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Economie Internationale

Pour parer aux effets des désordres monétaires : Bruxelles bannit le rétablissement des barrières

Par L'Economiste | Edition N°:203 Le 09/11/1995 | Partager

Le passage à la monnaie unique et la réduction des déficits publics sont l'unique solution pour lutter contre les effets des désordres monétaires. Telles sont les conclusions du rapport sur "L'impact des fluctuations monétaires sur le marché intérieur", adopté le 31 octobre dernier par la Commission européenne. "Pour parvenir à une plus grande stabilité monétaire, il faut s'attaquer aux causes et non aux conséquences, car les marchés amplifient le phénomène en sanctionnant inflation, dette et déficit excessifs", a déclaré le commissaire chargé des Affaires économiques et monétaires, M. Yves-Thibault de Silguy, en présentant ses conclusions sur le rapport.
Ces fluctuations ne justifient donc pas un rétablissement des protections aux frontières entre les Quinze ni l'octroi d'aides compensatoires généralisées comme l'ont demandé de nombreux industriels. Ces aides sont prévues pour l'agriculture, car "il existe des prix communs garantis pour ce secteur", a expliqué M. Mario Monti, commissiaire responsable du grand marché.

Bien que "souvent contradictoires", les fluctuations monétaires, qui ont commencé à l'été 1992 et qui ont entraîné une dépréciation de 20% et plus des monnaies les plus faibles de l'Union par rapport au Mark, ont provoqué cette année un ralentissement de la croissance de l'ordre de 0,25 à 0,5 point et freiné les investissements, note le rapport.
Les pays dont la monnaie a été victime des désordres monétaires ont enregistré un regain d'inflation et une hausse de leurs taux d'intérêt. En revanche, l'impact sur la compétitivité/coût est variable. Ainsi, entre 1992 et 1995, des pays comme l'Italie et la Suède ont affiché des gains importants alors que l'Espagne a enregistré un recul de sa productivité. L'Allemagne, dont la monnaie s'est appréciée, a vu, quant à elle, sa productivité baisser.
La France n'avait pas été touchée jusqu'aux récentes attaques contre le Franc.
Si la Commission européenne souligne par ailleurs que les fluctuations monétaires n'ont pratiquement pas eu d'incidence sur les soldes commerciaux, elle reconnaît toutefois que dans certains secteurs, tels que l'automobile et l'habillement, les pays à monnaie stable ont relevé une régression de leurs exportations en volume.

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