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Economie

Collectivités locales: Que vaut la charte?

Par L'Economiste | Edition N°:2420 Le 12/12/2006 | Partager

. Grand-messe et tente géante à Agadir aujourd’hui. D’où viendra l’argent, la vraie clef de la régionalisation. Redondance et trous dans le schéma institutionnelC’est une tente géante que les Gadiris ont montée, à l’extérieur de la ville, à côté de celles du salon Sifel (fruits et légumes). La tente géante accueillera, en effet, la rencontre nationale des collectivités locales.Finalement, c’est Agadir qui accueille cette manifestation aujourd’hui et demain, non pas Témara. Et c’est tant mieux pour la décentralisation! Jusqu’à fin novembre, c’était, en effet, la région de Rabat qui devait abriter cette importante rencontre, mais il a été plus pratique de la déplacer au Sud où SM le Roi, qui préside effectivement la manifestation, se trouvait déjà. C’est d’ailleurs par un discours du Souverain que sera ouverte la rencontre, ce matin. Une attention particulière qui vient rappeler que le Maroc mise gros sur les régions: stratégiquement (le dossier saharien) et démographiquement.Pour le ministère de l’Intérieur et les élus, c’est un peu l’heure de vérité. Et pour cause, il s’agit de dresser le bilan de 30 ans de charte communale, et, plus récemment, de 4 ans de mise en œuvre de la dernière réforme de 2002 qui a vu disparaître les communes et les communautés urbaines pour le compte de l’unité de la ville.Pendant cette première journée, les organisateurs ont opté pour un rappel de l’évolution du cadre réglementaire régissant les collectivités locales. Aussi, le ministère a fait appel à des personnalités ayant exercé sous les différents régimes communaux afin de témoigner de leur expérience. Ce premier panel, placé sous le thème «30 ans de charte communale», se tiendra en début d’après-midi et sera animé, entre autres, par Abdelouahed Radi, actuel président de la Chambre des représentants, Yasmina Badou, secrétaire d’Etat à la Famille, et Mohammed Abied, secrétaire général de l’Union constitutionnelle… Tous justifient d’expériences à la tête d’organes communaux.Le deuxième panel sera pour sa part dédié à «l’entité-Ville». Pourquoi le choix de cette unité, quels sont ses problèmes, ses défis… Cette séquence sera présidée par les maires de différentes villes, petites et grandes, notamment Casablanca, Rabat, Ksar Kbir et Boulmane. Les agences urbaines ont également été sollicitées pour leur important rôle dans l’aménagement urbain (AU). Elles seront représentées lors de ce panel par le fraîchement nommé gouverneur directeur de l’AU de Casablanca, Allal Sekrouhi.Enfin, la journée sera clôturée par un retour sur le déroulement des rencontres régionales qui ont précédé la tenue de cette grand-messe nationale. A Casablanca, Rabat, Tanger et Marrakech, la tutelle a initié en novembre dernier un road-show pour sonder les besoins et les problèmes locaux et recueillir les propositions.L’Intérieur avec son nouveau gouverneur directeur général des collectivités locales (DGCL) voit en cela une manière d’éviter la langue de bois et les discours trop généralistes, comme cela a été le cas pour la dernière rencontre du genre tenue en 1998 à Casablanca. Celle-ci avait directement rassemblé les acteurs régionaux pour débattre de leurs problèmes, parfois de manière désordonnée.Par ailleurs, les ateliers programmés demain devraient, pour leur part, se pencher sur les thématiques centrales de cette rencontre: la croissance urbaine, les services publics et la gouvernance des villes. Les mêmes volets traités lors des rencontres régionales. «Une façon de croiser les regards, sans pour autant négliger les spécificités des villes», expliquent les organisateurs. Les priorités changent en effet d’une ville à l’autre: le besoin en infrastructures à Rabat n’est pas le même qu’à Oujda. Reste qu’une stratégie nationale est nécessaire pour soutenir le développement des régions, notamment en dirigeant les bons investissements vers les régions qui s’y prêtent le mieux.Mais si le contenu des recommandations n’est pas encore connu, les volets qu’elles aborderont le sont plus ou moins. Il s’agit principalement du secteur du logement qui connaît un grand désordre à cause de la croissance urbaine, de la naissance parfois anarchique des villes nouvelles, du transport ou encore de l’assainissement liquide et solide. Bien que, pour ce dernier volet, le département de l’Intérieur n’a pas attendu l’issue des réunions pour lancer son programme national d’assainissement (www.leconomiste.com).Ce que l’on attend, par ailleurs, de cette rencontre c’est de savoir enfin combien d’argent sera alloué au développement des villes. Car c’est à ce niveau-là que toutes les stratégies bloquent. Nour-Eddine Boutayeb avait indiqué, dans un entretien à L’Economiste (cf. édition du 8/11/06), que «de nouvelles pistes de financement étaient en étude, hormis l’amélioration des ressources de la fiscalité locale». On s’attend donc à ce que ces propositions (…miraculeuses!) soient enfin dévoilées.Ichrak MOUBSIT

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