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«L'instance centrale doit être absolument indépendante«

Par L'Economiste | Edition N°:2420 Le 12/12/2006 | Partager

Pour Théodore Ahlers, directeur du département Maghreb à la Banque mondiale, il faut réduire toutes les «occasions» de versement de pots-de-vin par les citoyens pour des services qui leur sont dus. . L’Economiste: Quelle évaluation faites-vous des initiatives gouvernementales de lutte contre la corruption. Et que faut-il faire pour les renforcer? -Théodore Ahlers: Nous constatons que le gouvernement mène de sérieuses actions de lutte contre la corruption, dont l’adoption récente d’un arsenal de textes législatifs visant la moralisation de l’administration et l’institution à venir de l’Instance centrale de lutte contre la corruption. Ce qui est important, c’est la mise en œuvre de ces mesures. Chose qui sera faite selon ma conviction et au vu de la dynamique enclenchée. Il faut aussi et surtout réduire toutes ces occasions de versement de pots-de-vin par les citoyens pour des services qui leur sont dus. Au-delà de ces impacts négatifs aussi bien sur le rendement de l’administration que les économies des ménages, nous y voyons une grande injustice. . L’Instance de lutte contre la corruption soulève d’ores et déjà les réserves de la société civile. Quelles sont les conditions d’une action efficace de cet organisme?-Il faut préciser que tous les pays ayant institué une telle Institution n’ont pas suivi un même modèle. Cela reste une attribution du gouvernement marocain. Mais la condition sine qua non à une action efficace de l’Instance est son indépendance. Là encore, et au vu de sa structure telle que précisée dans le projet de décret, cet impératif sera assuré. . Partenaire dans l’organisation de cette table ronde, comment la Banque mondiale peut-elle participer à renforcer les mécanismes de lutte contre la corruption au Maroc?-La Banque mondiale n’est pas spécialiste dans tous les aspects liés à la corruption. Mais elle dispose d’une expérience certaine dans des volets tels que la transparence des finances publiques, la modernisation de l’administration, sa responsabilisation vis-à-vis du citoyen et la justice dans son volet économique. Nous souhaitons en fonction de ces limites participer au renforcement de la transparence et de la bonne gouvernance au Maroc. D’ailleurs, la Banque mondiale a adopté une stratégie mondiale sur ces deux dossiers. Son importance réside dans la démonstration qu’elle établit entre bonne gouvernance et développement. Afin d’adapter le contenu de ce document au contexte marocain, nous lancerons, les 8 et 9 janvier prochains, une large concertation à laquelle organismes publics et privés ainsi que représentants de la société civile seront conviés.Propos recueillis par Tarik QATTAB

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