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Economie

Sodea/Sogeta: Les agriculteurs craignent un raz-de-marée espagnol

Par L'Economiste | Edition N°:1850 Le 09/09/2004 | Partager

. L’annonce des appels d’offres, le 15 octobre prochain, ravive les craintes des exploitants nationaux. Le département de tutelle considère que ces réactions sont infondéesLE lancement de l’appel d’offres, tant attendu par les professionnels, pour la mise en oeuvre de 205 projets de partenariat avec le secteur privé couvrant la totalité du patrimoine foncier de la Sodea et la Sogeta, est prévu pour le 15 octobre prochain. C’est à l’issue d’une réunion présidée par le premier ministre, Driss Jettou, mardi 7 septembre, que cette annonce a été faite.Selon des sources proches du dossier, ces terres seront adjugées non au plus offrant mais à ceux qui parviendront à allier entre professionnalisme, capacité financière, niveau de l’investissement prévu et, enfin, le nombre d’emplois qui seront créés. Toutefois, l’approche du lancement des appels d’offres ravive les craintes des candidats. Beaucoup de soumissionnaires parlent des conditions de la transparence de cette opération mais aussi de la concurrence étrangère. D’après une source proche du dossier, les appels d’offres porteront sur deux types de parcelles, les grandes exploitations, d’une superficie de 800 à 1.200 hectares, et les petites et moyennes exploitations, de 100 à 800 hectares. Cette décision suscite des critiques de la part des exploitants agricoles marocains. “Rares sont les agriculteurs qui seront à même de prendre en gestion de grandes exploitations dépassant les 500 hectares”, explique l’un deux. La principale crainte des agriculteurs nationaux serait un raz-de-marée des Espagnols qui lorgnent ces terres. Depuis l’annonce du plan de sauvetage, les exploitants ibériques aiguisent, en effet, leurs armes pour rafler quelques lots. Plusieurs professionnels réclament l’application de la préférence nationale. Pour eux, la priorité doit être donnée aux Marocains. Certains demandent la définition préalable d’une part consacrée aux étrangers. Les autorités de tutelle sont intransigeantes à ce propos: “Nous ne sommes pas en train de monter un projet social. Cette demande est contraire aux orientations du pays. Dans ce cas-là, pourquoi ne pas l’appliquer dans l’industrie, le commerce…”. D’autant plus que ces inquiétudes ne sont pas fondées, est-il indiqué du côté du département de l’Agriculture. Les appels d’offres, même internationaux, imposeront, en effet, aux étrangers de nouer des partenariats avec des opérateurs privés marocains. “Par ailleurs, les Espagnols sont plus demandeurs de terres pour la réalisation de cultures à très forte composante technologique, ce qui n’est pas le cas pour les nationaux”, indique une source du ministère de l’Agriculture. Pour ce qui est du cahier des charges, rien ne filtre pour le moment si ce n’est une rumeur faisant état d’une caution bancaire équivalant à 30% de la valeur de l’investissement. Certains points du cahier des charges relatif à l’appel d’offres aux modalités de mise en oeuvre du partenariat ont été débattus lors de la réunion à la primature. Et ce, à la lumière des remarques et observations formulées par les professionnels des secteurs agricole et agro-industriel. Ce document sera finalisé lors des réunions techniques qui se tiendront au cours de cette semaine.Deux formules de contrat ont été retenues. L’une, d’une durée de 40 ans, sera destinée aux projets comportant le développement d’arboriculture et agro-industriels. L’autre, pour une période de 17 ans, sera réservée aux cultures annuelles. Le promoteur pourra participer dans plusieurs projets et aura la liberté de choisir la nature de l’investissement projeté. Par ailleurs, le plan social pour la restructuration de la Sodea-Sogeta a permis à 3.475 agents de souscrire au départ volontaire. Donc, l’effectif est allégé.


Plan de restructuration sur la bonne voie

SUR le plan financier, les dettes des deux sociétés avaient atteint 2,385 milliards de DH. Un accord avec les banques commerciales a été obtenu sur l’abandon de la moitié des dettes contre le paiement de l’autre moitié. Rappelons que le financement du plan de restructuration a été possible également grâce à la vente du foncier urbain et périurbain appartenant à ces deux sociétés. Près de 1.500 ha ont été mis à la disposition du ministère de l’Habitat contre 322 millions de DH et 1.332 ha à la CDG pour 760 millions de DH. La réunion a également permis de faire le point sur la mise à contribution des différentes ressources pour le financement du plan de restructuration, y compris les ressources propres aux deux sociétés. Les avances accordées par l’Etat et les fonds issus de la cession des terrains urbains et suburbains, notamment à la CDG et aux organismes sous-tutelle du département de l’Habitat ont totalisé 1.140 hectares au 1er septembre.F. T.

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