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International

Organisation mondiale du commerce
Un beau brouhaha comme à Cancun?

Par L'Economiste | Edition N°:2170 Le 13/12/2005 | Partager

. Après Seattle, Cancun, les 149 pays en conclave à Hong Kong. Les USA promettent d’annuler leurs subventions agricoles. Les dossiers chauds: agriculture, investissements, servicesOÙ va le commerce mondial? De négociation en négociation, de désaccord en désaccord, de brouhaha en brouhaha, les adhérents de l’Organisation mondiale du commerce (OMC) n’arrivent pas trop à avancer. Mais c’est un mal nécessaire quand on comprend bien la valeur de ce genre d’institutions mondiales, parmi les rares qui font entendre les voix des pays une à une…Le cycle de Doha, lancé en 2001, est le dernier bébé de l’Institution de Marrakech. Celui-ci doit permettre d’aboutir à des règles de commerce mondiales identiques pour tout le monde. Les 149 membres de l’Organisation (l’Arabie saoudite est la dernière venue) se réunissent à partir d’aujourd’hui jusqu’à dimanche à Hong Kong. La dernière grande rencontre s’était déroulée au Mexique, à Cancun, sous fond de show médiatique de la “levée” de bouclier de la société civile. Mais, de bilatéralisme en régionalisme, quel sens donner à la plateforme de l’OMC dix ans après son existence? Dix ans sur l’échelle de l’histoire c’est peu, il est vrai.Ce que l’OMC a réussi à faire avancer depuis la rencontre de Cancun concerne le dossier des médicaments. Les pays ont confirmé l’accord conclu avant 2003 permettant aux pays pauvres d’importer des médicaments génériques en cas d’urgence sanitaire. Ce n’est pas négligeable, il faut le souligner. Est entrée en jeu l’efficacité du mouvement du contre-pouvoir en faveur de l’accès de tous les pays au médicament générique, même si ceux-là fulminent contre la lourdeur de la procédure.Aussi, quand la Chine a adhéré à l’OMC, elle a bouleversé les ordres de grandeur…Les Etats-Unis, quant à eux, multiplient les accords bilatéraux et de libre-échange, dopent les exportations agricoles et en acier par des subventions surréalistes. Mais, à côté, ils avaient été les premiers à vouloir “normaliser” le comportement éthique des entreprises en proposant à l’OMC des normes d’investissement socialement responsable; une requête que l’on retrouve chez les défenseurs du commerce équitable…Autre fait important, les Etats-Unis promettent cette fois de complètement annuler leurs systèmes de subventions agricoles. Il ne faut pas crier victoire trop tôt. Cela reste une promesse difficilement négociable auprès de l’électorat agricole américain.Devant tant de désaccords, notamment sur les questions agricoles, la propriété intellectuelle, les thèmes de Singapour (Investissements, gouvernance…), l’échéance du Cycle (1er janvier 2005) est repoussée… C’est toujours autant de brouhaha que les années précédentes, avec toutefois une légère reconfiguration des pôles de pression. Le groupe de Cairns, le Brésil, les pays les plus puissants, tiennent toujours le même discours. L’Union européenne semble même exaspérée et demande, comme il y a deux ans, un discours clair et une force de proposition de la part des pays partenaires, et en l’occurrence les plus pauvres. “Mon problème, ce n’est pas le mandat que m’ont donné les états membres, mon problème c’est l’engagement et les offres que mes partenaires des négociations sont prêts à mettre sur la table pour qu’on puisse négocier”, a déclaré le commissaire européen au Commerce, Peter Mandelson. Il semblerait que l’Union européenne est disposée à “faire des efforts sur les subventions”. Le même discours qu’il y a un an, six mois, trois ans!L’Organisation, organe de règlement des différends, a beaucoup joué ce rôle d’arbitre ces dernières années, sur le coton, l’acier, la tomate (le Maroc est plaignant), le textile... Pour une “jeunette” de 10 ans, l’OMC commence à avoir du poids.Le Royaume, comme un certain nombre de pays, a déposé l’année dernière son offre de libéralisation du commerce des services. Sur ce dossier aussi, bien des pays traînent les pieds. Comme si l’OMC était ce forum de rencontres optionnelles alors, qu’au contraire, le multilatéralisme et la régulation du commerce sont salutaires pour l’évolution de la structure du commerce mondiale… comme pour l’intégration des pays dits les plus pauvres dans le concert des nations commerçantes et prospères. Si du moins l’idéologie de la prospérité et la paix par le commerce reste dominante...Mouna KADIRI

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