les entreprises familiales. Les entrepreneurs qui n’ont pas d’enfants ne se projettent plus faute de motivation», souligne Zakaria Fahim, président de la commission PME au sein de la CGEM. Autre constat: les entrepreneurs sont encore frileux quant à l’ouverture du capital de leurs entreprises. D’autres basculent vers l’informel pour échapper au fisc.

    Entreprises de «subsistance»

    Le consultant a classé les entreprises en quatre catégories. Le plus gros du contingent sont les petites entreprises de «subsistance» qui sont à peine plus grandes qu’une micro-entreprise et dont les fondateurs s’efforcent d’obtenir un revenu afin de subvenir aux besoins de la famille. Elles travaillent généralement dans l’informel et sont caractérisées par une croissance et une taille limitées.

    Viennent ensuite, les entreprises à croissance modérée, exportatrices ou opérant dans le secteur manufacturier, le textile, le transport, les NTI... Souvent traditionnelles, elles offrent un produit ou un service avec une demande stable et ne recherchent pas de nouveaux marchés. S’y ajoutent des start-ups à forte croissance créées souvent par des jeunes entrepreneurs débutant pour la plupart dans le secteur des NTI. Une quatrième catégorie est celle des entreprises à forte croissance.

    L’étude a révélé que l’entrepreneuriat n’est qu’un plan B pour les jeunes diplômés. Le chômage frappe majoritairement les jeunes y compris ceux issus de l’université. Aussi, il existe trop peu de passerelles entre l’université, le salariat et l’entrepreneuriat. Le consultant rappelle également qu’il y a un manque de modèles féminins. Les femmes entrepreneurs peinent à accéder au financement faute de garanties bancaires.

    N.D.

                                                                     

    «Il n’y a pas de cible prédéterminée ni de plafond pour le fonds»

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    Julia Kho, knowledge manager chez Triple Jump

    - L’Economiste: Quelle est la valeur ajoutée du Fonds DGGF pour le marché local?
    - Julia Kho:
    Le fonds opère depuis 2014 dans plus de 70 pays dont le Maroc. Il gère 325 millions d’euros pour servir les besoins en financement des fournisseurs de services financiers. Nous n’investissons pas directement dans les entreprises. Nous avons lancé ce travail de segmentation pour bien comprendre les différents types d’entreprises. Chaque catégorie a un besoin et des caractéristiques particuliers. Nous soutenons des organismes locaux qui ont défini une stratégie d’investissements couvrant les catégories d’entreprises à servir.  Nous sommes en discussion avec plusieurs locaux. Le Maroc est très important pour nous. Nous restons ouverts à tous acteurs locaux. Il n’y a pas de cible prédéterminée ni de plafond pour le fonds. Nous voulons répondre à la demande et aux besoins locaux.

    - Quelle est la fourchette des investissements du fonds dans ce domaine?
    Les financements dépendent de la taille des organismes intermédiaires. Nos investissements se situent entre 5 et 15 millions d’euros. En revanche, pour l’accompagnement des incubateurs et accélérateurs, la subvention est plafonnée à 500.000 euros. Elle est faite sur mesure pour chaque programme.

    - Quel est le bilan actuel de votre activité?
    - L’entrée du fonds d’investissement néerlandais au Maroc s’est concrétisée en 2018. Motivé par la volonté d’accroître l’accès des PME locales au financement, il a soutenu un fonds d’investissement égyptien qui opère également au Maroc et en Tunisie. Il s’agit de Sawari Ventures North Africa Fund I. Notre fonds peut également soutenir des initiatives locales qui offrent des services de renforcement de capacités de qualité abordables aux jeunes et aux nouveaux entrepreneurs.
    Depuis février dernier, le fonds soutient H7, la nouvelle Initiative lancée en 2018 destinée aux startups technologiques locales et africaines. Le fonds néerlandais accompagne également l’incubateur de startups Impact Lab (ex-Numa Casablanca). Nous sommes également en cours de discussion avec le fonds d’investissement Azur Innovation.

    Propos recueillis par Nadia DREF

     

     

     

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