×L'Editorialjustice régions Dossiers Compétences & RH Société Brèves International Brèves internationales Courrier des Lecteurs Les Grandes Signatures Documents Lois à polémiques Docs de L'Economiste prix-de-la-recherche Prix de L'Economiste Perspective 7,7 Milliards by SparkNews Earth Beats Solutions & Co Impact Journalism Day cop22Spécial Cop22 Communication Financière
eleconomiste



eleconomiste
Vous êtes 203.440 lecteurs à vous connecter sur leconomiste.com chaque jour. Vous consultez 254.995 articles (chiffres relevés le 29/5 sur google analytics)
Economie

Les ONG cherchent leurs marques

Par L'Economiste | Edition N°:255 Le 21/11/1996 | Partager

Pour profiter des opportunités qui s'offrent à elles, les ONG doivent opter pour la transparence et une gestion rationnelle. Il leur faudra également briser la méfiance de l'Administration en prouvant leur crédibilité et en faisant jouer leur lobbying.


LE contexte actuel est jugé particulièrement favorable au foisonnement des Organisations Non Gouvernementales (ONG) et à leur implication dans le développement de la société. Parmi les facteurs qui encouragent cette tendance sont cités, entre autres, les changements économiques et politiques d'ordre structurel et la prise de conscience de la société civile.
Cependant, au-delà de ces opportunités, plusieurs contraintes ont été identifiées lors du dernier séminaire organisé conjointement par le Ministère de la Population, l'USAID et le Ministère de l'Incitation de l'Economie, sur "les ONG et le partenariat pour le progrès et le développement".

Management associatif


Trois types d'obstacles ont été mis en relief. D'une part, l'absence d'une vision globale sur le rôle et la place des ONG dans le développement et l'insuffisance de leur participation dans les programmes publics de développement.
D'autre part, les contraintes techniques et légales n'encouragent ni la transparence des ONG dans leur autofinancement ni le recours à des financements externes pour réaliser leurs programmes d'action.
Enfin, les ONG marocaines ne bénéficient pas, faute de moyens matériels et humains, du savoir-faire en terme de management associatif, notamment en gestion administrative et financière, suivi et évaluation des projets et communication. Le manque de professionnalisme, de transparence et de crédibilité sont donc autant de causes du nombre élevé d'échecs constatés.
Par ailleurs, les ONG souffrent pour la plupart d'une perception négative des pouvoirs publics. Plusieurs indicateurs dénotent un déficit dans la confiance mutuelle qui fausse la relation de partenariat. "Pourtant, certaines associations de défense des droits humains font état d'expériences réussies avec les départements ministériels", indique le rapport de synthèse des travaux. Cependant, ces réussites sont souvent liées à la qualité "atypique" des responsables et les ONG déplorent l'absence d'une institutiona-lisation de ce type d'initiatives.
Ainsi, les partenariats ONG-Administration s'appuient essentiellement sur les relations personnelles. Quant aux partenariats ONG-Communes, ils demeurent quasi-inexistants.

Recommandations


En outre, dans leur relation de partenariat avec les organismes extérieurs d'appui au développement, les ONG reconnaissent les apports mais les jugent en deçà de leurs attentes. Parmi les critiques exprimées figurent entre autres la difficulté d'accès direct au financement, la complexité des procédures et la faiblesse des ressources humaines affectées au travail avec les ONG. Sont également mises en avant la connaissance insuffisante de l'environnement institutionnel et les exigences draconiennes pour l'accès au financement extérieur. Pourtant, les participants du séminaire reconnaissent que le partenariat avec des ONG étrangères est fortement souhaitable, car il s'agit là du seul domaine où le partenariat enregistre le plus de succès.
De plus, il répond le mieux aux attentes des animateurs des associations marocaines.
Un comité de suivi sera désigné pour veiller à l'application des recommandations formulées par les groupes de travail. Les participants ont tenu à formuler des propositions réalisables à court terme. Il s'agit avant tout de veiller à ce que l'objet du partenariat conclu avec des organismes d'appui au progrès et au développement s'inscrive dans les plans d'actions propres à l'ONG et donc de refuser tout financement conditionné par le choix d'une action.

Sur le plan financier, les ONG auront à développer d'autres sources de financement local tout en militant pour la réforme du droit associatif pour favoriser l'autofinancement des ONG. En outre, dans le but de limiter la dépendance excessive à l'égard des bailleurs de fonds étrangers, elles devront encourager les contributions individuelles et pratiquer la rémunération partielle et croissante des services associatifs.
Par ailleurs, pour favoriser le partenariat inter- associatif, il a été suggéré, entre autres, la mise en place d'un répertoire des ONG, la mise en commun de projets par les associations de petite taille et le renforcement des fédérations d'associations.
Enfin, l'instauration d'un climat de confiance vis-à-vis de l'Administration passe notamment par des formules de partenariat basées sur la complémentarité (lutte contre l'analphabétisme dans les locaux mis à la disposition par l'Etat).
Les participants ont également prôné la création d'un institut de développement de l'économie sociale. Son statut devra être associatif mais l'appui de l'Etat est incontournable.

Mouna KABLY.

  • SUIVEZ-NOUS:

  1. CONTACT

    +212 522 95 36 00
    abonnement@leconomiste.com
    mareaction@leconomiste.com
    redaction@leconomiste.com
    publicite@leconomiste.com
    communication@leconomiste.com

    70, Bd Al Massira Khadra
    Casablanca, Maroc

  • Assabah
  • Atlantic Radio
  • Eco-Medias
  • Ecoprint
  • Esjc