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Economie

Education nationale
Surchauffe parmi les enseignants

Par L'Economiste | Edition N°:4604 Le 09/09/2015 | Partager
En cause, la circulaire sur l’optimisation des effectifs
L’UMT, la CDT et la FDT menacent de débrayer

A partir de 2016, les départs à la retraite des enseignants vont connaître une augmentation sensible. Ils atteindront 11.000 enseignants  en 2019-2020
 

Une rentrée sous tension pour l’enseignement public. Les profs rejettent la dernière note circulaire du département de l’Education nationale datée du 31 août sur la gestion des sureffectifs et des besoins en enseignants. Celle-ci a changé les règles du jeu en généralisant l’expérience pilote lancée l’année dernière à Marrakech.  Les affectations des enseignants en surplus, qui postulent via le site internet du ministère, s’effectueront de manière définitive quand il s’agit de la même commune. Une décision que les profs et leurs syndicats contestent vivement. La tension est telle que des «mouvements de grève» ne sont pas écartés par le front syndical constitué par l’UMT, la CDT et la FDT.
Auparavant, le surplus était affecté dans d’autres établissements pour nécessité de service durant l’année scolaire. Une sorte de «détachement» avant de réintégrer l’école ou le lycée d’origine.
«Dans un souci d’optimisation des effectifs, le surplus au sein d’un établissement sera réaffecté dans des zones où un manque est exprimé et ce, de manière définitive. Le hic c’est qu’ils ne pourront pas capitaliser sur les avantages de leur ancienneté», explique Saifar Abdelhak, membre du bureau national de l’UMT et du bureau exécutif de la Fédération nationale de l’enseignement.
Plus exactement, l’enseignant qui sera «muté de manière définitive» ne pourra pas faire valoir  «ses notes» auprès du nouvel établissement pour une nouvelle réaffectation si l’opportunité se présente. Le compteur sera en quelque sorte remis à zéro et l’enseignant devra attendre plus de trois ans. Le maintien de «l’ancienneté» sera possible uniquement en cas de changement de commune sur décision de l’Administration. «Nous parlons de personnes qui ont travaillé au moins 6 à 7 ans dans un établissement et qui logent le plus souvent à proximité du lieu de travail. Elles vont se retrouver dans des zones éloignées même s’il s’agit de la même commune», poursuit un syndicaliste. Il ajoute que «cela ne posait pas de problème quand c’était juste pour une année. Mais avec sa circulaire le ministère change tout».
Cette montée de mercure renvoie aux problèmes de ressources humaines que connaît l’Education nationale. Dans ce département, les départs à la retraite et les départs anticipés ont «vidé certains» établissements.  Des sources parlent de classes de plus «de 40 élèves dans certains cas». Or, dans son dernier rapport, le Conseil supérieur de l’éducation a mis en garde contre les classes en surnombre: «Les études et travaux à l’échelle internationale recommandent que la classe au primaire doit contenir 18 élèves pour que la qualité de l’enseignement soit optimale. Ce ratio, conjugué avec les prévisions des besoins en enseignants, doit être pris en compte pour assurer une meilleure qualité de l’enseignement».

Khadija MASMOUDI
 

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