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Economie

Les riziculteurs réclament une clause de sauvegarde

Par L'Economiste | Edition N°:3253 Le 13/04/2010 | Partager

. Ils redoutent des importations massives à partir de l’Egypte . Le département du Commerce extérieur rassureA la veille du lancement de la nouvelle campagne rizicole, les industriels montent au créneau. Ils viennent de saisir, via leur association, le département du Commerce extérieur ainsi que le ministère de l’Agriculture. En cause, des importations jugées massives du riz égyptien dans le cadre de l’accord d’Agadir. Cadre qui, faut-il le rappeler, prévoit l’importation en exonération des droits de douane et sans limitation des quantités de cette céréale. Selon le courrier adressé à ces deux ministères et dont L’Economiste détient copie, « déjà les importations enregistrées en 2009 avaient atteint l’équivalent de 51% de la production nationale». D’après l’Association professionnelle des rizières du Maroc (Aprm), le volume importé en 2009 s’est élevé à 9.500 tonnes. Et au cours des seuls mois de janvier et février 2010, les importations du riz rond égyptien ont totalisé 4.590 tonnes. Niveau qui représente près de 150% celui de la consommation nationale. «A ce rythme et en l’absence d’une visibilité quant au mécanisme de protection à mettre en œuvre, la prochaine campagne rizicole risque d’être sérieusement compromise», prévient l’organisation des industriels. Arguant du fait que la mise en œuvre d’une éventuelle clause de sauvegarde nécessite des délais particulièrement longs. Pour preuve, précise le courrier de l’Aprm, la mise en place de la clause de sauvegarde en janvier 2008 avait requis plusieurs mois d’investigations (cf :www.leconomiste.com). Celle-ci, arrêtée de manière provisoire pour une durée de 200 jours, a été annulée sept mois plus tard. Or, cette année la campagne rizicole intervient dans un contexte particulier marqué notamment par l’intensification de la culture suite aux inondations qu’a connues la région du Gharb. Le plan de reconversion des cultures sinistrées prévoit en effet, l’emblavement de 7.000 ha en riz moyennant un soutien de l’Etat aux semences et fertilisants. Et les semailles devraient démarrer au début du mois de mai. De plus le Plan vert régional, s’est fixé pour objectifs d’augmenter la superficie dédiée à la riziculture qui doit passer à terme à 9.500 ha et le rendement moyen de 95 quintaux/ha. Mais la menace de déstabilisation du secteur rizicole marocain risque d’entraîner une désaffection parmi les professionnels. D’autant plus que les exportations égyptiennes du riz se distinguent par une forte fluctuation. En 2008, elles ont été suspendues par décision administrative pour raison d’augmentation des prix à l’international.Auprès du département du Commerce extérieur, on se veut rassurant. Bien que la conjoncture actuelle ne s’accommode guère avec un discours protectionniste, la requête de la profession retiendra toute l’attention qui se doit, précise-t-on auprès du cabinet du ministre. Seulement, son traitement nécessite un délai raisonnable. Et ladite requête ne date que du 25 mars dernier.


Préjudice?

POUR appliquer une mesure de sauvegarde à l’égard d’un produit, il faut prouver, sur la base d’une enquête, l’existence d’un préjudice grave. Du fait que le produit soit importé en quantités accrues dans l’absolu ou par rapport à la production nationale. Ces importations causent ou risquent de porter préjudice au secteur national similaire. Il faut enfin établir un lien de causalité entre le flux massif des importations et la menace du préjudice. Toujours est-il que la requête doit apporter des éléments attestant l’accroissement massif des importations.A. G.

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