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Production Opep: Le statu quo maintenu

Par L'Economiste | Edition N°:2170 Le 13/12/2005 | Partager

. La réunion du cartel a débuté hier à Koweit City. La mesure d’urgence décrétée en septembre sera probablement levéeAprès deux jours de consultations, l’Opep est entrée lundi 12 décembre dans le vif du sujet pour une réunion qui a toutes les chances de se conclure par un statu quo sur la production, assorti d’un nouveau rendez-vous dans un mois pour préparer l’arrivée du printemps. Le ministre saoudien du Pétrole, Ali Al-Nouaïmi, a affirmé avant la réunion que l’Opep était parvenue à un accord général pour garder la production inchangée et retirer l’offre supplémentaire de 2 millions de barils/jour. Tard dimanche 11 décembre, le MMSC, un comité consultatif interne à l’Opep dont les avis sont souvent suivis, avait indiqué qu’il recommanderait au cartel de laisser sa production inchangée et de se réunir à nouveau avant la réunion ordinaire prévue le 8 mars à Vienne. Les quotas de production de l’Opep sont actuellement fixés à 28 mbj et sa production s’élève à 30 mbj en comptant l’Irak, ce qui représente environ 40% de l’offre mondiale de brut. Le cartel pourrait renoncer à la mesure d’urgence prise en septembre pour compenser les pertes de production engendrées par le passage destructeur des cyclones Katrina et Rita aux Etats-Unis. Cette mesure, qui expire à la fin de l’année, consistait à mettre à la disposition du marché, sur demande, toutes les capacités de production supplémentaires des membres du cartel, soit 2 mbj. Mais l’Opep n’en voit plus la nécessité puisque les raffineries et plateformes pétrolières américaines frappées par les cyclones sont en cours de réparation et que les prix du brut sont environ 15% moins élevés que leur niveau record (70,85 dollars le baril fin août à New York). Al Sabah a ainsi expliqué que cette formule “pourrait” être abandonnée, mais assuré que les pays de l’Opep “seront toujours prêts à la réactiver en cas de besoin”. Les onze membres de l’Opep ont peu de raison de vouloir modifier leur production, car les prix du pétrole demeurent proches de 60 dollars le baril, leur assurant de belles recettes sans nuire, selon eux, à la santé de l’économie mondiale. Le cartel est davantage préoccupé par le moyen terme, et notamment l’arrivée du printemps. Généralement, le réchauffement des températures dans l’hémisphère nord se traduit par une baisse conséquente de la demande, mais la vigueur de la consommation chinoise ces deux dernières années a sensiblement modifié la donne. L’Opep redoute cependant un repli des cours trop important à cette période, d’autant que les capacités de production des pays non Opep (Russie, Afrique, Amérique latine) pourraient rebondir d’environ 1,5 million de barils/jour en 2006. L’Opep pourrait donc baisser sa production début 2006 pour défendre le niveau des prix.Synthèse L’Economiste

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