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Economie Internationale

Chômage, finances publiques, fiscalité de l'épargne : Le FMI relève les handicaps de la France

Par L'Economiste | Edition N°:203 Le 09/11/1995 | Partager

Le niveau très élevé du chômage "constitue le symptôme le plus sérieux des défis structurels majeurs auxquels est confrontée l'économie marocaine". C'est en tout cas ce que révèle un rapport du Fonds Monétaire International (FMI).

Pour les auteurs de ce rapport, le chômage en France est dû à des causes structurelles, notamment les charges sociales, qui sont plus élevées que dans tous les autres pays industrialisés, à l'exception de l'Italie, et le niveau élevé du salaire minimum, surtout pour les jeunes.

Les "rigidités" salariales engendrées par le Smic, qui s'élevait à 5.756 Francs à la mi-1992, comparé à un salaire minimum de 3.950 Francs aux Etats-Unis, expliquent en grande partie le chômage de longue durée des ouvriers les moins qualifiés, rapportent les quotidiens français. Elles expliquent aussi le taux élevé du chômage des jeunes, est-il souligné.

Les experts du Fonds recommandent à la France de renforcer les politiques actives du marché du travail. Ils proposent ainsi une meilleure qualification de la main-d'oeuvre ou le remplacement de "la semaine de 39 heures par son équivalent annuel pendant une période expérimentale de deux ans". Le Fonds souligne en outre la générosité des allocations chômage.

Rappelant les effets néfastes d'un taux élevé de chômage sur les finances publiques, le rapport souligne l'urgence qu'a la France de "construire un consensus en faveur de la résolution des problèmes structurels par la réduction des prestations sociales et des coupes claires dans les dépenses publiques".

Les économistes du Fonds font par ailleurs remarquer que les recettes et les dépenses publiques, rapportées au PIB, sont plus élevées que la moyenne des autres pays du G7. Même chose pour les dépenses de protection sociale, qui représentent, selon le FMI, 26% du PIB contre une moyenne de 18,9%. Ces constats sont basés sur les chiffres de 1990. Autre handicap: la "complexité excessive" du système de taxation de l'épargne. Ce système produit des recettes inférieures à celles des autres pays industrialisés et n'encourage pas vraiment l'épargne et ce, en dépit des nombreuses réductions du taux d'imposition.

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