×L'Editorialjustice régions Dossiers Compétences & RH Société Brèves International Brèves internationales Courrier des Lecteurs Les Grandes Signatures Documents Lois à polémiques Docs de L'Economiste prix-de-la-recherche Prix de L'Economiste Perspective 7,7 Milliards by SparkNews Earth Beats Solutions & Co Impact Journalism Day cop22Spécial Cop22 Communication Financière
eleconomiste



eleconomiste
Vous êtes 203.440 lecteurs à vous connecter sur leconomiste.com chaque jour. Vous consultez 254.995 articles (chiffres relevés le 29/5 sur google analytics)
Entreprises

Mondial de la Publicité Francophone : L'avenir est aux valeurs féminines

Par L'Economiste | Edition N°:255 Le 21/11/1996 | Partager

«NOTRE métier est celui qui doit le plus bouger dans les années à venir». indique M. Jacques Séguéla, vice président de Havas Advertising. Cette situation s'explique par le fait que la communication sera le premier «business» dans le prochain millénaire. M. Séguéla souligne que l'avenir de la publicité est dans l'internet. Il ajoute que, selon des prévisions américaines, il y aurait en 2010 autant d'investissements publicitaires sur internet que sur la télévision. D'où l'intérêt de saisir cette occasion pour améliorer la situation de la publicité francophone, «Il ne faut pas laisser passer le train de la modernité». Le Canada est encore le seul pays qui utilise le site d'internet pour ses messages publicitaires, est-il souligné.
M. Séguéla lance un appel aux créatifs pour qu'ils mettent leurs créations sur Internet. Selon lui, l'utilisation de 20% seulement de l'énergie de créativité utilisée au niveau des spots publicitaires ferait «exploser» le Net. Il n'y a pas de meilleur support pour la publicité, explique M. Séguéla. En fait, tout dépend du message à passer. Il précise que la presse écrite ne sera pas perdante du troisième millénaire, «On ne pourra réfléchir demain que par l'écrit», souligne-t-il.
«Trop de publicité tue la publicité, celle-ci ne doit pas, pour être efficace, envahir les écrans», ajoute M. Séguéla. Les Américains ont tué leur télévision en passant trop de spots publicitaires.
La société de consommation a cédé le pas à une société d'information. L'époque de la publicité machiste développée jusqu'àlors par les Américains est, selon lui, dépassée. L'avenir est aux valeurs féminines, «l'agressivité d'hier se transforme en sérénité».

La publicité doit devenir plus imaginative afin d'attirer l'attention des consommateurs qui regardent de moins en moins la télévision. «Il faut quitter le cours des habitudes et aller à l'affront des choses», indique le grand publicitaire français. Finis les publicités présentatrices des produits. Ces derniers doivent être personnifiés. M. Séguéla indique que l'équipe publicitaire doit dorénavant comprendre un créatif, un homme de marketing et un stimulateur. Il est temps de changer de création en passant du monologue au dialogue. La publicité classique ne mourra pas, mais en parallèle, il faudra créer une publicité moderne. Celle-ci n'est autre qu'un mariage entre le rêve et la réalité. Il faut aller vers les grands ressorts du spectacle à savoir l'émotion, le spectacle, le rire et la nouvelle fracassante.
M. Séguéla précise que cette modernisation dépend beaucoup plus des idées que des moyens. «Il faut ajouter de la vie aux années et non pas des années à la vie».
M. Séguéla préconise d'associer les francophones, les arabophones et les latins. Selon lui, le pluralisme des idées et de la publicité est à l'ordre du jour. Il faut entrer dans ce nouveau monde avec passion mais avec beaucoup de précaution. Sur la différence entre la publicité politique et celle du grand public, M. Séguéla répond que les règles sont les mêmes, c'est le public qui change. L'enjeux diffère: la publicité politique doit avoir plus d'éthique, plus de morale et plus de créativité puisqu'il y va du destin d'un pays.

Des PV pour contrôler les médias


M. Patrick Bartement, directeur général de l'Office de Justification de la Diffusion (O.J.D) de France, affirme avoir été contacté par quelques éditeurs lors du Mondial de la Publicité Francophone pour la mise en place d'un organisme similaire au Maroc. Un premier contact a déjà été établi en 1979 mais sans jamais aboutir. Il est à noter qu'il existe déjà un O.J.D en Afrique du Sud. Un autre va démarrer prochainement en Egypte. Un O.J.D a plus que jamais sa place au Maroc, souligne M. Bartement. En effet, le développement de la presse passe par la connaissance des chiffres exacts de tirage et de diffusion. L'O.J.D, qui n'est autre qu'une filiale du holding français Diffusion Contrôle, fédère 1.457 adhérents regroupant la presse payante, la presse gratuite, l'audiovisuel, la télématique et l'affichage. Il a pour vocation de publier la pénétration géographique des journaux et, partant, de déterminer la diffusion par région, par département et par commune. L'enjeu: comparer les chiffres de tirage avec ceux des ventes.

L'O.J.D en France procède à plus de 1.300 contrôles par an et établit des procès-verbaux mensuels. L'objectif de ces PV «est de sanctionner le contrôle annuel d'un support». Ces procès contiennent un ensemble de données concernant le tirage, la diffusion, la ventilation mensuelle et régionale des ventes ainsi que les exemplaires diffusés à l'étranger. Les procès verbaux comptent aujourd'hui 19 colonnes contre 1 colonne lors de la création de cet organisme il y a 70 ans. Le directeur général de l'O.J.D précise que le nombre de colonnes des procès verbaux édités peut se limiter à cinq, voire moins: tirage, diffusion, vente de numéro et abonnements. L'essentiel est de mettre des colonnes qui ressortent des statistiques à même de répondre aux besoins des médias, notamment la presse. Quelque 80% du financement de l'O.J.D est assuré par la presse, le reste provient des utilisateurs, à savoir les éditeurs, les annonceurs et les agences de conseil.

Rafik IKRAM


  • SUIVEZ-NOUS:

  1. CONTACT

    +212 522 95 36 00
    abonnement@leconomiste.com
    mareaction@leconomiste.com
    redaction@leconomiste.com
    publicite@leconomiste.com
    communication@leconomiste.com

    70, Bd Al Massira Khadra
    Casablanca, Maroc

  • Assabah
  • Atlantic Radio
  • Eco-Medias
  • Ecoprint
  • Esjc