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Rabat-Moscou: Au-delà des agrumes

Par L'Economiste | Edition N°:4164 Le 04/12/2013 | Partager
Les TIC, l’énergie, l’aéronautique… des secteurs à potentiel
Le Maroc pourrait servir de relais pour les marchés africains

L’ambition affichée par la partie brésilienne est de diversifier les échanges avec des produits à forte valeur ajoutée. L’objectif à terme est de rééquilibrer la balance commerciale entre les deux pays

La «semaine d’affaires russe au Maroc» se termine aujourd’hui par la conclusion de plusieurs conventions entre les Chambres de commerce de Rabat et Liptesk (Russie). L’évènement, organisé conjointement par l’Asmex et Maroc Export, vise à favoriser le rapprochement entre les deux pays. Au total, une quarantaine d’hommes d’affaires russes de différents secteurs tels l’agroalimentaire, l’énergie, la chimie, la construction ou encore les TIC… ont fait le déplacement.
La Russie voudrait placer autre chose que les produits énergétiques et renforcer ses positions au Maroc. Sur les appels d’offres du blé par exemple, la compétition qui l’oppose aux Français, Ukrainiens, Australiens, Canadiens et Américains n’est pas encore à son avantage. Les Russes cherchent à améliorer leur position. Et ils disposent d’un argument en béton: la compétitivité-qualité/prix de leur blé, mais ils pèchent peut-être par un manque de relais au niveau politique. A leurs homologues marocains, les opérateurs russes ont «vendu» la maîtrise technologique de leur pays. La Russie, ce n’est pas que des produits pétroliers, c’est également des nouvelles technologies et une industrie aéronautique très développée, entre autres. «Nous souhaitons profiter du savoir-faire marocain et nous sommes prêts à investir dans un centre de compétences», confie un membre de la délégation russe.
Voilà qui tombe bien car, côté marocain, c’est exactement ce type de partenariats stratégiques dans des secteurs comme l’industrie chimique (fertilisants, détergents...), le BTP, l’agriculture (irrigation et pompage) qui est attendu. Les échanges commerciaux entre les deux pays ont atteint 22,5 milliards de DH dont 20,3 milliards de DH à l’import et 2,2 milliards de DH à l’export. La Russie, 8e partenaire commercial du Maroc, est le principal client pour les agrumes dont elle absorbe la moitié des exportations. Les importations sont composées essentiellement de pétrole, de soufre, de bois et de fer. Les touristes russes, eux, ne se chiffrent qu’à 50.000 touristes par an. Là aussi, il y a un énorme potentiel que ne semblent guère exploiter les professionnels marocains, trop focalisés sur le marché français. Le poids des habitudes n’explique pas tout. La faible capacité de projection des opérateurs et un produit pas toujours adapté justifient en partie la faiblesse sur le marché touristique russe.
Côté investissement, le Maroc ne bipe pas encore dans les radars des investisseurs russes. «Le Maroc ne reçoit que quelques millions de dollars d’investissements russes, alors que les opportunités de gains y sont aujourd’hui importantes dans divers secteurs d’activités», déplore Hassan Sentissi, président du comité d’affaires maroco-russe. Des discussions seraient en cours pour renforcer les liaisons aériennes ainsi que la ligne maritime directe entre Agadir et Saint-Petersbourg. Le scénario probable serait l’ouverture d’une liaison maritime entre Casablanca et Saint-Petersbourg.


A. Lo

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