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Société

Tanger: 51 clandestins devant le juge

Par L'Economiste | Edition N°:2977 Le 05/03/2009 | Partager

. Une grosse opération d’émigration clandestine . Deux policiers impliquésProcès populaire par excellence que celui du groupe des 51 de Barcelone, comme les a baptisés l’opinion publique à Tanger. En effet, les 51 candidats à l’émigration clandestine, arrêtés en octobre dernier à Barcelone, et les six membres présumés du réseau qui leur auraient faciliter le transit ont pratiquement rempli l’une des salles de la Cour d’appel de Tanger. La séance marathonienne a duré jusqu’à 1h30 du matin du mercredi 4 mars. L’ensemble des accusés, 51 clandestins, six membres du réseau dont deux policiers ainsi que plusieurs témoins ont été auditionnés. Les plaidoiries ont été reportées au 17 mars.Les 51 émigrés clandestins, dont quelques femmes, sont issus de différentes régions du Maroc et avaient été contactés par les membres du réseau pour passer en Europe. Il s’agit de l’une des plus grosses opérations du genre jamais avortée en Espagne. Ils étaient partis le 6 octobre à bord d’un bateau assurant la liaison Tanger-Gênes via le port de Barcelone. Selon les témoignages recueillis par le juge d’instruction, les candidats à l’émigration clandestine auraient déboursé entre 35.000 et 55.000 DH chacun pour «faire partie» du voyage. Les membres du gang leur auraient demandé une avance de 10.000 DH et deux photos d’identité. Ces photos servaient aux passeports falsifiés et aux documents de séjour volés. A quelques heures du départ du bateau, en octobre dernier, les clandestins, munis des faux documents de voyage, étaient embarqués par groupe de 3 ou 4 pour ne pas attirer l’attention. Selon les éléments de l’enquête, de lourdes suspicions pèsent sur deux éléments de la police des frontières chargés du contrôle des passeports. Ils seraient accusés d’avoir fermé les yeux au moment du contrôle des passeports. L’enquête a permis de mettre à jour les liens entre les policiers et les membres du réseau. Le numéro du téléphone de l’un des policiers a été retrouvé chez le chef présumé du gang, une Marocaine ayant la nationalité espagnole. Des messages SMS auraient aussi été échangés la veille du départ. Selon les déclarations des 51 mis en cause, d’autres intermédiaires seraient encore en état de fuite. Il s’agit notamment d’un certain Mostafa qui aurait accompagné les clandestins lors de l’embarquement ainsi qu’un troisième inconnu qui leur aurait délivré la documentation une fois à bord du bateau. Des sources proches de l’enquête reconnaissent que les 51 appréhendés par la police espagnole ne seraient que la partie visible de l’iceberg et plus de 200 autres auraient passé entre les filets du contrôle des passeports à Barcelone. A noter que l’incident avait coûté son poste au commissaire principal du port. Appelé à témoigner devant le tribunal, il n’a pas manqué de défendre ses deux collaborateurs accusés dans la même affaire. Ces derniers risquent gros: entre 5 et 7 ans de prison ferme les attendent s’ils sont reconnus coupables.


Emigration organisée et pateras

Les pateras, c’est pratiquement du passé au Nord. Les mafias savent pertinemment que les radars espagnols détectent tous les mouvements au niveau du détroit, ce qui rend l’accès aux côtes espagnoles improbable. D’un autre côté, les images des morts sur les côtes espagnoles ont largement découragé les candidats qui préfèrent les côtes tranquilles des Iles Canaries. Par contre, les moyens utilisés pour déjouer les contrôles aux frontières commencent à prospérer. L’un des plus usités reste, comme dans ce cas, le faux document de voyage. Un autre serait la «location» du passeport. C’est «un moyen sûr, mais il faut qu’il y ait ressemblance entre le «locataire» et le «propriétaire». En outre, la saison estivale est considérée comme la période propice en raison de l’engorgement des points de passage.De notre correspondant,Ali ABJIOU

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