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Société

Agadir/urbanisme
Un patrimoine architectural à préserver

Par L'Economiste | Edition N°:2977 Le 05/03/2009 | Partager

. Architectes et plasticiens commémorent la reconstruction de la ville. Des édifices à restaurer, des bâtiments à classer monuments historiques LE quarante-neuvième anniversaire de la reconstruction de la ville d’Agadir n’est pas passé inaperçu dans les milieux des architectes et des plasticiens de la cité. En effet, le Conseil régional de l’ordre des architectes du Sud et la délégation régionale du syndicat des artistes plasticiens marocains ont organisé en fin de semaine dernière dans le cadre de leur partenariat une journée culturelle et artistique à l’ancien marché de gros de la station balnéaire. Le choix du lieu n’est pas fortuit. Il s’agissait par la même occasion de sensibiliser l’opinion publique à l’état de cet édifice qui, malgré sa valeur architecturale, est à l’abandon depuis de nombreuses années et n’a pas été restauré depuis l’incendie qui en a ravagé notamment la toiture. Les édifices du genre qui s’inscrivent dans le mouvement architectural à préserver sont nombreux dans la ville. De fait, Agadir constitue à elle seule un véritable modèle architectural auquel ont contribué des architectes de renommée mondiale. En effet, suite au tremblement de terre qui l’a complètement détruite en février 1960, Agadir et sa périphérie ont été rebâties, selon un urbanisme fonctionnaliste, une maîtrise du foncier et dans un premier temps une rupture avec les traditions architecturales arabo-islamiques. Par ailleurs, son architecture se caractérise par la pureté et la simplicité des formes. Un aspect que renforce le béton de décoffrage fortement utilisé lors de la première étape de la reconstruction. Cette orientation vers une architecture moderne ne s’est pas faite par hasard. La reconstruction qui a coïncidé avec le mouvement moderniste de l’époque marqué par Le Corbusier, architecte urbaniste et peintre français d’origine suisse, a été fortement inspirée par cette tendance. Ceci d’autant plus que les architectes qui ont participé à la reconstruction, à savoir Zevaco, Ben Embarek, Ecochard, Azagury, Rioux, Faraoui, de Mazières… en étaient de forts défenseurs. Cette réunion de maîtres en la matière a laissé ses traces à travers d’imposants bâtiments qui font aujourd’hui la particularité d’Agadir caractérisée par une unicité du décor et un ordonnancement homogène. Et ce à travers plusieurs édifices qui sont en passe de devenir monuments historiques. Certains d’entre eux sont même connus mondialement et ont reçu il y a fort longtemps un prix pour leur singularité. Paradoxalement, beaucoup d’habitants d’Agadir méconnaissent la valeur de ce patrimoine. Le manque d’entretien des bâtiments et parfois l’abandon de certains sont également à déplorer. C’est à cette situation qu’aujourd’hui architectes et plasticiens d’Agadir veulent réagir. Ils se disent prêts à collaborer avec les élus et les autorités locales pour participer à la mise à niveau de la ville et à la sauvegarde de son patrimoine architectural. «La restauration de la coupole peut être un départ dans cette démarche», indiquent-ils. Reste que la préservation des édifices de la ville est l’affaire de tous et que sans une véritable synergie entre société civile, élus, institutionnels et professionnels en la matière, on ne peut arriver à grand-chose. Par ailleurs, la sauvegarde des édifices de la cité passe également par la préparation de dossiers de reconnaissance par l’Unesco comme patrimoine de l’humanité. Une recommandation déjà retenue l’an dernier lors la rencontre organisée par l’association Do.co.mo.mo-Maroc (documentation et conservation du mouvement moderne en architecture et paysage urbain du XXe siècle) en partenariat avec la Commune urbaine d’Agadir. Maintenant place à l’action en espérant que l’an prochain à l’occasion du cinquantenaire on aura beaucoup plus à présenter que de beaux discours.


Modèles architecturaux

C’EST vers le centre-ville entre l’avenue Hassan II et l’avenue Moulay Abdallah que se concentrent la plupart des premiers bâtiments de la reconstruction d’Agadir. Des édifices aménagés entre 1963 et 1970 qui constituent le véritable patrimoine architectural de la ville. Sur l’avenue Moulay Abdallah, le mur du Souvenir est une véritable anthologie du mouvement moderne. Il y a aussi le siège de la Commune urbaine, la poste, l’immeuble A, le marché municipal, l’ancienne Cour d’appel, actuellement tribunal de la famille. De notre correspondante, Malika ALAMI

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