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Affaires

Transport routier de marchandises
Qui financera la mise à niveau?

Par L'Economiste | Edition N°:1671 Le 26/12/2003 | Partager

. Inquiets quant à leur avenir, les transporteurs demandent la mise à niveau des structures. Ils se tournent vers l'ONT pour financer une partie du programme LE quotidien des transporteurs de marchandises est précaire, même après la libéralisation du secteur en mars 2003 et les multiples tentatives de réforme qui ont suivi. En bons élèves, ils attendent à leur tour le train de la mise à niveau. Pour cela, ils multiplient les doléances à l'adresse des politiques pour bénéficier d'un contrat-programme. Ce qui nécessite donc un effort financier supplémentaire du budget de l'Etat. “Les ressources maquent cruellement”, leur répète-t-on à l'envi. Inquiets, les transporteurs se tournent aujourd'hui vers leur ancien “partenaire”, l'Office national du transport (ONT). Ils dénoncent le manque d'implication de l'Office dans ce processus de mise à niveau. Selon leur Fédération, “l'ONT a amassé plusieurs millions de dirhams de recettes grâce à la loi qui en a consacré le monopole en matière de transport des marchandises. Un budget qui pourrait financer les efforts déployés pour la modernisation du secteur”. Cette manne d'argent à laquelle font allusion les transporteurs concerne les bénéfices réalisés au titre de l'assurance de marchandises. Un transporteur précise que “des bénéfices importants étaient réalisés annuellement avant la libéralisation du secteur en mars 2003, lorsque les transporteurs devaient obligatoirement passer par l'ONT”.Dans le détail, l'ONT assurait via une caisse interne les marchandises transportées dont la valeur est inférieure à 400.000 DH. Au-delà de ce montant, il souscrivait une police assurance auprès d'une compagnie de la place. Depuis mars 2003, les transporteurs assurent leur marchandise directement auprès de deux compagnies de la place: Assaâda et la MATU. Le contrat a été négocié par leur fédération et signé en présence du Premier ministre, Driss Jettou, en mars 2003. Sur les tarifs appliqués, les transporteurs assurent que leurs clients payent moins que dans le passé. Mais comparés aux partenaires commerciaux du Maroc, des pays comme l'Espagne, la France ou l'Italie, ou encore les concurrents directs du Royaume sur ces marchés, “les tarifs sont 10 fois plus chers”. Des transporteurs qui siégeaient auparavant au sein de la commission des litiges de l'ONT, pour le remboursement des sinistres, estiment “légitime aujourd'hui de demander la mutualisation de la caisse interne d'assurances de l'ONT pour que les excédents profitent à la mise à niveau du secteur”. Légitime ou non, la question est encore ouverte.Autre dossier épineux de la profession, le statut juridique des transporteurs. Leur fédération avance que la reconversion des structures en sociétés avec une forme juridique est improbable. Près de 80% des opérateurs du secteur disposent d'un ou deux camions et estiment que les charges et la fiscalité qu'exige la constitution d'une société restent sans rapport avec leurs recettes. Une première solution à ce problème est donnée par le groupement des transporteurs avec la création d'associations qui leur assureront la gestion et la commercialisation des services.Cela pour plus de transparence dans leurs relations avec les clients. Ces derniers préfèrent de plus en plus des structures organisées aux opérateurs informels, dont la plupart ne leur offrent pas assez de garanties, ni d'efficacité dans les services.


Contrat-programme

Le Gouvernement a élaboré un contrat-programme pour le secteur du transport, mais n'a pas encore divulgué ses contours. Il concerne toutes les formes de transport: aérien, maritime et terrestre. Les transporteurs de marchandises estiment qu'ils devraient, vu les différentes spécificités que présente leur secteur, bénéficier d'un contrat sur mesure.Bouchaïb El Yafi

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