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Thon rouge: Grosse menace sur les stocks

Par L'Economiste | Edition N°:2913 Le 02/12/2008 | Partager

. En cause, le développement de la capacité de pêche. Un centre implanté à Tanger pour surveiller l’espèceTout le long de la 16e réunion extraordinaire de l’ICCAT (Commission internationale pour la conservation des thonidés de l’Atlantique), qui a eu lieu du 17 au 24 novembre à Marrakech, les participants étaient tiraillés entre les considérations d’ordre économique et scientifique. Explications de M’hamed Idrissi, responsable du Centre régional de l’Institut national des ressources halieutiques (INRH) à Tanger et membre de la délégation marocaine auprès de l’ICCAT.- L’Economiste: Le thon rouge fait actuellement l’actualité. Où trouve-t-on cette espèce? - M’hamed Idrissi: Les stocks de thon rouge se situent dans l’Atlantique Ouest et Est et la Méditerranée. Et les bancs les plus importants se trouvent dans l’Atlantique Est et la Méditerranée. Pour se reproduire, le thon rouge effectue des migrations de grande amplitude. Il s’agit de migrations génétiques, dans un sens, et de migrations trophiques, dans l’autre. Le thon rouge se nourrit dans l’Atlantique Est et se reproduit, en été, en Méditerranée. Essentiellement, du côté des îles Baléares, de Syrte, au large de la Libye et de Malte, et dans le golfe d’Antalya, vers Chypre, la Turquie et la Grèce et autour de la Sicile. A la fin, il retourne vers sa zone d’alimentation située en Atlantique Est, en passant par le détroit de Gibraltar, près des côtes marocaines. - Et aujourd’hui, les stocks sont menacés… - Tout à fait. L’état des stocks est évalué par une équipe d’experts au sein du SCRS, Comité permanent pour la recherche et les statistiques relevant de l’ICCAT. Les évaluations des trois dernières années font état d’une surexploitation. Selon les scientifiques, la biomasse féconde se situerait à moins de 40% du niveau de biomasse de géniteurs qui permettrait une production soutenue, c’est-à-dire à un niveau optimal. Dans de telles situations, il est impossible d’assurer la pérennité des stocks puisque les conditions qui garantiraient le niveau optimal ne sont pas respectées. Les captures réelles du thon rouge seraient de l’ordre de 60.000 tonnes, en 2007, au lieu de 29.500. Pour remédier à cela, le SCRS avait recommandé des TAC de 15.000 tonnes et la commission, lors de sa réunion à Marrakech (ndlr: du 17 au 24 novembre 2008), a convenu de 22.000 tonnes en 2009, au lieu des 27.500 prévues dans le cadre du programme pluriannuel de rétablissement des stocks (2007-2010). - Les nouveaux quotas pourront-ils protéger l’espèce?- Pas vraiment. Mais c’est déjà une première étape. A Marrakech, l’ICCAT a essayé de concilier les considérations scientifiques et la problématique de la pêche pour les parties concernées. Le consensus est de réduire de 5.500 tonnes le quota fixé pour 2009 pour le ramener à 22.000 tonnes. Le Maroc a donc vu son quota réduit proportionnellement à ce qui est fait pour les autres pays membres de l’ICCAT. D’ailleurs, son quota s’est toujours situé autour de 10% du quota global alloué aux autres parties contractantes, une proportion qui reste maintenue.- Maintenant que l’ICCAT a formulé ses recommandations, que va-t-il se passer?- Si la commission a dû trouver un compromis, elle a aussi insisté sur les actions qui doivent être mises en place à partir de 2009, notamment au niveau des mesures de contrôle et d’ajustement de la capacité de pêche. Pour les pays ayant une capacité de pêche surdimensionnée, ils doivent procéder à sa réduction en retirant, par exemple, une partie de la flotte. Au Maroc, le système est verrouillé. D’ailleurs, il a même reçu les félicitations de l’ICCAT pour le système de contrôle et de surveillance mis en place. - Le Maroc dispose-t-il d’une expertise dans le domaine des thonidés?- Oui. L’INRH a créé tout un centre régional, basé à Tanger, pour se charger du suivi du dossier des grands migrateurs, notamment des thonidés. Il est d’ailleurs reconnu par l’ICCAT. Cette structure régionale de recherche halieutique est actuellement en mesure de présenter des études scientifiques, basées sur des données et informations directement collectées sur le terrain, qui représentent des contributions scientifiques pour évaluer l’état des stocks.Propos recueillis par H.E

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