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Economie

Pas de pluie cette semaine

Par L'Economiste | Edition N°:402 Le 17/12/1998 | Partager

L'attente des faveurs du ciel est repartie. Face aux craintes des agriculteurs, des scénarios alternatifs ont été mis en place par le Ministère de l'Agriculture.


Et rebelote. Après une brève lueur d'espoir née des précipitations de la première semaine de décembre, l'inquiétude renaît. Les pluviomètres restent désespérément secs et le baromètre est au plus haut. Ni les brumes matinales, ni la baisse des températures ne peuvent rien y changer: pas de pluie à l'horizon, du moins pour les huit prochains jours. "L'analyse à moyen terme, opérée par les spécialistes de la Météorologie, ne laisse entrevoir aucun signe annonciateur de pluie", se désole M. Abdesslam Chaâchoo, chef de la Division Communication et Commercialisation de la Direction de la Météorologie Nationale. Le coupable? l'anticyclone des Açores évidemment, toujours lui. Stationnant toujours au-dessus du Sud de l'Europe et de l'Afrique du Nord, il bloque l'arrivée des masses humides du Nord pourvoyeuses de pluie.

Les pluies abondantes de la première semaine de décembre avaient fait renaître l'espoir. Durant la première décade, les pluviomètres affichaient 61,4 millimètres à Ifrane, 60 à Kénitra, 48 à Casablanca, 79 à El Jadida, 34,9 à Settat ou 19,6 à Tanger. Loin de combler les déficits hydriques constatés depuis le début de l'année(1), ces précipitations ont du moins versé du baume dans le coeur des agriculteurs. Ces derniers ont enfin imprimé du mouvement aux opérations de labour et de travail du sol, longtemps au point mort. Cependant, ces efforts risquent d'être réduits à néant du fait de la persistance du stress hydrique. Au début de la campagne, la date butoir du 15 décembre avait été avancée pour décider si l'avenir de la récolte était compromis. Cette date butoir dépassée, aucune information ne filtre. Au Ministère de l'Agriculture, il est précisé que "des scénarios alternatifs ont déjà été mis en place et un redéploiement des activités du Ministère est sur les rails, dans le cas d'une éventuelle sécheresse. Des programmes ont déjà démarré, principalement en faveur de la sauvegarde du cheptel".

Du côté des barrages, les taux de remplissage sont qualifiés de satisfaisants par les responsables de la Direction de l'Hydraulique. Ils suffisent à approvisionner les superficies irriguées. Le taux de remplissage global au 16 décembre est de 56,2% (contre 74,3% à la même époque de 1997), puisque près de 7,7 milliards de mètres cubes sont stockés sur une capacité globale de 13,7 milliards. A souligner toutefois des écarts de remplissage par exemple entre 90,5% au niveau du barrage du 9 Avril 1947 et les 2,8% de celui d'Aoulouz. Le plus grand barrage, Al Wahda, enregistre quant à lui un taux de remplissage de 52,1%.

Ghassan Khaber

(1) Les déficits enregistrés varient entre 97% pour Ouarzazate, 62% pour Casablanca, 27% pour El Jadida ou 53% pour Settat notamment.

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