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    Economie

    Prix de L’Economiste: 4 gagnants pour la 14e édition

    Par Tilila EL GHOUARI | Edition N°:5435 Le 21/01/2019 | Partager

    Cela fait 14 ans que L’Economiste encourage la recherche académique sur l’économie en primant, chaque année, des recherches validées par des établissements publics ou privés. Au fil des ans, cette prestigieuse distinction est devenue un label de qualité et de rigueur dans la réflexion.

    Pour cette 14e édition, 10 candidats ont été retenus, dont 5 nominés dans la catégorie Doctorat, 4 dans la catégorie Master, et un dans la catégorie Licence. Les femmes se sont encore distinguées par la qualité de leurs travaux puisque nous avons deux gagnantes. Et pour la première fois cette année, le jury consacre deux doctorants.

    Gagnants catégorie Doctorat

    ■ Fatiha Addyoubah

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    Titulaire d’un Master en Affaires internationales et stratégies des acteurs à la faculté des sciences juridiques, économiques et sociales de l’Université Moulay Ismaïl à Meknès, Fatiha Addyoubah voulait démarrer sa carrière professionnelle. «C’est mon amie qui m’a poussée à m’inscrire au doctorat», confie-t-elle. Une fois sa candidature acceptée, elle a décidé de se consacrer pleinement à ses travaux de recherches. «J’avais envie de faire les choses correctement et présenter un travail de qualité», explique-t-elle. Toutefois, quand l’opportunité d’exercer en tant que professeur assistant contractuel se présente à elle, elle l’accepte car elle voulait être autonome. Elle commence alors à travailler à la faculté de Meknès et donne également des cours dans des écoles privées. En 2017, elle soutient sa thèse qui porte sur «les déterminants de la performance des réseaux territorialisés d'organisation (RTO) au Maroc (Cas de la Grande plateforme industrielle GPI TangerMed). Un travail dirigé par Mohammed Benchekara. «J’ai opté pour cette problématique car c’est un sujet émergent et pas encore très consommé», souligne Fatiha Addyoubah. Elle obtient une mention très honorable, les félicitations du jury, et une proposition de publication. Cerise sur le gâteau, ce même travail a été couronné, mercredi dernier, par le Prix de L’Economiste. Actuellement, Fatiha est professeur assistant permanent à l’Université Moulay Ismaïl de Meknès, elle souhaite percer dans la recherche, et veut également contribuer au développement de sa ville en réadaptant son travail pour Meknès, en collaboration avec les acteurs territoriaux.

    ■ Abderrahmane Salhi

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    Diplômé de l’Iscae option Finance, Abderrahmane Salhi a démarré sa carrière au sein du cabinet PriceWaterhouseCoopers en tant qu’auditeur. De 1997 à 2007, il y a occupé différentes fonctions, à savoir manager d’audit, directeur d’audit et directeur du bureau de Rabat. Il a préparé en même temps son expertise comptable qu’il obtient en 2002.
    Il intègre en 2007 Maroc Bureau où il a été nommé directeur général, un poste qu’il occupe jusqu’à aujourd’hui. «J’ai voulu en parallèle peaufiner mon parcours avec un MBA des Ponts et Chaussées que j’ai décroché en 2010. Quelque temps après j’ai opté pour une carrière de recherche que j’ai démarré en 2012».
    Il décroche son doctorat en sciences de gestion du groupe Iscae en 2017. Son travail de recherche qui porte sur la «Contribution à la connaissance de la gouvernance des entreprises familiales: Cas des entreprises familiales marocaines non cotées», a remporté le Prix, ex aequo avec Fatiha Addyoubah. Son directeur de recherche est le Pr. Abdelghani Bendriouch. Grâce à cette même thèse de doctorat, il a obtenu, lundi dernier, le prix de la recherche de l’Ordre des experts-comptables (OEC). Abderrahmane Salhi compte continuer à occuper ses fonctions au sein de Maroc Bureau. «C’est une grande entreprise familiale qui compte plus de 700 collaborateurs. Un challenge au quotidien», confie-t-il.

    Nominés catégorie Doctorat

    ■ Mohamed Amine El Mahfoudi

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    Directeur de la transformation digitale du groupe Veolia Maroc, Mohamed Amine El Mahfoudi a préparé son doctorat à l’Université de Nice Sophia Antipolis. Sa thèse s’intitule: «Réseaux sociaux et dématérialisation du traitement des revendications de masse pour un renforcement de la démocratie dans le monde arabe: Cas du Maroc». Il a été encadré par le sociologue Vincent Meyer. «L’idée de mon sujet de thèse m’est venue lors du printemps arabe. Pour la réaliser, j’ai intégré pendant 3 ans le laboratoire I3M (informations, milieux, médias et médiations)», précise-t-il. De son travail de recherche, il a sorti trois ouvrages. Auparavant, Mohamed Amine El Mahfoudi a été directeur de projet de transformation digitale à la CDG et directeur des systèmes d’informations à la Fondation Mohammed VI.  
    «Avant que L’Economiste ne m’appelle pour m’annoncer ma nomination, j’avais déjà plié bagage pour retourner en France. Maintenant je compte y réfléchir à deux fois», confie El Mahfoudi. «C’est réconfortant de voir que mon travail est reconnu par un tel jury, alors que dans d’autres sphères ma thématique n’a pas semblé intéresser beaucoup de monde, surtout chez les officiels», poursuit-il.

