×L'Editorialjustice régions Dossiers Compétences & RH Société Brèves International Brèves internationales Courrier des Lecteurs LE CERCLE DES EXPERTS Documents Lois à polémiques Docs de L'Economiste prix-de-la-recherche Prix de L'Economiste Perspective 7,7 Milliards by SparkNews Earth Beats Solutions & Co Impact Journalism Day cop22Spécial Cop22 Communication Financière
eleconomiste

Entreprises

Chambres de Commerce et d'Industrie : Les CCI appelées à la création d'écoles de commerce

Par L'Economiste | Edition N°:60 Le 31/12/1992 | Partager

L'AMESCO, Association Marocaine des anciens élèves des Ecoles Supérieures de Commerce, a invité M. Henri Detours, Directeur Général de la Chambre de Commerce de Bordeaux, pour débattre de la "Stratégie et Structure des Chambres de Commerce et d'Industrie".
Le débat de l'AMESCO soulève le problème du rôle économique et de l'organisation des chambres professionnelles à l'approche des renouvellements des instances dirigeantes. M. Moulay Zine Zahidi, ministre du Commerce, de l'Industrie et des Privatisations, avait d'ailleurs souligné cet aspect, mettant l'accent sur les mutations profondes qui caractérisent ces institutions. Il a alors précisé que l'institutionnalisation du "collège des services" dans les CCI s'inscrit dans ce cadre.
Les CCI sont organisées sur une base sectorielle (corporation de syndicats professionnels) ou géographique (sous la forme d'un regroupement d'associations multi-sectorielles d'une ville ou d'une région déterminée). La CCI appartient à la forme géographique ou territoriale.

Du point de vue juridique il y a deux types de chambres:
- celles qui sont régies par le droit privé, organisées sous forme d'association ou de club (typologie britannique),
- celles ayant le caractère d'établissement public accomplissant des missions de services publics. Les chambres marocaines s'insèrent dans cette catégorie.
En ce qui concerne les champs d'intervention, M. Detours a expliqué, que la CCI a une dimension politique, économique et internationale. Dimension politique d'abord parce que, selon le conférencier, "elle constitue un corps intermédiaire indispensable entre les opérateurs économiques et l'Etat". Par ailleurs, explique-t-il, "les chambres constituent une tribune pour les élites économiques qui peuvent y trouver un lieu pour exprimer leurs idées".
Dimension économique ensuite de par le rôle d'animateur de la vie économique et de relais entre les acteurs économiques.

Dimension internationale enfin d'autant que ce sont, avec les Etats et les collectivités locales, les seuls organismes de service public qui existent dans tous les pays.
Ainsi. depuis sa création. au 16ème siècle, en France, le rôle de la CCI a évolué. Plusieurs missions lui sont alors confinées relativement aux mutations qu'elle a connues:
- la représentation et la défense des intérêts du secteur économique (rôle de groupe de pression),
- l'aménagement du territoire, par réalisation d'infrastructures d'intérêt public (mission apparue en France après la seconde guerre mondiale),
- la fonction d'assistance à l'entreprise (aujourd'hui freinée en France par les cabinets de conseil), notamment dans les domaines de la gestion du commerce extérieur, du marketing, de la fiscalité et de la formation. Pour beaucoup d'intervenants, celle-ci doit prendre une part importante dans les missions de la CCI au Maroc. C'est dans ce cadre que M. Jaouad Kadiri Hassani, Président de l'Association, a vivement souhaité que la CCI s'implique dans la formation par la création d'écoles de commerce et a assuré la collaboration de son association.
Actuellement, et cela depuis 1980, "la mission de la CCI a évolué vers l'animation économique", a souligné M. Detours.

Cependant, l'accomplissement de ces missions nécessite des structures adaptées.
Du point de vue des instances dirigeantes, M. Detours relève que le mode d'élection est basé sur deux critères, soit sur le principe de la démocratie politique (une entreprise, une voix) soit sur celui de la démocratie économique (répartition des voix en fonction du poids économique de chaque entreprise). Toutefois, a-t-il indiqué, la limitation du mandat est nécessaire afin de favoriser la créativité. En revanche, il a fait remarquer que ce renouvellement est plus difficile dans les petites chambres.
Par ailleurs, les élus doivent avoir des collaborateurs de haut niveau, "correctement rémunérés" d'autant que les CCI ont besoin d'un bon encadrement pour jouer pleinement leur rôle économique.
En ce qui concerne les moyens financiers, le conférencier a précisé qu'ils peuvent provenir des services rendus aux entreprises, des subventions de l'Etat et des perceptions de taxes. "Ces taxes sont indispensables dans le but d'impliquer les opérateurs économiques au fonctionnement des chambres", a-t-il indiqué.
Beaucoup de remarques ont été formulées quant à l'organisation de la CCI. Certains intervenants ont même été très sévères dans leurs critiques, dénonçant, entres autres, "l'incompétence de la plupart des élus". C'est de bonne guerre, les élections professionnelles approchent.

A.D.N.




  • SUIVEZ-NOUS:

  1. CONTACT

    +212 522 95 36 00
    abonnement@leconomiste.com
    mareaction@leconomiste.com
    redaction@leconomiste.com
    publicite@leconomiste.com
    communication@leconomiste.com

    70, Bd Al Massira Khadra
    Casablanca, Maroc

  • Assabah
  • Atlantic Radio
  • Eco-Medias
  • Ecoprint
  • Esjc