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Politique Internationale

SOS Village sort ses premiers bacheliers

Par L'Economiste | Edition N°:302 Le 30/10/1997 | Partager


Créé en 1985, SOS Village d'enfants d'Aït Ourir commence à avoir ses premiers adolescents. Deux foyers ont été créés à Marrakech. Un troisième devra voir le jour à Casablanca pour accueillir les jeunes SOS Village d'Imzourem. L'ouverture de ce foyer ainsi que la réalisation du projet de Dar Bouazza dépendent de l'implication des bailleurs de fonds.


Après Aït Ourir et Imzourem, un troisième SOS Village à Dar Bouazza devrait ouvrir ses portes dans deux ans. Le terrain d'une superficie de 3 ha a été déjà offert par la Commune de Dar Bouazza, mais encore faut-il le construire. Le coût de construction est évalué à 10 millions de DH. "Nous avons pu convaincre les bailleurs de fonds à participer au financement du village", rappelle Mme Ursula Pavia, coordinatrice nationale de SOS Villages enfants Maroc. Le plan a été déjà élaboré et une première liste d'attente des enfants a été établie. "Il n'est pas évident de demander de grandes sommes d'argent. Les bailleurs de fonds adhèrent toutefois au projet, car ils sont conscients que la construction d'une maison au village n'est que le prix d'une voiture de luxe", note Mme Pavia.
En attendant la réalisation de ce projet, les responsables de SOS continuent leurs activités de promotion. Des journées portes ouvertes ont été organisées les 25 et 26 octobre à Aït Ourir et Marrakech. C'était une occasion pour mettre l'accent sur le passage des enfants du village au foyer. Afin de rapprocher les jeunes de leurs établissements scolaires et des activités professionnelles, deux foyers ont été ouverts à Marrakech, un pour les garçons et l'autre pour les filles. Un autre foyer devra voir le jour à Casablanca pour accueillir les jeunes du village d'enfants d'Imzourem (18 km d'Al Hoceima). Une meilleure insertion sociale ne peut s'effectuer en dehors d'une insertion professionnelle. Les responsables des foyers sont conscients de cette situation et affichent leur fierté de voir leurs premiers bacheliers embrasser des études médicales, vétérinaires ou technologiques à l'université.

Oncle Hassan


La première insertion profession-nelle réussie concerne une jeune fille qui vient d'intégrer les Forces Armées Royales. Tout à fait indépendante, cette fille participe même au parrainage des enfants.
C'est plutôt au SOS Village d'Aït Ourir qu'a débuté la vie de tous ces jeunes. Ce village d'une superficie de près de 6 ha est composé de 14 maisons. Il accueille une centaine d'enfants, âgés de 6 mois à 14 ans. Dans chaque maison une mère SOS s'occupe de 6 à 8 enfants. Elle gère son ménage de façon autonome. Les mamans qui tombent malades ou partent en congé peuvent être remplacées par des tantes. Au nombre de 7, ces dernières ont leur propre maison au sein du village. L'objectif est de constituer un cadre tout à fait familial. Les responsables et gérants du village sont considérés comme des membres de la famille. Le directeur du village est le "père" de tous les enfants. Ces derniers appellent le comptable "Oncle Hassan". A l'âge de 3 ans, les enfants fréquentent la maternelle au sein même du village SOS. Avec ses éducatrices, une salle pour chaque section, des activités diverses, ce jardin reçoit également des enfants de l'extérieur. L'objectif est d'assurer une première intégration des petits SOS dans leur société à travers une présence de leurs collègues du quartier. Les "externes" représentent près de 70% de l'effectif du jardin d'enfants SOS.
Les petits peuvent exercer aussi d'autres activités (ateliers de menuiserie, couture, studio de photographie...). Le village dispose aussi d'une petite ferme de cultures et d'élevage. Ceci permet de fournir du lait pour les enfants et vendre quelques produits.


Parrainage enfant SOS


LE système de parrainage prévoit plusieurs types d'aides qui peuvent aller de la construction d'une maison au village, des dons en nature ou des versements en numéraire. Une personne peut parrainer un enfant comme elle peut parrainer un village. Toutefois, les responsables du village optent pour un parrainage à l'anonymat. Autrement dit, le parrain ne peut connaître l'enfant qu'il parraine. "Cette mesure a été prise afin d'éviter une discrimination entre les enfants", explique Mme Pavia.
Actuellement, les dons provenant de l'étranger alimentent près des 3/4 du budget. Depuis quelque temps, les participations des bailleurs de fonds nationaux commencent à avoir de l'importance. Pour preuve, le Village SOS de Dar Bouazza sera totalement financé par des participations marocaines.

Hicham RAÏQ

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