    ■ Adil Cherkaoui

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    Professeur assistant à la faculté des sciences juridiques, économiques et sociales de Aïn Chock, Adil Cherkaoui est aussi consultant RSE et formateur en entreprise. Il a obtenu son Master de recherche en finance en 2013 à la même faculté en étant major de promo. Il décroche par la suite son doctorat en 2017 avec mention honorable, félicitations du jury et proposition de publication. Sa thèse porte sur la «Contribution à l'étude de la Responsabilité sociétale des entreprises au Maroc: Facteurs déterminants, analyses perceptuelles et typologies comportementales». Il a été encadré par Yasmina Bennis-Bennani, professeure chercheuse en sciences de gestion. Adil Cherkaoui a, par ailleurs, obtenu deux prix en 2018. Le premier, au niveau national, pour la meilleure étude de cas en management, délivré par l’université Al Akhawayn. Le second est international. Il lui a été décerné par le programme des Principles for Responsible Investment (PRI) des Nations unies, pour le meilleur article publié dans les pays francophones. Il compte préparer son passage au grade de professeur habilité et publier davantage d’articles dans les années à venir.

                                                                      

    Gagnante catégorie Master

    ■ Khadidiatou Diallo

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    Originaire de Dakar, Khadidiatou Diallo y fait son parcours scolaire jusqu’au baccalauréat. Elle décroche une bourse pour poursuivre ses études en Algérie, en sciences commerciales et littérature anglaise. Elle obtient par la suite son Bachelor en marketing et management à Sup de Co, Dakar. «Après quelques mois de stand-by, je décide de venir au Maroc pour m’inscrire au Master International business administration, à Collège LaSalle», explique-t-elle. Son mémoire sur la «Dynamique panafricaine du fonds d'investissement de la SNI: Cas de Lafarge Holcim Maroc Afrique a été dirigé par Fouad Sefraoui, qui l’a d’ailleurs encouragée à candidater pour le Prix de L’Economiste. «Ce n’était pas une mince affaire de traiter de Lafarge Holcim Maroc. L’accès à l’information n’a pas été facile. C’est une grande structure qui venait de finaliser sa fusion-absorption», indique Khadidiatou Diallo. L’année qui suit sa diplomation, elle a cumulé les formations certifiantes pour étoffer son CV. Elle a suivi des cours de contrôle de gestion, de comptabilité analytique et générale et autres. «Les groupes marocains sont bien installés en Afrique francophone et y prospèrent. Je brigue un poste de responsabilité dans l’une de ses structures au Sénégal», indique la jeune lauréate.

    ■ Hamza Louizi

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    Après avoir obtenu son bac Sciences maths à Salé, Hamza Louizi décroche une bourse d’études de l’université japonaise, Ritsumeikan Asia Pacific. Il s’envole alors pour Kyoto, où il passe quatre années. Il y obtient son Bachelor en finance. Son sujet de mémoire est: «L'affrontement entre le dollar américain et le renminbi (yuan), et son éventuelle émergence en tant qu'unité monétaire internationale», encadré par le Dr. Yasushi Suzuki. Le lauréat âgé de 24 ans est analyste financier à Finance in Motion, une multinationale implantée à Casablanca et dont le siège est basé à Francfort. Il occupe ce poste depuis un peu plus de 18 mois.

    Nominés catégorie Master

    ■ Hakim Lahmar

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    Hakim Lahmar a occupé le poste de cadre formateur au sein de l’OFPPT durant 6 ans, et vient récemment de signer son contrat avec l’Ecole nationale supérieure de l’administration (ENSA). Il a aussi postulé pour un doctorat à la faculté de Settat, et anime quelques séminaires d’entreprises. Hakim a soutenu son mémoire sur la «Gestion des ressources humaines et facteurs de stress dans la relation managériale: Une étude empirique auprès des médecins urgentistes du secteur public au Maroc», à la faculté des sciences juridiques, économiques et sociales de l’Université Cadi Ayyad à Marrakech. Il a été encadré par le Pr. Farid Chaouki. «J’aime beaucoup l’enseignement et je ne compte pas abandonner ce métier, quitte à le faire bénévolement. Mais mon objectif est d’accéder à un poste de responsabilité en ressources humaines», témoigne Hakim Lahmar.

    ■ Yahya El Fadil

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    Lauréat de l’Iscae, Yahya El Fadil a obtenu son Bachelor en finance en 2009. Il décroche son premier job à PriceWaterhouseCoopers où il occupe le poste d’auditeur puis consultant fiscaliste de 2009 à 2015. En parallèle, il prépare son expertise comptable à l’Iscae, qu’il obtient en 2017. Yahya a toujours été passionné par la fiscalité, d’où le choix de sa thématique «Traitement fiscal des contrats clés en main au Maroc: Règles applicables et difficultés pratiques». Il a été encadré par Mohamed Hdid, président de la Commission de la fiscalité et du régime de change au sein de la CGEM. «Mon directeur de recherche est un modèle pour moi. C’est l’un des meilleurs spécialistes de fiscalité marocaine et il m’a été d’une grande aide dans mes recherches», souligne-t-il. Aujourd’hui, Yahya El Fadil est Tax Manager (responsable fiscal)  à IBM Maroc, et prévoit de s’inscrire à un doctorat en droit fiscal dans les années à venir.

    ■ Abdelkabir Elkassimi

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    Economiste de formation, Abdelkabir Elkassimi a poursuivi ses études à l'Ecole nationale supérieure de technologie (ENST) de Mohammedia.
    Il a intégré par la suite un master de recherche en science de gestion à l’ENCG de Settat. Son mémoire porte sur «La prédiction de l'intention de souscription des produits bancaires islamiques à partir de leur valeur attendue», chapeauté par Houcine Berbou et Smail Ouiddad.
    Il est actuellement enseignant en économie de gestion au lycée technique de Settat et doctorant à l’ENCG de la même ville. Passionné par l’enseignement, il brigue un poste de professeur dans le supérieur.

    Tilila EL GHOUARI

     

     

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