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Automobile : Le marché s'élargit, la compétition se durcit

Par L'Economiste | Edition N°:255 Le 21/11/1996 | Partager

Les contours du marché automobile se précisent. La voiture économique dope les chiffres et fait reculer les voitures importées d'occasion. Le consommateur retrouve le goût des voitures importées montées et les concessionnaires se font de plus en plus agressifs.


L'année 1996 marque un tournant décisif pour le secteur automobile. Le marché affiche des chiffres qui confirment la reprise déjà amorcée avec l'avènement de la voiture économique.
De janvier à septembre 1996, 19.463 voitures particulières et véhicules utilitaires légers ont été mis en circulation, représentant ainsi une augmentation de 123% par rapport à la même période de l'année précédente. Le marché des voitures neuves a largement profité de la baisse enregistrée par les importations de voitures d'occasion (36.352 unités en 1995 et 10.410 en 1996). Les réimmatriculations continuent cependant à représenter 34,8% du marché.

Le moteur de la croissance


Si le secteur automobile peut trouver avantageux une telle évolution, l'Administration des Douanes y perd des recettes. Les droits et taxes payés pour le dédouanement, qui avaient atteint le niveau de 537 millions de Dirhams durant le premier semestre 1995, ont subi une baisse de 63% à 198 millions, soit un manque à gagner net de 339 millions.
Il est à rappeler à ce niveau que l'idée de la voiture économique est venue de la nécessité de doter le pays d'une industrie automobile susceptible d'avoir des effets d'entraînement sur les autres secteurs.
Les ventes de voitures particulières autres que la voiture économique, et des véhicules utilitaires légers montés localement ont chuté de 49%, se situant à 2.863 unités pour les 9 premiers mois de 1996 contre 5.529 unités une année auparavant.

Retour des étrangères


Côté voitures particulières, toutes les marques ont subi la baisse: Renault -85%; Peugeot -68%; Citroën -89% et Fiat (hors voiture économique) -90%. Cette évolution prouve que si le marché bouge, c'est essentiellement grâce à la voiture économique. Elle a été le moteur principal de la croissance du marché avec 10.557 unités vendues durant les neuf premiers mois de 1996. Ceci révèle par conséquent que le prix demeure la variable dominante dans l'orientation du marché.
Le pouvoir d'achat constitue, en effet, un sérieux frein à l'essor du marché automobile. Plus sérieux peut-être que ne s'y attendaient les études de marché réalisées pour le lancement de la voiture économique. Avec les prix actuels de la Uno (63.000 DH pour la version essence et 72.000 DH pour le diesel), neuf mois d'activité ont suffi à Fiat Auto Maroc pour réaliser un volume de ventes substantiel.

Les ventes des voitures particulières importées montées ont augmenté de 91%, passant de 2.410 unités en 1995 à 4.594 en 1996. Renault se rattrape sur ce marché, en augmentant ses ventes de 24%, à 821 unités. Peugeot et Citroën profitent également de cette embellie. Avec 631 véhicules vendus, Peugeot augmente ses ventes de 80%. Quant à la marque Citroën, elle a avancé de 59% avec 118 cessions.
Les trois marques françaises ne représentent désormais que 34% du marché des voitures particulières importées montées et le paysage automobile se diversifie de plus en plus. Les marques autres que françaises ont augmenté leur taux de pénétration de 66%. Elles ont vendu 3.024 unités, soit 129% de plus qu'en 1995.
Du côté des véhicules utilitaires légers, l'évolution du marché est là aussi favorable aux véhicules importés (les ventes se sont améliorées de 88%, se situant à 1.449 unités contre 769 en 1995).

Mouvement en sens inverse pour les véhicules montés localement qui, eux, ont reculé de 17% à 2.329. Renault et Isuzu évoluent à la hausse, respectivement de 10 et 3% tandis que Peugeot, Citroën et Land Rover voient leurs ventes diminuer de 15%, 41% et 13% respectivement. Pour Citroën, la situation est susceptible de changer en faveur d'un élargissement de son marché. A 74.200 Dirhams, version essence, et 84.900 pour le diesel, le Citroën C15 économique jouit d'un avantage déterminant auquel s'ajoute une TVA réduite à 14%. Tous les autres utilitaires légers dépassent la barre des 100.000 Dirhams et restent soumis à une TVA de 20%.
Sur le marché du poids lourd, les ventes de camions ont progressé de 16% tandis que les bus et autocars ont subi une baisse allant de 8% pour les autobus à 23% pour les autocars de tourisme et 25% pour les autocars.
Dans la catégorie des camions, le 8 tonnes est le plus vendu avec 1.524 unités, soit 18% de plus qu'en 1995.
Mais c'est le 14 tonnes qui a été le plus dynamique. Ses ventes ont augmenté de 50% passant de 28 à 42 unités. La sous-catégorie des 3,5 à 7,9 tonnes, est deuxième en terme de volume des ventes avec 550 unités et occupe le même rang en terme de taux de progression avec 43%.

Hakim ARIF

L'invasion des Asiatiques


Désormais, ce sont 21 marques de sept nationalités qui se disputent le marché des voitures importées montées (CBU). Selon les chiffres fournis par l'Association des importateurs de véhicules automobiles montés (AIVAM), les trois marques françaises occupent toujours la première place avec un taux de pénétration de 34% hors montage local. Elles ont vendu 1.570 voitures importées montées ce qui, avec les 460 voitures issues du montage local, porte le total de leurs ventes à 2.037 unités. A l'intérieur de ce groupe, Peugeot a vendu 957 voitures dont 631 importées montées. Renault suit de près avec 939 cessions dont 821 portant sur des voitures importées.

Les marques allemandes revendiquent la deuxième place avec 24% du marché. 1.101 voitures importées de ce pays ont été vendues. Et ce sont les Ford qui plaisent le plus. Les efforts soutenus de la Société Chérifienne d'Automobiles et de matériel agricole (Scama), filiale de Auto Hall qui les commercialise, se sont traduits par 409 immatriculations, ce qui lui confère la quatrième place en moins d'un an d'activité. A part les Audi dont il ne s'est vendu que 6 unités, les autres allemandes se maintiennent dans leur segment (gammes moyenne supérieure et supérieure). Univers Motors a vendu 134 BMW et Auto Nejma 146 Mercedes. A côté de ces marques, 111 Opel, surtout des Corsa, ont été écoulées. Quant aux voitures japonaises, elles sont sur la troisième marche du podium avec 1.086 voitures et 23,6% de part du marché CBU. Avec 487 voitures vendues, Honda est premier dans ce groupe et aussi troisième dans le marché de l'importation, suivi de Mitsubishi, lequel a réalisé grâce au réseau Auto Hall 319 ventes. Suivent Toyota (145), Nissan (128) et Mazda (7).

Si on ajoute les ventes des voitures coréennes à celles des japonaises, l'Asie devient alors leader du marché avec 1.619 voitures particulières vendues, soit 35,6% des voitures importées. Les Coréennes ont participé à hauteur de 33% à ce leadership en vendant 533 unités dont 311 Huyndai et 129 Daewoo. Daihatsu semble par contre battre de l'aile, seules 3 voitures de cette marque ont trouvé preneurs. A elles trois ces marques représentent 11,6% du marché CBU.
En vendant 246 voitures Seat (5,3% du CBU) durant les neuf premiers mois de cette année, Bavaria Motors a montré que la marque ibérique convient au marché marocain, favorable à Volkswagen dont la technologie équipe les Seat.

Hakim ARIF

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